Archives par mot-clé : danse

IDÉE SCÉNARISTIQUE

(Entre 25/03/1963 et 29/03/1963) Sur une musique de J. S Bach : sorte de comédie musicale non chantée mais dansée dans une cour sombre dont les fenêtres se ferment l’une après l’autre ( 2 clavecins et orchestre à cordes)

– Note écrite à 16 ans

VÉCU – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE

Pour l’instant elle se découvre elle-même à travers moi par la création commune. Mais quand elle se sera trouvée, n’aura-t-elle pas envie de créer seule de son côté ?

Note écrite à 19 ans

VÉCU – PROJET BALLET VIETNAM – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE

13 h 10. Café en face du jardin du Luxembourg. J’attends Jean-Jacques pour aller chercher la batterie. Cet après-midi : enregistrement de la musique du ballet. Cette nuit : couché chez lui. L’autre nuit : après avoir été avec Édith P* et Jean V* bouffer couscous et écouter du jazz, dormi dans une piaule de Jean. Lu  » Cahiers du cinéma  » :  » Muriel « .


Je viens de rencontrer Emmanuel : il m’a fixé rendez-vous jeudi prochain à 14 h 30 avec Victor.

Note écrite à 19 ans

VÉCU – CINÉMA – PROJET BALLET VIETNAM – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE

26 mars : « Main basse sur la ville ».


23 h 10 : couché. Pipe. J’aime écrire au crayon feutre. Hier : enregistrement. Le matin : je suis parti de chez Jean-Jacques à midi (le réveil n’avait pas sonné). Il faisait gris. Je suis arrivé au Luxembourg. Sur le boulevard Saint-Michel j’ai rencontré Emmanuel. Ça m’a fait  plaisir de le revoir. A lui aussi je crois. Après ça, je suis resté quelque temps dans un troquet puis Jean-Jacques est arrivé en Dauphine. Chez Pasdeloup : plus de batterie à louer. On a foncé à Clichy dans une autre  boîte. Ils en avaient une mais dégueulasse. On l’a prise quand même. Garé devant un garage. Engueulade. Coups de klaxon. Il était déjà 15 h. On fonce à la maison. C. n’était pas encore là mais il y avait René. C. s’est pointé vers 16 heures. Le temps de s’installer (on a rembourré ma chambre avec des matelas et des couvertures pour le son), il était 18 h. L’enregistrement n’a pas été facile, il a fini à deux heures du matin. J’ai dû imposer une contrainte à Jean-Jacques car je pensais aux danseurs. On a enregistré mouvement par mouvement et l’ensemble sera reconstitué au repiquage. J’attends avec une certaine impatience le résultat. Et j’ai aussi très peur que le spectacle lui-même ne puisse pas marcher. J’espère avoir des nouvelles fraîches bientôt. J’ai écrit à Jo et à L*. Il y a aussi l’importante question de l’avenir. Projets de films ? Avec Ch* ? Avec C* ? Les gens que je dois voir, les choses à faire. Les coups de téléphone à donner. Les articles à écrire. Il est 23 h 20.

Note écrite à 19 ans

VÉCU – PROJET BALLET VIETNAM – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE

9 h 30. Métro (Villette)


Hier soir : écouté avec Jean-Jacques musique du ballet. Au point de vue technique : enregistrement a l’air pas mal mais on ne peut pas juger dans une petite pièce, il faut une grande salle.


Au point de vue musical : si on prend la musique pour elle-même, comme le fait Jean-Jacques (qui n’est décidément que musicien…) il y a de quoi être déçu. Mais par rapport au spectacle, sur la scène, elle est bonne parce qu’elle crée un bon volume sonore dans lequel les danseurs peuvent évoluer…

