Carnet 36

Carnet 36 – Du 24 mars 1986 au 14 mai 1986

 

24/03/1986

 

VÉCU – CINÉMA – TÉLÉVISION

 

Tendu vers l’avenir.

 

Réussir.

 

VÉCU – ÉCRITURE

 

(17 h)

 

Café avenue Charles De Gaulle (pas l’Obligado, en travaux, mais en face. Paysage de ciel gris par-dessus les immeubles (« Pluie et vent sur Allumé Miracle » ?)

 

TÉLÉVISION

 

Coup de fil Horbette. Rendez-vous le 8 mai, seulement ! (cause voyage du sieur)  attendre, toujours attendre. Je me demande comment mettre à profit cette attente, ne pas gâcher ce temps imposé, ne pas le perdre.

Avancer l’affaire argentino-allemande. Ça, je vais le faire.

Mais, côté coproducteur privé français ? Dois-je essayer d’avancer les choses par moi-même ? B. m’a parlé d’un type qu’il connaissait chez Hamster… Il faut y penser.

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Séance d’aujourd’hui :

 

Suis (encore) arrivé avec une demi-heure de retard.

G. : « Le sens de vos absences et retards : vous faire désirer… »

Moi : « Oui. » J’évoque Colette (*)

 

J’avais parlé à séances précédentes des amis, des « alliés ».

Je précise aujourd’hui : amis capables de continuer à vous aimer malgré l’absence.

Moi : « Manière de tester l’amour. Je me dérobe, si l’autre résiste, il m’aime. »

G. : « Et s’ils vous rejettent, ils ne vous aiment pas… ? »

Moi : « Oui. »

 

(*: Il me fait remarquer que je fais toujours référence à cette relation comme si je n’avais commencé à me dérober qu’à cette époque. Il évoque interruption brutale de ma balade de 73. J’ai dit oui, mais alors, c’était l’inverse : surgissement soudain en moi de la pensée de ma femme et ma fille.

Il m’a fait remarquer que, là encore, il s’agissait (par la balade elle-même, seul) de prouver quelque chose.

 

J’évoque les moments où j’ai des relations où je n’ai rien à prouver comme des moments étranges pour moi, et agréables.

 

À propos balade 73, il me dit qu’il n’a pas repéré d’autres exemples (sauf à lui avoir échappé) de cette volonté « de prouver » auparavant.

Je cherche, parle du scoutisme et, au moment de partir, on me rhabillant, parle de la balade en vélo avec René d’Hammam-Lif à Saint-Germain…

 


Intuitivement, je dégage de cette séance que je devrais peut-être un peu me laisser vivre, moins chercher à prouver des choses.

Mais l’action me manque et ses gratifications immédiates, présentes et non reléguées dans l’avenir.

 

Jamais comme un présent satisfaisant.

 

(A partir de ma phrase, aujourd’hui : « De toute façon, j’ai décidé de venir régulièrement », G. répond : « C’est possible en partie de contrecarrer une tendance de manière volontariste, mais ça n’en révèle pas le sens profond. » 

 


 (01h)

 

Je repense à la notion de « prouver quelque chose ».

En en parlant à G., j’ai ajouté : « Mais je me dégonfle toujours… »

 

De la dérobade considérée comme un dégonflage ?

L’amour me ferait donc si peur ?

 

Il est vrai que, lorsque je repense à mes colères devant les bouderies de Colette, je réalise que ces colères étaient des mouvements réactionnels, une véritable panique devant le mal que pouvait occasionner l’amour.

 

Oui bien sûr, l’amour me fait peur… !

 

L’amour, je l’ai d’abord vécu incarné en des gens qui ont perdu Bobby, qui m’ont perdu… 

 


À propos de perdre, je pense à Makoko, le petit singe qui m’a tant fait pleurer et j’ai réalisé il y a seulement quelques jours que Colette, c’était aussi « Ma Coco »…

Victime-bourreau, toujours la même boucle vicieuse…

 

25/03/1986

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME

 

Aujourd’hui une persistante angoisse en moi…

Tout me fait peur…

 

26/03/1986

 

ÉCRITURE

 

Comme si l’on renonçait si facilement à l’impossible 

 

27/03/1986 

 

AGNÈS

 

(Minuit)

 

Accompagné Agnès départ en colo de neige à Bussang (Vosges).

 

VÉCU – ARGENT – TÉLÉVISION – 3ème DES QUATRE FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

Maison silencieuse.

Un certain flip…

Journée étrange.

 

1/ Banque : 200 Fr. sur le compte. Hantise de la phase suivante : l’interdiction de chéquier (interdit bancaire ?)

Fait les comptes.

Toujours la même angoisse.

 

2/ J’appelle Hamster Films, Jacques Salles (nom donné par Horbette). Je m’attendais aux pires difficultés. J’obtiens très facilement un type poli. Je découvre qu’il était dans la Commission qui a attribué l’aide à « Sibylle »… !

Hasard, heureux hasard !

 

3/ Renvoi de « Mélissa » et de « L’image de Pierre » par Nicole Ricard avec avis négatif sur les deux.

 

Le tout donne cette déprime vespérale…

 


Mathilde est retournée chez la gynéco. Celle-ci lui dit qu’il y a un an elle s’était demandée s’il n’avait pas un cancer !

Ça lui a foutu un coup. Moi aussi… (voir plus haut ma déprime aujourd’hui)

 

28/03/1986

 

TÉLÉVISION

 

Coup de fil de Colette F. : « Tu n’es pas au montage de récré A2. Pierre B.-J. m’a demandé comment ça se fait, on te paye pour ça, etc. »

En effet, ce matin, je n’ai pas eu envie d’aller au montage, j’ai appelé la scripte et me suis mis d’accord avec elle, ma présence n’étend pas réellement nécessaire, ce qui est un doux euphémisme.

Reste à savoir comment P. B.-J. a pu savoir que je n’étais pas au montage. J’ai rappelé la scripte au montage pour le savoir, elle n’en sait rien.

Je me demande si ce n’est pas la petite scripte du tournage et du premier montage vendredi dernier qui est allée cafter d’une façon d’une autre. Ça ne m’étonnerait pas, je ne sais pas pourquoi, j’ai tout de suite senti qu’elle avait pris en grippe. Mystère des sympathies et antipathies. Quant à P. B-J, je l’ai rappelé, mais n’ai pas pu l’avoir, après avoir eu une verte conversation téléphonique avec Colette F. (qui a d’ailleurs fini par me raccrocher au nez) J’ai donc rappelé C F et lui ai dit que j’avais cherché à joindre P B-J et qu’il pouvait m’appeler.

Je lui ai expliqué, à elle, mon point de vue comme quoi le réalisateur n’est pas toujours présent au montage.

 

J’aurais pu prendre le profil bas et filer au montage poser mon cul sur une chaise. Je ne l’ai pas fait et préféré le conflit.

Je ne regrette rien, je suis furieux de cette intervention de P B-J, ce petit con que je n’ai jamais aimé. J’ai bien raison de ne pas lécher les bottes de ce beau monde.

Inutile de dire que je suis grillé sur Récré A2, je m’en fous, je les emmerde !

 

31/03/1986

 

VÉCU – 3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Fait l’amour ce matin. J’ai éjaculé en Mathilde alors qu’elle a enlevé son stérilet ! J’avais oublié ! (?)

 


Mathilde appelle le rabbin qui l’a mariée… Il vient d’apprendre qu’elle a divorcé. Il en est très ému. Elle aussi, elle sort de cette conversation les yeux rouges et me parle de Jean-Claude… de son manque de spontanéité, de son introversion. On évoque son enfance : élevé par un homme qui n’était pas son père…

 


La rupture, que je provoque ou subis, mais en tout cas, que je recherche…

Voilà un thème majeur apparu en analyse.

À ce propos, je repense au film d’amateur tourné avec Jocelyne (et ce garçon surnommé Bebel, que j’enviais tant…) : « Rupture »…

J’ai beau avancer dans l’analyse, je subis toujours ainsi les ressasseries de quitter Mathilde, je les subis…

Une idée revient toujours, obsessionnelle : j’apprends que je suis mortellement malade.

Peur de la peur de la mort…

Que me disait G. à propos de cette peur de la mort ?

« Vous ne croyez pas que je puisse la rendre accessible, supportable et utile… »

(Est-ce vraiment supportable, le mot… ?)

 


Une phrase de « Out of Africa » de Sydney Pollack, vu hier :

« Si je meurs, est-ce que tu mourras ? »

« Tu confonds besoin et manque… »

 

Me fait beaucoup réfléchir…

 

01/04/1986

 

TÉLÉVISION – CINÉMA – AMIS 

 

Suis passé voir Yves D. sur le tournage du film qu’il fait actuellement comme directeur photo « Yiddish connection »… Retrouvé là, également : Roger D. P. et B. et S.…

Une visite qui m’a fait plaisir…

Remis à Yves le script de « Mélissa ».

Eu par eux nouvelles de Robert D.. Toujours aussi malade, le pauvre. Galopante paranoïa, style : « Vous ne me mettez pas sur des coups… »

 

VÉCU – FEMMES

 

Coup de fil de Rosine Y. voulant que je la « mette en scène » pour une cassette de démonstration… !

 


Je repense à ces femmes avec qui j’ai cessé toute relation « parce que je les désirais » (sans réciproque) : Olivia L. – Régine de TF01 – la petite punk (?) Caroline).

En fait, je les désirais pas vraiment. Est-ce que ça valait vraiment le coup d’avoir une attitude aussi catégorique ?

