RÉFLEXION – CORNEILLE

Corneille, en inventant le ressort nouveau de l’admiration, s’écartait des règles classiques. De nos jours on préfère Attale à Nicomède, on apprécie les héros dont on a pitié*.
Ce point de vue marque donc un retour aux règles classiques de la tragédie (Aristote). On aime en Corneille ce qu’il a de moins original…
Cependant que peut se demander s’il croit vraiment que « l’amour qu’elle (l’admiration pour sa vertu) nous donne pour cette vertu que nous admirons, nous imprime de la haine pour le vice contraire…? »
N’est-ce pas là une « thèse officielle » qui sert à masquer des intentions secrètes ?
La « pitié » qu’on a pour Attale est bien particulière à cause de la situation (exemple : Nicomède acte 1 — scène 3) situation de comédie (quiproquo. Attale ne sais pas qui est Nicomède… Il le brave et quand il le reconnaît, il se dégonfle)

Note écrite à 19 ans

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