Note écrite à 19 ans

IDÉE – SPECTACLE

Spectacle sur le thème de l’information :
Sur une scène :
Groupe de danseurs-acteurs éclairés successivement, massés autour de transistors.
Bulletin d’information :
Le même bulletin, chaque séquence d’informations diffusée sur un transistor, chaque groupe de personnages correspondant à ce transistor développant sur le plan visuel l’information orale. C’est-à-dire qu’ils sont (par leurs vêtements, leur allure, etc.) les personnages de l’information et jouent leur rôle, exécutant les actions qui sont exprimées par la radio, cette expression orale devenant, en fait, un commentaire (comme dit par un speaker sportif, il doit y avoir d’ailleurs une retransmission de match). Ce qui m’intéresse, c’est de montrer la guerre que se livrent dans notre conscience les informations et que certaines prennent le premier plan (sport – faits divers), alors que d’autres sont effacées (politique – guerre)

Nouvelle version :
Un type (ou une femme) écoute la radio : informations → Le personnage dont il est question apparaît dans la pièce et joue son rôle, commenté et décrit par le speaker de la radio. Le spectateur-auditeur le contemple s’il lui plaît (sportif – jolie fille, etc.) S’il ne lui plaît pas, il tourne le bouton et on passe à d’autres informations. Ainsi plusieurs personnages apparaissant, lorsque le poste diffuse des informations qui les concernent (nouvelles diplomatiques pour le politicien, guerre pour le militaire, etc.) Ils se mettent en branle. Lorsqu’on passe à une autre information, ils s’arrêtent, comme privés d’énergie.
Mais il y a une histoire :
Surviennent d’autres auditeurs (c’est en plein air) qui ouvrent leur radio, elles marchent toutes ensemble : tous les personnages se mettent en branle, ils se cognent, se bousculent et finissent par se battre en une bagarre générale.

Note écrite à 19 ans

VÉCU – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE – PROJET BALLET VIETNAM

Le ballet (Vietnam)
Plusieurs plans :
1/ Anecdotique :
Histoire d’une agression et d’une résistance
2/ Réflexion sur l’image. Dans notre société l’image existe très fort, elle nous inquiète. Pour nous rassurer, nous la détruisons et l’assimilons à nous (déchirer et manger)
3/ Mais l’image renaît (réapparition), car, dans cette chasse, on ne peut capturer qu’un symbole (la carte) alors que le signifié, objet auquel se réfère le symbole (le territoire) et hors d’atteinte (sur la scène). Or, un symbole est indestructible, parce que parfaitement reproductible (nouvelle carte). C’est donc sur un plan très vaste l’histoire de l’impossibilité de se saisir des choses qui est racontée 

Note écrite à 19 ans

IDÉE – SPECTACLE

Idée (en relisant les notes sur un possible spectacle sur l’Information) : pourquoi ne pas faire un spectacle qui serait une combinaison des figures préparées à l’avance (par exemple : plusieurs morceaux de musique sur chacun desquels une chorégraphie serait préparée), mais ces morceaux pourraient passer dans n’importe quel ordre. Pour chaque morceau, il y aurait un groupe de danseurs chargés de l’interpréter.

1966.08.14
Chaque soir, l’ordre de passage et la durée serait changés. Mais comment ? → IDÉE : Il y aurait une sorte de pupitre de commande permettant de choisir tel ou tel morceau, puis de passer à un autre, avant même qu’il soit terminé, si on le désire. Lorsqu’on entendrait un des morceaux, les danseurs du groupe correspondant danseraient sur cette partie de la musique, les autres attendant leur tour. Les danseurs ne sauraient donc pas quand ils seraient obligés de danser. En entendant leur morceau, ils se mettraient à danser. Il y aurait donc possibilité de faire danser le groupe 1 pendant 10 secondes, le 2 pendant 30, le 3 pendant 5, puis de revenir au 2 pendant 5 minutes, etc. Et la direction du pupitre serait confiée à un des spectateurs désigné par un tirage de loterie.

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 26 décembre 2011 :

Je vois dans cette note l’émergence de cette mythologie du « spectateur actif (voire acteur) intervenant dans le spectacle » qui devait se développer par la suite, notamment pendant les années 70. Aucun intérêt. Absolument antinomique du « spectacle ». A proscrire.

– Commentaire écrit à 65 ans