Certainement pas. Ça me fait plaisir, ces coups d’éclats, c’est tout !

Cf. G. : « …Pour vous faire désirer… » Un jeu, une pièce de théâtre…

 

VÉCU – MÉMOIRE – écriture

 

Jean-Marc, hier chez Maman, pour Pâques, me rappelle cette femme qui m’a appelé il y a quelques temps, cherchant à avoir des nouvelles du 201 rue Raymond Losserand, où elle a passé son enfance…

Elle l’a joint, lui, pas pour visiter, mais pour en parler

« La porte d’entrée fait-elle toujours autant de bruit ? » lui a-t-elle demandé… !

Voilà ce qui nous poursuit par-delà les années : un bruit de porte !

 

05/04/1986

 

VÉCU – FEMMES – CINÉMA – TÉLÉVISION

 

Résumé de ces derniers jours :

 

 – Accepté la demande de Rosine Y. Écrit en une après-midi une scène pour elle + un partenaire au téléphone qui est un condensé du « Coffret à bijoux ».

Affaire à suivre et avec précaution : cette jeune personne est une bonne manipulatrice… Ce qui m’intéressait : écrire quelque chose, faire quelque chose en cette période de chômage absolu…

 – Écrit et envoyé à B. le projet « France interrogée » 

 – Douleur terrible de l’oreille à la mâchoire… Allé en ORL à Tenon : otite externe ! Eu traitement, mais douleurs coriaces.

 – Suite de l’affaire du montage Récré A2 : une lettre signée J., mais visiblement inspirée par Jaume, me reprochant ma « négligence et mon irresponsabilité qui discrédite toute une profession » avec copies à plusieurs responsables d’A2 (R. – V. – etc.)

Répondu en écrivant moi aussi (après avoir pris conseil d’Homère P.). Je ne saurai jamais ce qui s’est passé.

Je suis persuadé qu’on m’a cafté, mais qui ? (Puisque F. appelait sur ordre de B.-J. … D’où le savait-il, lui ?)

 – Mis Mathilde au train ce matin. Elle partait en Italie avec Victor jusqu’à mardi.

 

07/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Je sors de chez Hamster… Rendez-vous avec Jacques Salles qui a lu « Mélissa ».

Il aime le scénario mais ne croit pas à l’idée d’une série grand public sur le thème de la vidéo. Je me suis battu pour le convaincre : « Vous passez à côté de quelque chose ». Ne l’ai pas convaincu. Par précaution, il le donne à lire à deux autres personnes (C. – Nicolas T.). Le rappelle dans 15 jours pour résultat deuxième lecture. Mais je n’y crois plus pour eux.

Par contre, il me dit que « Mélissa » pourrait rentrer dans l’éventuelle prolongation d’une série coproduite avec l’Angleterre (London Films) pour TF1 dont ils ont déjà fait six numéros.

Décision après l’été ? Il met « Mélissa » dans le tas des scripts prévus pour la suite…

Donc : 1/ échec chez Hamster pour la série 2/ problème : que faire de l’offre d’achat du scénario par Horbette ? Je penche pour dire non en vue série Hamster.

Moralité : une fois de plus attendre et survivre, entre-temps.

 

Projet « France interrogée » : risque de superposition avec fiction !

Sinon : rendez-vous jeudi avec Jean-Jacques P. pour travailler sur son jeu pour RTL. TV… (Télé Union producteur)

 

SOCIÉTÉ – TÉLÉVISION – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION – MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

(23 h)

 

Je viens de voir sur A2 « Privés de télé… »

J’ai pleuré. Quand cette magnifique femme juive a lu le journal qu’elle a écrit jour après jour pendant ce mois sans télé et où elle parlait d’amour, de son amour pour son mari et de l’amour de celui-ci pour elle.

J’ai pleuré car j’ai pensé à Mathilde qui se plaint du temps que je passe devant la télé et que je ne passe pas avec elle.

J’ai pleuré devant l’amour qui fuit avec le temps, que le temps grignote.

J’ai eu honte. J’ai pleuré de honte comme j’ai pleuré pendant la séance cet après-midi, pour la même raison : en disant que je pleurais de honte.

(G. avait parlé de moi devant la porte de la chambre de mes parents – ça avait commencé comme ça : j’avais mal interprété un mot sur sa porte).

 

J’ai honte de mal aimer Mathilde – j’ai retrouvé dans cette femme juive (Cathie) la même passion. Qu’elles sont belles, ces femmes ! Belles dans leur cœur…

Si Mathilde n’est pas la femme de ma vie, j’ai honte de n’avoir pas su mener une vie de manière à bien « donner ma foi » (c’est l’expression que j’ai employée pendant la séance aujourd’hui, pour la première fois).

Mes larmes, mes larmes solitaires… A quoi ça sert de pleurer ainsi ? Rien ne change…

 

08/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

(19h45 – bistrot de Créteil sur la place Salvador Allende)

 

Ce matin : rendez-vous avec Horbette. Ce type l’air de vraiment m’aimer bien…

1/ Il me dit qu’il ne croit pas aux Histoires Vidéhorribles pour 20h30, mais qu’il veut avoir une case à 21h30 le vendredi, que tout est lié au rapport avec la Sept et au bras de fer Faivre-Darcier et JLG (?)

Conseil d’administration le 28. Je dois le rappeler le 2 mai.

2/ Je lui raconte Hamster, je lui parle de Transtel (il cherche dans un répertoire et trouve Transtel Allemagne avec « représentation latino-américaine » : Vargas)

3/ Il me parle d’une série en préparation (copro avec Hamster) : « L’inspecteur Carré » avec… Claude Rich, sans réalisateur désigné (tournage : automne) et dit qu’il me proposera à Jacques Salles… !

Tout ça devient vrai 

 

FEMMES – Marguerite

 

Vrai aussi : message, trouvé en rentrant cet après-midi, de… Marguerite !

Je suis en bas de chez elle, place Salvador Allende (la place de la maison des Arts, souvenir de Pascale et des enfants courant sur cette esplanade, quand était-ce ? 1981, je crois. Agnès avait donc neuf ans !)

 

FEMMES – Marguerite  – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

(23h45)

 

Depuis les notes précédentes : quatre heures… Quatre heures auront suffi pour me ramener au bercail, gros-jean comme devant, une fois de plus…

J’avais pourtant bien pris la précaution lorsque je l’avais appelée il y a… ? mois de lui dire « honnêtement » que j’avais envie d’elle.

De plus, je lui ai rappelé tout à l’heure au téléphone, avant de l’inviter !

Mais cette pauvre gosse, solitaire, avait trop besoin « qu’on la sorte ».

Alors conversation où j’essaye de l’initier à la poésie, au « second degré »

(bougie : moi = « notre feu » – symbole de rapprochement. Elle = « ça fait intime » et elle ajoute : « T’en as dit des choses pour dire la même chose que moi. »

Elle finit par dire qu’elle veut un mari et des enfants.

 

[Je viens de la rappeler. Cf. conversation au téléphone avec Colette où je m’échinais à convaincre, alors que le regret est en moi, pas en elle. Elle est au-delà du regret.

La convaincre que sexe et tendresse peuvent aller ensemble.

 

Épisode intéressant : j’essaie de la persuader qu’elle a été amoureuse de moi alors qu’elle me dit : « Non, je t’ai trouvé sympa. »

Je lui dis qu’elle ne connaît pas ses propres sentiments.

Sur ce point : AI-JE TORT OU RAISON ?

Même mystère qu’avec Colette]

 

 

La vérité me paraît lisible dans les paroles même de ces femmes :

Marguerite : « Je suis difficile à tomber amoureuse… »

Colette : « Je ne suis pas une femme passionnée. »

Des femmes qui s’intéressent assez peu de choses, n’ont pas trop d’ouvertures sur le monde, victimes d’une sorte d’» atrophie passionnelle » (remontant loin dans leur passé)  diversité des personnalités. Moi, au contraire, passionnel. (Cf. G. : « Vous êtes d’un tempérament passionné. » Je redécouvre une fois de plus la diversité des êtres. Et ce côté chez moi : « Faire jouir la putain » Inaccessible étoile…

 

SCIENCE – SEXE – AMOUR

 

In « Biologie des passions » de Jean Didier Vincent (page 282) :

 

« Notre propos est de montrer que dans le couple mâle/femelle, nous retrouvons le même affrontement entre les contraires que celui qui existe au sein de l’individu même. Ce qui nous ramène à la fonction essentielle de l’amour qui est la découverte de soi dans la confrontation avec l’autre, différent… »

 

Id est (?) = « Je recherche l’Autre parce que mon union avec lui sera le reflet de la diversité qui est en moi (bisexualité de l’être humain).

 


Mercredi 23/04 séances à 12 h

 

11/04/1986

 

PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION – 3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

Hier reçu lettre Jean R. en réponse à la mienne.

Il se dit disponible, un « sceptique positif », mais ne veut pas être manipulé, estimant que j’ai essayé de le faire.

 

Écrit une réponse où e m’en défends et m’indigne que la demande affective soit interprétée comme une volonté de manipuler.

 

Mathilde a lu cette lettre et commencé à lire la mienne, mais, arrivée à un passage où j’analyse les résistances inconscientes de Jean R., elle me dit que j’ai tort d’écrire ça, que c’est comme dire à un mur qu’il a tort d’être un mur, ça me met en rage, je lui arrache la lettre des mains et depuis, je lui fais la gueule… malgré ses demandes de rapprochement…

 


Je demande à tort et à travers. Je n’ai pas encore assimilé l’idée proprement stupéfiante pour moi que la demande affective peut faire peur à l’Autre, être interprétée comme un risque d’agression, voire une agression, une manipulation, un viol, une destruction, une vampirisation…

Moi, je ne me protège pas. Je m’expose dans mes demandes.

