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IDÉE SCÉNARISTIQUE – ÉBAUCHE

Notes pour le film :

Des ballons de papier sortant des cheminées. Des rubans rouges flottant aux cheminées.
1er plan : Travelling avant par l’entrée du 10 Rue Madeleine Michelis et panoramique vertical jusqu’au toit.
Commentaire : ( Toute la première partie du film doit avoir ce ton « d’histoire ») « Quand on a longtemps marché dans le souterrain obscur, arrivé à la lumière au bas des escaliers où passent parfois des silhouettes blanches, on sait que plus haut, très larges, comme une nouvelle terre, s’étendent les toits de la ville… »
Musique : Sicilienne de la sonate en mi bémol majeur pour flûte et clavecin et peut-être l’allegro final.
Lieux pour ce film :
12 Villa Eylau ( 44 Av. Victor Hugo )
19 Av. Kleber
168ter Av. de Neuilly ( 173 ? )
Façade des 9 et 11 Rue Vérien ( Neuilly )

CITATION – LITTÉRATURE

« La mort triste » (Histoire comique des États et Empire du Soleil, de Cyrano de Bergerac)
« Ceux d’entre nous qui ont la voix la plus mélancolique et la plus funèbre sont délégués vers le coupable qu’on porte sur un funeste cyprès. Là, ces tristes musiciens s’amassent autour de lui et  lui remplissent l’âme, par l’oreille, de chansons si lugubres et tragiques que, l’amertume de son chagrin désordonnant l’économie de ses organes et lui pressant le cœur, il se consume à vue d’œil et meurt suffoqué de tristesse. »

– Note écrite à 16 ans

IDÉE SCÉNARISTIQUE

( Au royaume des oiseaux )

– Plan 1 : panoramique lent et assez court jusqu’à cadrer un pigeon qui s’envole dans le sens du mouvement de caméra ( bruit d’ailes de l’oiseau )

« Ceux d’entre nous qui ont la voix la plus mélancolique… »

– Plan 2 : fixe sur une corneille qui s’envole dans le sens inverse du premier. ( bruit d’ailes )

« …et la plus funèbre… »

– Plan 3 : Plan général d’une partie de forêt où les cyprès voisinent avec des bouleaux. ( silence d’ailes)

« …sont délégués vers le coupable qu’on porte sur un funeste cyprès. »

– Plan 4 : Panoramique lent sur des feuillages mouillés de pluie ( bruit d’ailes )

« Là, ( on désigne un endroit ) ces tristes musiciens s’amassent tout autour et lui emplissent l’âme, par l’oreille, de sons si lugubres et si tragiques que, l’amertume de son chagrin désordonnant l’économie de ses organes… »

– Plan 5 : Travelling arrière s’éloignant d’un homme assis, la tête dans ses mains, immobile.

« …et lui pressant le cœur, il se consume à vue d’œil et meurt suffoqué de tristesse… »

( Tout de suite après la fin du commentaire : musique ? )

– Fermeture au noir.

– Note écrite à 16 ans

ÉCRITURE – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE – POÈME

Poème de la femme

J’étais petite enfant lorsqu’un jour, ma mère,
me prenant par le bras, me dit :
« Il y a un oiseau mort par terre,
Tourne ta tête… »
Plus tard, jeune fille, mon chagrin m’a dit à l’oreille :
« Ne regarde pas cet amour mort,
Tourne ta tête… »
Enfin, quand j’allais être un jour fille-mère, un homme m’a dit :
« Si tu ne veux pas voir cet enfant mort,
Tourne ta tête… »
Toute ma vie durant, je l’ai tournée, ma tête,
pour ne pas voir les oiseaux, les amours, les enfants et les hommes morts,
mais aujourd’hui je ne veux plus fuir la réalité,
je veux regarder ce qui est mort
pour voir sur son corps et sa face
comment il a vécu
et pour savoir
comment vivre…

Note écrite à 19 ans

RÉFLEXION – MORT

Je ne peux pas mourir. Car si je mourais, ma conscience du monde s’éteindrait et le monde avec elle. Je dois donc nécessairement, même mort, vivre dans les conscience qui restent.
Le monde a besoin d’une conscience qui le regarde.
D’où il résulte que la conscience embrasse la totalité de l’univers. Car la moindre portion d’univers hors de portée de la conscience ne peut pas être…

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 26 septembre 2015 :

Sous sa mégalomanie et son sophisme apparents, cette note n’est pas si fantaisiste : la conscience humaine produite par le cosmos n’est-elle pas un « miroir » dans lequel il se « réfléchit » et dans lequel il a « besoin » de se réfléchir ? On peut penser que tout ce qui est produit par l’univers a sa nécessité puisque cela existe ! Il en va pour la conscience humaine comme pour la plus petite météorite.

– Commentaire écrit à 68 ans

CINÉMA – COURT MÉTRAGE « UNE SECONDE JEUNESSE »

(Scénario fantastique nouvelle manière) Bourgeoise riche avec noble fauché. Un jeune couple. Lui collectionne les animaux (notamment empaillés) → elle en conçoit une vive frayeur des animaux. Le couple, vieux. Un soir, le vieux découvre une chauve souris. Il l’enferme dans une pièce.  » Avant le lever du soleil « , le lendemain matin, la femme y pénètre. Elle est épouvantée. Elle meurt. On l’enterre. Le soir des funérailles, pris de remords, le vieux déterre le cercueil et le ramène au château où il la garde au milieu des animaux empaillés. Lorsque la nuit tombe, la chauve souris réapparaît, accompagnée d’une autre. Elles attaquent le vieil homme. Celui ci s’aperçoit qu’il a affaire à deux vampires. Il en détruit un mais l’autre s’enfuit, s’envolant dans la nuit. La nuit suivante, il se poste et surveille le cercueil. Sa femme en sort, rajeunie jusqu’à l’âge de leur mariage. Elle se transforme en chauve souris et s’envole par la fenêtre. Lorsque le jour revient, le vieil homme sait que le vampire doit être dans son cercueil. Muni d’un pieu, il s’apprête à l’enfoncer dans le cœur du cadavre mais il y renonce. Il laisse retomber le couvercle. Il attend. Lorsque vient la nuit, le couvercle se soulève, la jeune femme vampire sort. Un peu plus tard, dans la nuit, deux chauve souris s’envolent côte à côte.

– Note écrite à 19 ans