Je ne respecte pas les procédures établies dans la société humaine.

 

Je n’ai jamais réussi à rectifier ce cap-là… (ce Cappa…)

 

SOCIÉTÉ – GUERRE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME

 

Suis encore sous le coup d’un reportage (extraordinairement bien fait) sur la guerre des Karens contre les Birmans…

La guerre. La mort. Leur impassibilité, leur résistance.

Je me sens tout petit.

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » – écriture 

 

Je réfléchis aux Histoires Vidéhorribles et à la réaction de Salles : « Vous n’avez pas de synopsis pour les autres épisodes… »

 

Eu Jean-Pierre B. au téléphone à qui j’avais proposé de réfléchir à une idée de scénario pour cette série. Je l’ai appelé (il attendait des nouvelles, il me dit n’avoir pas bougé car il est superstitieux (! ! !)

Il m’a raconté une histoire à laquelle il avait pensé : imaginaire d’un gosse à qui un gangster (imaginaire) montre des images-vidéo (imaginaires) de catastrophes (imaginaires) qui arrivent dans sa famille.

Du fantastique, de l’irréel. Ai précisé à Jean-Pierre ma conception d’un premier plan de réalité et d’images-vidéo « réelles » (concrètement parlant) + spécificité de la vidéo + manipulation (j’ajouterais ici : + punition des manipulateurs).

 

Je me dis qu’on est jamais si bien servi que par soi-même et je cherche des idées.

Je reviens à l’idée (abordée avec F.) qu’il faut partir de la spécificité de la vidéo (ensuite déterminer qui manipule qui et pourquoi (en amont et en aval) et articuler les rebondissements.

 

Donc, spécifique :

1 – Les trucages (Mélissa)

2 – Le direct (simultanéité dans le temps)

3 – La diffusion hertzienne

4 – Le magnétoscope

5 – L’électronique

6 – La simultanéité dans l’espace.

 

À reprendre : mon idée (réveillée par « Le coucou » de F.) de la caméra cachée (cf. simultanéité dans l’espace) + idées de F. : des gens filmés en direct et qui le savent.

 

À éviter : le piège de la redite, style recours au jeu, au malade (jeune Zoltan). Éviter la gratuité

 


Une piste ? = Pas de différence entre images en direct et enregistrées (mélange ?)

 

À creuser : espionnage – filature flics privés

 

Je pense à un mec qui aurait mis caméra pour surveiller sa femme. Elle le découvre, fait faire images enregistrées et les fait défiler à la place images en direct (cf. casse par remplacement image direct parking par photo fixe devant caméra).

 

Peut-être trouver un équivalent du couple mari-femme ?

Ou alors le garder et jouer dans le registre de la « comédie » :

Exemple : elle est à son bureau, elle fricote, rassurée car sur écran défilent images enregistrée (opposition cocasse de la réalité et des images fabriquées.

Elle est clouée au bureau car si elle s’absente et qu’il vient à l’improviste ? Elle doit donc fricoter au bureau.

Bon, alors ? Supposons que le mari regarde images enregistrées (croyant que c’est du direct) Elle est en train de faire ceci ou cela dans ces images, mais en réalité elle fait autre chose… ! S’il téléphone ? Comment passer de l’enregistré au direct ? (car il faut bien qu’il la voit décrocher et lui parler !)

Solution 1 : Pas de contact téléphonique possible. Pas évident de trouver un job excluant le téléphone mais permettant le vidéotage… !

Solution 2 : Pas de ligne directe : la communication passe par une secrétaire (qui est de mèche avec la femme) . La secrétaire identifie le mari et là : panne momentanée du circuit TV…

(problème : et s’il appelle en se faisant passer pour quelqu’un d’autre ?) = Problème !

 

 

Justement me donne une idée marrante :

La femme se rend compte rapidement après mise en place du circuit qu’il existe et qu’elle est surveillée. Elle s’arrange pour faire dire par quelqu’un (qui serait au courant ?) à son mari qu’elle va remplacer images en direct par images enregistrées. Dès lors, le mari le sait, il va essayer de la piéger. Il n’y arrivera jamais et pour cause : les images qu’il croit être enregistrée sont en direct et ce n’est pas pendant qu’elle est à son travail qu’elle fricote !

 

Ou alors, la femme est honnête (lui très jaloux). Elle apprend l’existence du circuit TV et fabrique des images de péchés, comptant les mettre sous le nez du mari au magnétoscope et lui révéler qu’elle a appris qu’il n’avait pas confiance en elle et qu’elle a voulu le punir en lui faisant croire à la réalité de ce qui n’est qu’un délire de jaloux…

Mais au premier « péché », le mari ne bronche pas. (À noter : nécessité de fabriquer des fictions de péchés, avec décor, complices, accessoires, scénarios, etc. = assez excitant comme mise en scène). Surprise, elle force la dose. Idem, et ainsi de suite. Toujours pas de réactions du mari.

Alors ?

1/ Elle peut découvrir (ou nous pouvons découvrir), que c’est le mari qui lui a fait découvrir l’existence du circuit TV pour la clouer au bureau et pouvoir fricoter ailleurs, mais il ne sait pas que c’est du bidon, fabriqué par elle ! Il croit donc qu’elle le trompe et le trahit mais il ne réagit pas…

Enfin, il réagit, ne supportant pas ces images de la trahison de sa femme.

Mais elle l’a fait pister et a compris qu’il avait installé circuit et lui en avait fait apprendre l’existence pour pouvoir fricoter.

Elle lui révèle qu’elle sait qu’il fricote, mais que, par contre, elle a organisé mise en scène et enregistrement : elle exhibe enregistrement (et enregistrement de la préparation des enregistrements).

Il est confondu, elle le domine, il s’excuse, elle lui dit que tout est fini.

Il s’aplatit, elle exige qu’il rompe avec sa maîtresse. Il le fait. Elle lui fait promettre de retirer le circuit.

Et là on découvre que ce qui était au début une mise en scène est devenu (ou devient après ?) une réalité. Circuit débranché, elle fricote avec le complice-comédien-employé.

 

 

On peut aller même plus loin :

Il peut y avoir un « inspirateur » de la femme (par exemple un employé du bureau de la femme, électronicien, qui a installé et câblé le circuit TV.

Il en révèle l’existence à la femme. Elle est furieuse, il l’excite, lui suggère (genre : « Eurêka, j’ai une idée formidable pour vous venger de lui et le punir… ») d’organiser la mise en scène.

Après les premiers « péchés » (véniels), il demande : « Alors ? » – « Rien, répond-elle, il ne réagit pas. »

Lui monte les enchères : jusqu’où ira-t-il dans l’acceptation ? En même temps, au bout d’un moment, il « craque » et révèle que c’est à l’instigation du mari qu’il lui a révélé le circuit, pour que le mari puisse fricoter et que c’est pour ça qu’il ne dit rien devant les « péchés » de la femme.

Il propose de frapper un grand coup et de changer de registre : de passer du fricotage à une histoire d’intérêt. (exemple : elle pique dans la caisse). Le mari ne bronche toujours pas. L’» inspirateur » propose alors d’inventer que l’associé du mari (qui est le patron de la boîte où bosse la femme) s’est aperçu qu’elle a piqué, menace de le dire au mari et qu’elle le tue en tirant sur lui (à blanc).

Ça se passe en fin de journée. Il tombe, elle se barre et rentre chez elle (ils étaient seuls au bureau d’où coup de feu possible). Là, le mari craque, elle lui révèle la supercherie, sa punition, menace de rupture, exige qu’il largue sa maîtresse. Il le fait séance tenante (elle en est témoin d’une façon ou d’une autre).

Évidemment, il a fallu que l’associé se prête au jeu. Il l’a fait car la femme, genre grave, a révélé que son mari la trompe en tant qu’ami des deux, il est choqué et solidaire de la femme.

 

Mais, le lendemain, alors que le mari a dit qu’elle dise à Joseph (l’inspirateur) d’enlever la caméra et le câblage, lorsqu’elle arrive au bureau, Monsieur Plantu, associé, n’est pas là et il apparaît pas ! Il a disparu.

Dans la matinée, les flics débarquent au bureau, ils la coincent et l’emmènent après avoir vérifié l’existence de la caméra.

À la PJ, ils lui disent que le mari les a prévenus qu’il avait installé circuit vidéo pour surveiller sa femme en direct, qu’il avait découvert qu’elle le trompait, le trahissait, piquait dans la caisse et que son associé l’avait découvert et qu’elle l’avait tué. Il avait hésité toute la nuit et les avait appelés dans la matinée pour le leur dire… !

Elle est stupéfiée, effondrée. Elle raconte bien sûr la vérité, comprenant qu’il s’agit d’une machination et que son mari et « l’inspirateur » se sont servis d’elle et qu’elle a réellement tuait l’associé ! Elle parle du coup de l’inspirateur, disant qu’il est complice du mari. Elle parle des enregistrements vidéo.

Entre-temps, on découvre le cadavre. Le médecin-légiste détecte l’heure de la mort. C’est l’heure de la fiction !

Convoqué, le mari et l’inspirateur nient, ils ont un alibi tous les deux, avec témoins solides, etc. Du béton !

Le mari nie l’existence des enregistrements. « Ça, dit-il, c’est inventé par elle, c’est elle qui a monté cette machination en se servant de l’existence du circuit vidéo, effectivement installé par Joseph. »

D’ailleurs, elle ne peut pas produire les enregistrements (évidemment : ils ont été effacés), le mari dit qu’ils n’existent pas, que c’est en direct qu’il a vue tuer parce que l’associé avait en effet découvert le vol et emmener le corps dans la nuit. Lorsqu’elle est rentrée, dit-il, il lui a révélé qu’il avait assisté au meurtre (donc il lui a révélé l’existence du circuit vidéo installé par Joseph, c’est donc là, dit-il qu’elle a eu l’idée d’inventer cette histoire d’enregistrement) Il prétend qu’il lui a dit alors d’aller se rendre, qu’elle n’a pas voulu, pensant ne pas être soupçonné et même lui demandant à lui de lui fournir un alibi ! Il a réfléchi toute la nuit et, au matin, a décidé d’avertir la police.

Même si la police ne le croit pas, lui et l’inspirateur ont un alibi en béton et, même manipulée, c’est bien la femme qui a tué l’associé avec un révolver vraiment chargé.

Ce qui chiffonne les flics, c’est le mobile. Le mari et l’inspirateur n’avaient aucune raison de tuer l’associé, ça ne rapporte strictement rien au mari. Ça risque de finir en eau de boudin pour la police et la justice (genre non-lieu pour la femme).

Mais le mobile, nous, spectateurs, nous l’avons : Joseph et l’associé étaient amants. Joseph trompait l’associé avec le mari, homosexuel secret lui aussi. Joseph voulait quitter l’associé qui refusait, menaçant de le virer de la boîte en ce cas. Joseph et le mari ont donc monté le coup pour se débarrasser de l’associé ! Joseph a tenu l’associé au courant des soi-disant manœuvres de la femme pour faire réagir le soi-disant mari infidèle (Le secret entourant les pratiques homosexuelles explique que ça échappe aux enquêteurs). Et Joseph a poussé l’associé à accepter le « faux-meurtre ».

MAIS ! !

Si la boîte dont l’associé est le patron est une boîte de vidéo, ça permet qu’il soit familier de la vidéo et il se peut que l’associé ait enregistré quelque chose ! ! !

Quoi ?

Solution 1 : des images de sexualité entre Joseph et lui, ce qui donne toute suite idée d’un triangle homosexuel dont deux angles ont supprimé le troisième (bonne solution si pudeur dans les images.

Solution 2 : « Il a enregistré quelque chose concernant la mise en scène du meurtre (bon parce que c’est la certification d’une mise en scène qui atteste la réalité de sa mort…)

 

Le film peut, après l’arrestation et les aveux de Joseph et du mari, finir sur la disculpation de la femme et peut-être alors que des journalistes la filment avec une caméra vidéo sur le fait qu’elle casse cette caméra.

Dernier plan sur la caméra brisée, par terre

 


Plein, plein de pensées concernant le film bien sûr (le 11 avril 1986 est pour moi une grande date : j’ai un nouveau projet de long ! Mais aussi autres :

Je pense à Jean R. et à l’histoire de « casser mes jouets pour voir ce qu’ils ont dans le ventre » + Jean-Claude T. et son « autorité verbale » (via Cathie B., de « Privés de télé »). Je pense donc à Papa, au fait que, sans doute, il m’a manqué que son autorité résiste à ma volonté de toute-puissance.

Pensant à lui, je me dis que je pourrais me demander « si mon père a existé, si je n’ai pas été conçu par le Saint Esprit, si ma mère n’est pas la Vierge Marie… ? ! »

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » – écriture

 

Problème scénario :

 

 – Pourquoi des enregistrements des mises en scène ? : Ça ne signifie pas qu’il n’y ait pas eu de relation réelle  Voilà qui me conduit à supprimer l’idée d’enregistrement

 

+ (Idée nouvelle (au cours conversation avec Marion) : que Joseph inspire à l’associé de proposer lui-même sa propre mort.

Raison donnée par l’associé : l’associé les aura surpris ?

où il aura découvert lui aussi le câblage la caméra

CECI EST UNE TRÈS BONNE IDÉE

Voilà qui élimine de l’esprit du spectateur l’idée d’un meurtre monté par Joseph (puisque le spectateur ignore la connexion Joseph-associé)

 


Il manque une pièce au puzzle : pourquoi le mari ne réagirait-il pas au spectacle vidéotesque des infidélités de sa femme ? Après tout, ça ne vendrait théoriquement pas la mèche qu’il fricote (dans son bureau, en ayant sa femme sous le nez dans le téléviseur)…

 

À moins que : Joseph ne dise à Julie que son mari sait que Joseph sait qu’il fricote. Joseph dirait qu’il l’a surpris en train de fricoter et que l’autre a vu qu’il avait vu.

 

Ainsi le fricotage Joseph-Julie apparaîtrait il aux yeux du mari comme imposé faute de quoi, si le mari craque et dit à Julie : « Je sais que tu fricotes avec Joseph… », il courrait le risque qu’elle en parle à Joseph et que Joseph révèle son infidélité. Le mari est ligoté. Il est obligé d’assister en direct aux ébats de sa femme.

 

Ça, c’est ce qui est censé se passer pour le mari aux yeux de Julie (via ce que lui aura dit Joseph).

 

L’idéal serait que ce soit la femme qui ait l’idée de la mise en scène.

 

Comment y parvenir ?

Possible :

a/ elle découvre le câblage la caméra et met Joseph au parfum. Elle est folle de rage, croyant d’abord à de la jalousie. Mais bientôt Joseph lui révèle pourquoi la caméra : pour que le mari puisse fricoter devant le récepteur (il l’a surpris et le mari sait qu’il sait. Il lui propose alors mise en scène de fricotage : vengeance (le faire souffrir autant qu’il le fait).

b/ (OK) elle découvre le câblage. Elle ne met pas Joseph au parfum mais, à la grande surprise de celui-ci, elle lui roule une pelle (devant la caméra, bien sûr) sans explication. Elle l’excite, se fait caresser puis le renvoie. Il sort, elle le rattrape, lui explique qu’elle a découvert le câblage de la caméra. Il comprend.

Peu de temps après (disons que la découverte du câblage et le palot ont eu lieu le matin), l’après-midi il lui dit qu’il a surpris le mari, etc. (id est : le temps qu’ils réalisent qu’ils peuvent exploiter le fait qu’elle a découvert le câblage).

<– (Ces deux solutions impliquent qu’il y ait une vraie raison au vidéotage de Julie dans le contexte où le mari et Joseph sont amants. Raison qui restera à trouver (peut-être vidéotage de Julie et de l’associé pour permettre à Joseph et au mari de s’envoyer en l’air).

 


Parenthèse : choix du prénom Joseph : « Mari et Joseph »

Marie – Joseph (et Jésus ? qui est-ce ?)

Idée que je n’ai jamais eue : dans le couple de mes parents, c’est ma mère qui était Marie… »

 


 (Suite à « de s’envoyer en l’air »)

Sinon :

 

C/ Le vidéotage est mis en place exprès pour la machination (qui mûrit longtemps, ce qui est un avantage).

Et ils font croire à Julie qu’elle découvre seule le câblage (en la mettant sur la piste – détail technique à mettre au point).

Joseph la surprend en train d’examiner le câblage. Elle détourne son attention. Elle continue son investigation et découvre l’aboutissement du câblage. Elle revient à son bureau, furieuse. Là, Joseph intervient et raconte qu’il a suivi le câblage et découvert lui aussi le vidéotage. Il dit qu’il comprend pourquoi, car il avait l’avait surpris en train de fricoter dans le bureau avec unetelle.

Elle veut en être sûre : elle lui demande de balancer sur la caméra une image d’elle enregistrée lorsque la unetelle viendra dans le bureau du mari.

Il lui dit OK mais, en échange, que lui donnera-t-elle ? Il lui dit qu’il la désire, elle n’a qu’à le laisser l’embrasser. Il aura un peu de ce qu’il veut et elle se vengera en faisant mal à son mari autant qu’il le lui fait… Elle dit OK, va constater les faits et revient. Il est là, tremblant l’impatience. Désespérée, elle se laisse faire.

Le soir venu, le mari, bien entendu, ne dit rien. Cela signifie qu’il accepte tacitement que Joseph fricote avec Julie, moyennant quoi il peut continuer à fricoter de son côté (il fait celui qui ne sait rien).

« Laisse-moi aller plus loin » dit alors Joseph à Julie. « Pas te baiser, mais au moins faire semblant. J’aurai l’illusion d’avoir ce que je veux tellement. Et là, au moins, il réagira, il sera obligé de révéler le vidéotage et toi, tu diras que tu sais pourquoi, que tu as voulu le faire souffrir et tu exigeras qu’il largue sa minette et qu’il te revienne. »

Elle refuse d’abord, mais est troublée. Elle le fait revenir, ils font semblant de baiser.

Là, l’associé les surprend, il se retire discrètement.

Elle est confuse, ils se rhabillent.

Le soir venu, le mari ne réagit toujours pas. Julie pleure dans son lit.

Le matin, l’associé vient dans le bureau de Julie. Il lui demande qu’est-ce qui se passe. Elle lui révèle le vidéotage, l’infidélité et l’acceptation tacite pour continuer à fricoter (il n’a même pas réagi à cette image de baise !) Elle pleure, il la console. Il dit qu’il est indigné. Il est furieux de l’attitude du mari qu’il savait cavaleur, en effet (la femme tombe des nues), cela retentit même sur son travail, qu’il néglige. Il est persuadé que si elle allait au-delà et changeait de registre, il ne réagirait pas. Il veut lui faire encore plus mal, le punir davantage, en lui faisant peur. Il aurait vraiment la frousse de sa vie s’il voyait sur l’écran vidéo Julie piquer du fric dans le coffre, lui, l’associé la surprenant, et elle le tuant avec un pistolet pris dans le coffre !

Là, il craquerait obligatoirement et elle lui révélerait que tout a été mis en scène et que c’était destiné à ce qu’il change définitivement d’attitude.

Ils attendent donc l’entrée dans le bureau de la maîtresse du mari et font la mise en scène prévue : elle tire, il s’écroule. Elle sort en courant.

Le crime a donc été vu par le mari, mais aussi par sa maîtresse (qui n’est pas dans le coup, c’est par exemple une secrétaire complaisante).

 

12/04/1986

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

Je sors de séance.

 

Méditation sur le sens ( Cf. G. : « Le sens, il est partout parce que c’est nous, plus exactement notre inconscient, qui l’y met «  

Imaginé une expo de tableaux :

36 tableaux formés de points

 

 

 ( blancs sur fond noir comme étoiles ? ) placés régulièrement, uniformément sur tout le tableau, pareil sur chaque tableau et, sous chaque tableau, titre :

«  Un A dans les points « 

«  Un B dans les points « 

Etc… pour les 26 lettres de l’alphabet.

et

«  Un 1 dans les points « 

«  Un 2 dans les points « 

Etc. pour les 10 chiffres décimaux.

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » -écriture 

 

(Suite notes scénario) :

 

On peut même imaginer qu’exceptionnellement le mari et sa minette ne baisent pas, qu’il y ait d’autres témoins dans le bureau (mais problèmes raison allumage TV qui devrait rester secrète ?)

 

Je pense plutôt que mari seul avec maîtresse.

Ils voient le meurtre. Stupéfaction des deux. Il coupe le récepteur TV. Ils se rhabillent vite fait. Ils sortent du bureau, le mari part à la recherche de sa femme. Il la trouve rentrant à leur appartement. Ils rentrent. Il lui révèle qu’il a vu le meurtre grâce au vidéotage. « Alors tu avoues que tu me surveillais. Mais moi, je sais pourquoi tu le faisais. Tout ça : mise en scène pour te faire réagir : idée de l’associé qui est écœuré par ta conduite, un véritable ami pour moi… ! »

Le mari pousse un ouf de soulagement : « J’aime mieux ça ! Tu imagines le scandale… » Il la regarde : « Tu m’en veux ? »

 – « C’est fini entre nous » répond-elle, etc. Il plaide, se défend. Dit qu’il l’aime, que la minette n’est rien pour lui.

 – « Prouve-le ! » dit-elle. Allons la trouver, dis-lui que tu la quittes, que c’est fini entre vous ! »

Ils vont au bureau de la fille. Le mari est gêné. Il lui explique que c’était une mise en scène pour lui faire peur et le pousser à réagir, que sa femme sait tout et qu’elle exige qu’ils se quittent.

Quelqu’un arrive dans le bureau. « Passons dans mon bureau… » lui dit-il. La femme est là, dans le couloir. Ils rentrent tous les trois dans le bureau. Discussion, mise au point. Il va la virer. « Je vais vous verser tout de suite vos indemnités… » dit-il. Il passe derrière son bureau.

Le contrôle TV sur le bureau de la femme est débranché. La femme passe aussi derrière le bureau, appuie sur la mise en marche : l’image apparaît, le cadavre de l’associé est toujours par terre ! Il regarde lui aussi. Silence. Immobilité. La minette vient voir aussi « Où est Joseph ? » demande le mari. « J’en sais rien » répond la femme. Le mari téléphone au bureau de Joseph (on entend la conversation) : « Joseph ! viens me voir tout de suite… ! » – « Je ne peux pas, répond l’autre, je suis très occupé avec les messieurs d’Auditel, on est en rendez-vous depuis deux heures et on en a encore pour un bout de temps… »

 – « Bon ! » fait le mari et il raccroche.

 – « Mais c’est fou ! » gémit la femme. C’est X lui-même (l’associé) qui m’a proposé cette mise en scène… »

 – « Qui d’autre était au courant ? Joseph ? »

 – « Non ! C’est l’associé lui-même qui s’est procuré les balles à blanc et qui les a mises dans le pistolet. J’allais quand même pas vérifier puisque c’est sur lui que je devais tirer ! »

Le mari est très emmerdé. Il conclut qu’ils ne peuvent pas faire autrement que prévenir la police.

Arrivée des flics. Début enquête. Le médecin légiste établit l’heure de la mort, c’est celle de la scène vidéo !

La minette (le mari) sont témoins oculaires du meurtre. La femme a tellement réellement tué l’associé

  •         Le mari un alibi. Témoignage de la minette (+ autre personnel qui peut certifier présence au bureau à l’heure du meurtre).
  •         Joseph aussi : rendez-vous avec les gens d’Auditel. 

Chacun des deux dit les fait tels qu’il les a vécus :

 – Le mari reconnaît le vidéotage pour pouvoir fricoter… Dit qu’il n’a pas réagi à ce qu’il voyait jusqu’au meurtre, id est : fricotage de sa femme avec Joseph, parce que :

 

(blanc)

 

Mais après il a réagi au meurtre. Il dit qu’elle lui a raconté cette histoire de mise en scène. Il n’en sait pas plus.

 

Joseph : reconnaît qu’il était au courant du vidéotage et qu’il a profité de la détresse de Julie pour satisfaire (fictionnellement) son désir, mais il dit qu’il n’était pas au courant de la suite de la mise en scène proposée par l’associé lui-même…

 

Le fait est là : quelqu’un, qui était au courant de la mise en scène prévue, a remplacé les balles dans le pistolet.

Mais n’étaient au courant de la mise en scène que :

 – la femme

 – l’associé, et s’il a parlé à quelqu’un d’autre, il n’est plus là pour le dire.

 

Les flics patinent. Enquête difficile.

Bien sûr, on peut soupçonner tout le monde, mais :

1/ tout le monde (sauf Julie naturellement) a un alibi.

2/ personne n’a de mobile et c’est ça qui chiffonne les flics

[Remarque : Julie demande à son mari de témoigner qu’il a vu dans le récepteur TV, alors qu’elle faisait semblant de faire l’amour avec Joseph, que l’associé est entré et les a surpris. C’est comme ça que ça a commencé puisque c’est à la suite de ça qu’il est revenu la voir, qu’elle a tout raconté et qui lui a proposé de faire peur au mari.

Le mari reconnaît qu’il a vu cette scène, en effet.

Mais ça ne prouvera pas aux flics que Julie est innocente.

NOTA : fausse piste possible : suicide de l’associé déguisé en meurtre !

Recherche mobile et « scénario » du meurtre :

 

1/ Coupable Julie :

 

Première hypothèse : meurtre avec préméditation : elle aurait remplacé les balles… Mais ça ne colle pas avec le fait qu’elle connaissait l’existence d’une caméra l’observant = aucune couverture + problème mobile : sans mobile apparent.

 

Deuxième hypothèse : elle ignorait le vidéotage. Elle a eu une relation sexuelle réelle avec Joseph (qui la désirait et lui a appris l’infidélité du mari pour profiter de la situation. Écœurée, elle a pris de l’argent dans la caisse pour se barrer avec, l’associé l’a surprise, elle l’a tué, affolée. Après le meurtre, le mari lui révèle vidéotage. Elle décide d’exploiter cette révélation en inventant l’histoire de la mise en scène du meurtre et Joseph témoigne pour la couvrir, car il est amoureux d’elle, qu’elle était au courant du vidéotage (ça ne lui coûte rien puisqu’il a un alibi).

 

2/ Coupable Joseph (par manipulation)

 

C’est lui qui aurait remplacé les balles. Mais il aurait fallu qu’il soit au courant du projet de mise en scène. Il n’en aurait pu être informé que par Julie ou l’associé.

Informé par Julie : hypothèse d’un crime d’amants. Mais la victime aurait dû alors être le mari + trop de soupçons sur elle.

Informé par l’associé : on n’informe pas quelqu’un d’une situation où l’on « va mourir ». De plus : problème du mobile. Bonnes relations avec son patron, estimé dans la boîte, efficace, bon salaire. Ne gagne rien à la fermeture certaine de la boîte qui reposait sur le patron (marché audiovisuel : pas de boîte stable).

 

3/ Coupable mari.

 

Il aurait remplacé les balles.

Informé par Julie : idem que dans l’hypothèse où elle informée par Joseph : elle est très exposée aux soupçons + problème mobile : quel intérêt ces deux-là auraient eu à tuer l’associé ? Idem que pour Joseph : importance économique de l’associé pour la boîte. Sans son associé, le mari est plutôt dans la merde, financièrement parlant.

Informé par Joseph : même problème de mobile (multiplié par deux : ça fait deux emmerdés au lieu d’un) + problèmes pratiques : pour que le mari ait été informé par Joseph, il aurait fallu que Joseph soit informé par quelqu’un : l’associé ou Julie. Voir plus haut les problèmes que ça pose.

 

Cette histoire tourne en rond, c’est un vrai caca. 

 

 

[(note perso : « Que voilà une belle « boucle étrange » !)]

 

Les flics pataugent dedans. On s’achemine vers une inculpation de la femme, un procès aboutissant une culpabilité de la femme avec peine où avec non-lieu…

 

Flics cherchent.

 

Là, il s’agit d’aboutir à quoi ?

 

 

(Une idée me vient : faire de la fausse piste évoquée plus haut la vérité. L’associé et Joseph étaient amants. Même point de départ. Joseph l’a trompé (avec le mari ? ou non ?) ou veut le quitter… ?

L’associé l’apprend. Amoureux fou de Joseph, il est désespéré.

Maquille son suicide en meurtre (exploitant les motivations passionnelles de Julie.) Ainsi il disparaît et fait accuser une femme (il les hait, étant homosexuel. Son amitié pour Julie est une couverture, car il est « un homosexuel honteux » qui ne voulait pas que ça se sache).

 

 Intéressant. Mais pas la seule possibilité intéressante + problème de se débrouiller pour que les flics puissent découvrir ça.

(Les flics ou Julie ? (qui pourrait être intriguée par l’insistance qu’a mise l’associé à lui dire : « Tire plusieurs fois sur moi, ne te contente pas d’une seule fois. Il faut que ce soit comme dans ce genre d’acte fou où le meurtrier vide son chargeur sur la victime… »)

C’est sur une base psychoaffective qu’elle réagit. Elle imagine qu’il voulait être sûr de mourir. Suicide maquillé en meurtre. Cherche une motivation. Elle retourne cette amitié en son contraire (justesse psychanalytique) et aboutit à la haine. Haine d’elle ou haine des femmes, en général. Homosexualité ?

Elle peut en parler alors à un flic qui prend en charge l’aspect pratique de la suite : il s’intéresse de près à l’associé, fouille chez lui.

(Il faut supposer que l’associé aura bien caché toute trace de son homosexualité puisqu’il est « honteux ». Donc : pas évident que le flic découvre quelque chose.)

 

On peut envisager d’imbriquer les deux hypothèses (1/ suicide maquillé en meurtre 2/ machination mari-Joseph) :

La situation de départ est la même

 – Joseph pousse l’associé à la mise en scène du meurtre

Motif : la haine de l’associé pour le mari. Lui faire peur. Sadisme.

L’associé fait mine d’accepter, mais il est intrigué. Il découvre (manière à mettre au point) la relation Joseph-mari et leur plan : se débarrasser de lui, car il est fou de Joseph, ne veut pas qu’il le quitte. Pas d’autre moyen que le meurtre. Il fera chier Joseph., fera éclater le scandale de son homosexualité, l’obligera à fuir donc à partir loin du mari. Faire accuser-exécuter le meurtre par Julie en ayant des alibis.

 

L’associé est désespéré. Il décide de mourir mais de se faire tuer (plutôt que de se tuer) et de faire accuser une femme. En même temps, il est maso. Il permet ce qui le tue : la liberté de son amant.

Il faut que tout ça soit découvert par le flic grâce à un élément vidéo

Lequel ?

Une bande enregistrée par l’associé ?

 

L’associé, se faisant tuer, doit bien se douter qu’on va fouiller dans son appartement, dans sa vie. Il ne doit laisser aucune trace. Il faudrait que la vérité vienne d’un élément que les deux autres laissent traîner, ne sachant pas que l’associé a découvert la vérité (id est que Joseph et le mari sont amants, qu’il voulait se débarrasser de lui, qu’ils ont monté machination contre Julie)

 

 Trop compliqué.

 

Non, je repense à l’histoire des traces chez l’associé. À condition qu’elles ne soient pas trop évidentes, il peut y en avoir pour la bonne raison qu’en général, ce n’est pas chez la victime qu’on cherche des traces de culpabilité…

 

Meilleur encore serait que la cassette vidéo (je pense à une cassette où resteraient des morceaux d’un film porno homosexuel) soit trouvée non pas chez l’associé, mais dans la boîte même (encore faudrait-il qu’il y ait un lien indubitable avec l’associé).

 

Idée d’une cassette contenant des images d’amour entre l’associé et Joseph est impraticable, à première vue : qui laisserait traîner ça ?

 

Pourtant des images attestant de l’homosexualité de l’associé, seul, n’aiguillent pas forcément sur Joseph… !

 

À moins que la vidéo soit présente mais, indirectement. Exemple : flic trouve numéro et initiales dans son portefeuille : il fait les clubs de location de vidéos homo. Trouve abonnement correspondant. L’associé louait toujours films homosexuels.

Flic demande s’il venait toujours seul. Commerçant réfléchit, répond non, parfois il venait avec un autre homme, ils choisissaient ensemble.

Flic montre photo du mari, commerçant dit non. Flic montre photo Joseph : commerçant le reconnaît  flic cuisine Joseph : il avoue. Qu’a-t-il à avouer ? = Qu’ils étaient amants, qu’il voulait le quitter pour le mari, que c’était impossible, que la découverte de la surveillance vidéo par Julie leur a donné l’idée de la manipulation, qu’il a tenu l’associé au courant de ses « progrès » avec Julie, que cela plaisait à l’associé car celui-ci détestait le mari (Joseph faisait semblant de le détester aussi) et il était ravi qu’on le fasse souffrir, qu’il lui a suggéré d’intervenir lui-même pour proposer la mise en scène de sa propre mort afin de faire peur au mari, jouissance supplémentaire pour les deux, escomptant sa passion et le fait qu’il faisait tout pour lui…

« Là, dit Joseph, il a dû se méfier et me suivre. Il a découvert ma relation avec le mari et a compris qu’on voulait le tuer pour de vrai. Juste avant l’heure de la mise en scène, j’étais en rendez-vous (mon alibi), il m’a passé un coup de fil : « Je sais tout. Je vais me faire tuer. Je te permets de faire ce qui te rendra heureux mais je ne le supporterais pas. On l’accusera, elle et ce sera tant mieux ! Toi, tu ne seras pas inquiété. » Puis il a fait ce qui était prévu… J’avais remplacé les balles

 

(Nota : à propos bruit coup de feu. Heure tardive. Joseph en rendez-vous avec gens d’Auditel dans studio insonore. Gens d’Auditel n’ont pas pu entendre coup de feu. Bureau du mari : autre étage. Trop loin pour que le personnel entende (secrétaire restant aqussi tard que patron – dévouée au patron donc fermant les yeux sur ses infidélités, montées pour donner le change sur son homosexualité) + bureau de Julie : double porte, insonorisé, etc.)

 

(Suite de « j’avais remplacé les balles ») Réaction du flic : « Pourquoi est-ce qu’il ne s’est pas suicidé, simplement. S’il vous aimait tellement, il a dû se dire qu’il y aurait une enquête, que vous seriez inquiétés ? »

 – « Ça, c’est à lui qu’il faudrait le demander. Peut-être qu’il avait peur de faire ça lui-même… Ou peut-être qu’au fond, plus ou moins consciemment, il voulait me punir… ? »

« Je vous arrête pour incitation au meurtre avec préméditation, etc. »

 

Épilogue sur Julie et caméra cassée

 

Dernier rouage à régler : si le mari ne réagit pas à l’infidélité de sa femme, pourquoi ? Parce qu’il s’en fout, ne l’aime pas et préfère ne pas révéler le vidéotage car s’il le révélait, il serait obligé de débrancher et ne pourrait plus sauter tranquillement Josette.

 


Reste à trouver un titre. Pourquoi pas (idem Mélissa) un prénom féminin, celui de la femme ?

 

Des noms aux personnages.

 

Marie : Bertaux Michel – 41 ans

 

Femme : Bertaux Julie/Béatrice/Viviane) – 29 ans – sans enfants

 

Technicien vidéo : Joseph Castagnetti – 27 ans – célibataire

 

Associé : Christophe Devilliers – 45 ans – célibataire

 


Ou bien : donner un « vrai » titre…

Lequel ?

« Image vue de haut » ?

« Julie vue de haut ? »

 

Encore un point : le début.

Meilleure solution : que Julie découvre vidéotage seule. Elle roule une pelle à Joseph, le renvoie, le rattrape, lui explique, etc. (dans cette solution, ils attrapent l’occasion de monter la machination mais le démarrage est donné par Julie : meilleur)

Seulement : pourquoi le vidéotage au début = parce qu’il servait à la couverture (rapports adultères) mais aussi à ce qu’ils aient (Michel et Joseph) des rapports entre eux. Vidéotage Julie + vidéotage Christophe (deux récepteurs sur bureau de Michel. On ne verra jamais que le vidéotage de Julie). Au début machination, Julie ne remarque pas le branchement du deuxième récepteur donnant l’image du bureau Christophe)

Problème du détail technique qui fait que Julie découvre le vidéotage

 

 Trouvé : caméra cachée. Amie qui passe. Lingerie sexy. C’est l’amie qui a l’idée du voyeurisme.

 

14/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Hier dimanche, commencé à écrire une continuité partiellement dialoguée de « Julie » (12 pages).

 

J’en suis à la scène où l’associé (Christophe) propose à la femme (Julie) de faire peur à son mari (Michel).

 

À partir de là, il faut faire attention et bien baliser le chemin…

Pour mettre en place la mise en scène du meurtre Christophe doit :

 – Prévoir un coup de fil déclenchant avec mise en route d’un timing

 – Être tenu au courant des « enfermements » de Josiane par sa collègue Simone.

 – Prévoir, compte tenu de l’écart avec la dernière baise, que ça risque d’être pour le lendemain.

 – Venir au bureau de Julie le soir prendre le flingue pour mettre les balles à blanc

 – Le rapporter le lendemain matin et le mettre dans le coffre. Julie ne bouge pas de son bureau de la journée, n’allant même pas déjeuner (pas faim).

 Coup de fil de Christophe le soir assez tard = déclenchement du timing  exécution.

 


Hier coup de fil à F.. Je lui annonce l’envoi prochain de ce synopsis puis plus tard (parce qu’il part le week-end prochain à un festival de films polars présenter « La maison piège ») l’envoi de l’image de Pierre avec mes notes en vue réécriture.

Je lui dis qu’il m’est apparu que notre base commune était le goût de traiter de la manipulation.

« C’est tout ce qui m’intéresse, dit-il, la manipulation considérée comme une mise en scène… »

J’ajoute : « Et la mise en scène considérée comme une manipulation. »

Je lui dis que je cherche à préserver nos liens car cette communauté de base peut être très fertile.

Je lui parle de ce synopsis, lui disant qu’il « aura l’impression d’avoir écrit lui-même »…

 

Pratiquement parlant, comme ça risque de faire dans les 40 pages, je compte demander à Solange de me le taper. Ce sera peut-être plus long, mais taper 40 pages, ça me barbe.

 


Hier soir coup de fil de Jean-Pierre B..

Il a de nouvelles idées qu’il me raconte.

La première, celle d’un condamné à mort qu’une organisation contre la peine de mort fait participer à des simulations d’exécution.

Absolument impraticable sur le plan de la vraisemblance. Je le rejette fermement

 – La deuxième : un détective privé enquêtant sur une femme hyper-honnête, à la demande de son mari hyper-jaloux, est conduit à fabriquer des scènes vidéo (avec doublure) attestant d’une infidélité de la femme…

Je lui dis que l’idée a été exploitée dans « Blood simple » (mais le détective le faisait pour avoir plus d’argent) Là, ça pourrait partir du même point mais aller ailleurs (fascination pour cette femme se transformant en son contraire : une haine destructrice)

À suivre

 


Nota sur synopsis :

 

Après début machination, Michel et Joseph ont cessé d’avoir des rapports dans le bureau de Michel (avec surveillance vidéo) (par précaution ils ont même démantelé la surveillance vidéo Christophe)

(mais, passionnés, ils continuent d’en avoir ailleurs. C’est là que Christophe les surprend)

 


Pour les aveux de Joseph : prévoir des flashbacks sur chaque point nécessaire à la compréhension de l’histoire

 


 (Suite de « démantelé surveillance vidéo Christophe ») : lorsque Julie a découvert la surveillance vidéo de son propre bureau, obnubilée par cette découverte, elle n’a pas remarqué qu’il y avait un autre récepteur sur le bureau de Michel. En partant de ce récepteur, elle aurait pu suivre un autre câble relié à une autre caméra surveillant le bureau de Christophe… Ce n’est pas par précaution qu’ils ont démantelé la surveillance vidéo de Christophe, mais par panique que ce soit découvert aussi, après découverte de celle de Julie

 


Déjeuné avec Marie-France Trémège qui me promet d’appeler Jean-François Lepetit à Flash films où « L’image de Pierre » est en lecture (par B.).

 

15/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Notes sur « Julie » :

 

J’ai écrit le synopsis jusqu’à la découverte de la mort de Christophe.

Là, les flics vont commencer l’enquête.

Le mystère est posé : qui a tué ? pourquoi ? Un classique…

Il faut donc alimenter cette enquête, la nourrir, la rendre passionnante…

Là encore : utiliser la vidéo, si possible

(ainsi je pensais que le meurtre ayant été vu par les témoins dans une télé, il pèse un soupçon sur la réalité des choses. Cette image a pu être trafiquée (enregistrée, par exemple). Mais je ne vois pas où ça mène…

 


 (18 h. J’ai écrit la suite ce matin (jusqu’à l’établissement de l’homosexualité de Christophe et de ses relations avec Joseph. On passe donc aux « cuisinage » de Joseph.

Faire un plan :

Joseph : « Ensemble, OK et alors ? pas interdit ! Pour l’histoire mise en scène : pas au courant.

Commissaire : Comment se fait qu’il a profité situation auprès Julie. Bisexuel ?

Joseph : oui, bi. Fréquent et ça non plus pas interdit.

Commissaire : « Pas un « convaincu » (?)  Toi 24, lui 50. Il te payait ?

Joseph : « Pas de rapports d’argent entre nous. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre : histoire d’amour. Il était fou de moi. »

Commissaire : « Tu mens : tu ne l’aimais pas puisque tu l’as tué ou plutôt fait tuer. Ce qui s’est passé : ensemble puis, pour une raison que tu vas me dire, tu t’es mis en tête de le tuer. Lui, faisant confiance puisqu’il t’aimait tellement, raconte son projet pour faire réagir Michel. Tu sautes sur l’occasion : tu remplaces les balles (il emportait pistolet hors entreprise) – tu fais endosser crime par Julie. Pas suicidé, tu l’as tué ! »

Joseph : « Je vous dis que pas au courant, etc. »  cuisinage prolongé  Joseph épuisé.

Commissaire : « Bon, on reprend tout depuis le début. Alors tu michetonnais avec de Villiers ? (Là, Joseph décide d’avouer)

Joseph (épuisé et exaspéré) : « Non, michetonnais pas. J’ai déjà dit qu’il n’y avait pas d’histoire de fric entre nous. Il était dingue de moi, il aurait fait tout ce que je voulais. Il l’a fait, d’ailleurs… ! »

Commissaire (intéressé) : « Comment ça, il l’a fait ? »

Joseph : « Je vais tout vous dire. J’en ai marre. Je veux dormir. Je veux qu’on me foute la paix. C’est pas lui qui m’a parlé de l’idée de mise en scène, c’est le contraire !

Commissaire : « Comment ça ? »

Joseph : « Je voulais le quitter mais il ne voulait pas. Dingue de moi, je vous dis. Si quitté : scandale, aurait révélé homosexualité + viré de la boîte. Jaloux, pire que nana. C’est lui qui m’a obligé à le tuer, avec sa passion. Commencé quand je l’ai découvert vidéo Michel et embrassé. Réfléchi toute journée. Décidé monter un coup. Proposé à Julie se venger en faisant semblant de m’embrasser puis coucher avec moi. Entre-temps tenais Christophe au courant. Lui, ça lui plaisait pas ce qu’il ne pouvait pas sentir Michel, le détestait vraiment. Ça aussi : bien caché. Après lui (pour raisons intérêt boîte). Après ça, lui ai proposé aller encore plus loin : foutre grosse trouille à Michel : coup du faux meurtre. Toujours pour faire chier Michel, il a accepté. Un soir, emporté pistolet chez lui : pour mettre balles à blanc et le remettre dans le coffre le lendemain. Profité pour remettre balles réelles et voilà. Elle a tiré. Il est mort. Ça aurait pu marcher : j’avais un alibi et on aurait accusé cette pouffiasse de Julie. 

Commissaires (le gifle) : « Ta gueule ! Allez on l’inculpe ! »

(C’est le matin. Tout le personnel de l’entreprise attend, assis. Commissaire sort : « Je vous avais convoqué pour vos témoignages car enquête avait rebondi, mais plus nécessaire : Joseph Castagnetti a avoué sa culpabilité. Inculpé pour incitation au meurtre avec préméditation. » Il rentre, les gens se lèvent et commencent à s’en aller. Michel se lève en criant : Joseph ! Joseph ! » et se précipite sur porte. Gardiens le maîtrisent.

 

On retrouve Michel, assis près de Joseph dans bureau, fait aveu :

Michel : « Oui c’est pour moi qu’il voulait le quitter. Christophe ne le savait pas. Pas de raison qu’il soit seul à payer. C’est moi qui ai eu l’idée de la surveillance vidéo de Julie mais aussi de Christophe. Nous servait pour nous retrouver de temps en temps, Joseph et moi, quand tout le monde parti et ne restait plus que Julie et Christophe. On les avait à l’œil tous les deux. Quand Julie venue dans mon bureau en suivant câble, elle n’a pas remarqué qu’il y avait un autre récepteur : elle aurait vu câble allant au bureau Christophe. Cet autre circuit de surveillance, on l’a démonté, paniqués que Christophe le découvre. En même temps, j’ai réfléchi et j’ai eu l’idée que Julie propose que Joseph propose vengeance à Julie. Si elle n’avait pas marché, ça foirait, mais qu’est-ce qu’on avait à perdre ? Entre-temps Joseph a tenu Christophe au courant et c’est vrai que Christophe était content parce qu’il me détestait, sans doute pas intuition, comme s’il « avait su », inconsciemment. Ensuite Joseph lui a proposé le coup de la mise en scène, toujours pour me faire chier, soi-disant. Il faisait vraiment tout ce que voulait Joseph. L’amour pour lui + la haine contre moi, ça aurait pu marcher, mais il a dû se méfier, suivre Joseph et nous voir ensemble. Là il a compris qu’on voulait le tuer pour de vrai.

Commissaire : « Comment vous le savez ? »

Joseph : « Jusqu’au dernier moment, je ne savais pas. Je croyais qu’il était tombé dans le piège, et juste avant l’heure de la mise en scène, j’étais en rendez-vous, il m’a passé un coup de fil : « Je sais tout pour Michel et toi. Je m’efface : je vais faire ce que tu veux. Adieu, je t’aime. » (Silence émotion)

Commissaire : Pourquoi pas suicidé ? S’il t’aimait tellement, il a dû se dire que : enquête, que tu serais inquiété… ? »

Joseph : « Il m’a vraiment aimé. Il a fait exactement ce que j’ai voulu ! »

Silence puis commissaire : « Bien, ça fait deux inculpations lieu d’une… »

 – Sortie Joseph en compagnie commissaire. Flashes. Bousculade. Commissaire le protège tant bien que mal.

Caméra vidéo. Julie s’arrête à sa hauteur, arrache caméra et la fracasse par terre. Têtes ahuries des passants.

Zoom avant  débris caméra. Image arrêtée.

 

ÉCRITURE

 

Un surnom pour un arabe : « Djamel filtre… »

 

16/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

J’ai fini d’écrire le synopsis.

Pour moi, c’est, après « Mélissa », l’Histoire Vidéhorrible numéro 2. Je l’ai intitulé : « Julie ». J’ai en tête que le titre de chaque épisode soit un prénom féminin, (celui de l’héroïne, bien sûr). Mais un « vrai » titre peut aussi être bien…

 

Je suis encore trop dans cette histoire pour avoir un regard dessus… J’attends les réactions pour ça (lecteurs prévus : Mathilde – Marion – F. – M. – Jean-Pierre B. et, du côté professionnel : Salles et autres, d’Hamster, et Horbette aussi…

Eu Salles hier au téléphone pour lui en parler, précisément. Il m’a prévenu qu’il faudrait encore attendre pour d’autres lectures… (C. occupé sur deux tournages difficiles).

 

Sur tous les fronts (Hamster – Horbette – France interrogée – Image de Pierre), il faut, encore et toujours, m’armer de patience.

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Séance aujourd’hui :

 

Je dis à G. : « Par rapport à vous, j’éprouve : peur – agressivité – méfiance – amitié – honte… »

Lui : « C’est ça qui vous fait peur. : d’éprouver des sentiments… »

Moi : « Chaque fois que vous ouvrez la bouche pour me dire quelque chose, j’ai l’impression que vous allez m’annoncer une catastrophe… »

Lui : « Chaque fois que vous éprouvez un sentiment, vous avez peur qu’il vous arrive une catastrophe… »

 

PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Lu une interview de Chertok dans l’Autre Journal (hebdo). Il dit qu’on accuse l’hypnotiseur de suggestion, mais que l’analyse est une suggestion au long cours. Raconte les début : Freud hypnotisait une patiente. Elle se réveille et lui saute au cou. Il a peur. Il dit qu’il n’a rien à voir là-dedans. Il découvre le transfert !

Chertok parle de peur de l’affect (chez les analystes), que la prise de conscience ne supprime pas la cause d’une névrose, qu’il est pour une utilisation mixte des deux : hypnose et analyse « classique ». (Parle d’une patiente qui avait les verrues et qui, en deux séances, a retrouvé une peau de pêche…)

 

Commentaire du 20 mai 2018 :

 

À rapprocher de ma mère découvrant un matin que toutes mes verrues avaient disparu dans la nuit !

 

   Commentaire écrit à 71 ans

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » écriture 

 

Pensant à continuer (mais oui !) la série Histoire Vidéhorribles, je reviens sur mes notes du 11/04, sur la spécificité vidéo :

 

 – Simultanéité dans l’espace peut signifier : positionnement dans le même écran de choses en direct et d’autres en différé.

(Exemple : A (filmé en direct) converse avec B (enregistré). Ce programme est destiné à C (pourquoi ? je ne sais pas encore…) Pour véracité, C peut interroger A, bien sûr (si liaison) (mais pas B ?)

À voir…

 

Ou alors, sur vidéodisque, on a stocké plein de plans de B qui peuvent être des réponses. Aussi, quand C interroge B, l’ordinateur cherche à toute vitesse dans le stock du vidéodisque un plan qui fait réponse à C. Ainsi C converse avec un interlocuteur qui ne lui répond pas « pour de bon » (B est-il mort ? Est-ce une manière de faire croire qu’il est encore vivant ?)

 

La question est : pourquoi B ne répond-il pas directement à C ?

 

Ce qui serait marrant, ce serait qu’il y ait comme questionneurs, après C, un D, un E, un F, etc. qui poseraient tous « leur » question. Compte tenu du volume limité du stock de plans-réponses, la nature des questions amènerait peut-être à ce que certains plans réponses reviennent deux, voire plusieurs fois.

S’il y a interdiction que D assiste au dialogue B-C, au dialogue C-D, etc.… S’il y a cloisonnement, il pourrait y avoir tentative (réussite) de décloisonnement de la part d’un questionneur entreprenant.

 

Je pense à une situation où ce système est exploitable : une secte s’est constituée autour d’un gourou dont la personnalité est charismatique.

Ce gourou tombe mortellement malade. Avant sa mort, afin de permettre la survie de la secte, il organise lui-même une mise en scène. Il enregistre en vidéo une grande quantité de plans-réponses.

Après sa mort, on organisera des « rencontres » entre ses disciples et lui via un système vidéodisque-ordinateur. La programmation de l’ordinateur est modifiable afin d’introduire des plans-réponses qui vont refléter l’évolution de la politique des dirigeants de la secte et ceci en fonction de la personnalité de chaque questionneur (si, par exemple, les dirigeants projettent d’envoyer D dans tel coin du monde avec une politique agressive (car il pourrait s’agir d’un responsable de groupe), on mettra un programme « agressif » dans l’ordinateur et D se verra exhorté par le Maître lui-même (!) à l’agressivité.

 

(Nota : si le nombre des adeptes n’est pas trop élevé, on peut avoir stocké des plans réponses où le maître nomme son interlocuteur).

 

Quant à l’action de décloisonnement de l’adepte entreprenant, il peut s’agir d’un adepte particulièrement fasciné par le Maître qui, justement, cherche à le revoir, à savoir ce qu’il a répondu aux autres.

Le moyen qu’il emploie : comme le « point de conversation » (micro + récepteur) est sévèrement gardé, il peut se brancher sur le circuit qui relie « plateau » au point conversation.

Il pourrait y avoir soit un plateau caché (l’appartement du maître), soit un plateau montré mais de loin : le maître serait assis face à son « intervieweur » (indispensable intermédiaire à filmer pendant recherches plans réponses) vêtus tous les deux du costume de la secte mais le maître ne serait qu’un mannequin (les questionneurs étant loin, ils ne pourraient pas s’en rendre compte en « oculaire ». En vidéo, il pourrait y avoir un système comme ça :

 

 

Caméra 1 : plan large avec le mannequin de dos.

Caméra 2 : gros plan intervieweur

(ces deux plans en direct)

+

« plans-réponses » sur vidéodisque.

 

Je peaufine histoire :

Depuis le début (chronologie « réelle ») = l’entourage du maître (le « bureau politique ») a décidé de changer la politique de la secte, de la durcir, trouvant le maître trop mou. Il y a dans le « bureau » un super-informaticien. Celui-ci propose le plan suivant (il fournira les logiciels) :

– médecins annoncent au maître qu’il est condamné (fausse nouvelle). On lui propose le système vidéodisque pour maintenir sa présence après sa mort et conserver l’unité de la secte autour de lui.

Il accepte et enregistre le stock de plans-réponses (inclus plans permettant de diriger vie personnelle des adeptes).

Au moment d’enregistrer les plans-réponses qui correspondent à un durcissement, il renâcle. Le bureau discute d’abord avec lui, le convainc (il leur fait promettre de n’utiliser ses réponses qu’à certaines conditions. Ils promettent) (le temps que la situation de la secte soit redevenue solide). Une fois l’enregistrement fait, on l’enferme, on le séquestre.

 

(Pourquoi est-ce qu’ils ne le tuent pas ?)

 

J’aimerais aboutir à ce que l’adepte entreprenant découvre qu’il n’est pas mort.

Possible qu’il y ait un montage dans les plans réponses du maître et qu’on lui fasse dire autre chose que ce qu’il a dit (en montant le son et en se démerdant (via ordinateur) pour que l’image ne soit pas sur lui en gros plan au moment des coupures (utilisation de plans de coupe : C1 + C2 + autres (emblèmes symboles) Ainsi les réponses les plus dures, celles qu’il n’aurait pas accepté d’enregistrer sont-elles fabriquées… (d’où sûrement une certaine bizarrerie dans la bande-son…)

 

Idée : après enregistrement, on ne le séquestre pas, mais on le rend malade, on le tue peu à peu (cf. Belkhafi) donc il ne sort plus, ne se montre plus. (Peut-être aura-t-il demandé à voir le premier plateau, mais c’est tout). Ainsi la maladie qu’on lui a annoncée est-elle réelle mais provoquée.

 

Sur ce, le bureau, informaticien en tête, commence l’infléchissement politique.

Reprise en main de responsable avec intervention personnalisée sur leur vie.

La justification du plateau lointain : on n’approche pas le Maître (respect – une sorte de Dieu) (au premier plan : en rang, le « bureau »…)

Il serait mieux que le plateau soit dans ses appartements, genre : il ne sort pas mais établit un contact avec adeptes (un parrain)

 

Là, j’hésite…

 

Bref, l’adepte entreprenant, désireux de revoir le Maître, de savoir ce qu’il a répondu aux autres (par adoration – de plus, il n’est pas d’accord avec la justification du cloisonnement-justification théorique : les réponses du Maître sont adaptées au niveau de chacun et il ne serait pas bon qu’un inférieur écoute réponse à un niveau supérieur (cf. Maçons). Il peut mettre au courant de son projet une adepte qui partage son point de vue.

Projet : se brancher sur circuit vidéo pour enregistrer dialogue du Maître avec les autres.

Il enregistre. Ils relisent. Sont choqués par certaines réponses (dureté – agressivité – fascisme, etc.) Cela les étonne du Maître, ne correspond pas à son éthique.

Il voit et revoit enregistrements et est frappé par le retour à plusieurs reprises des mêmes plans.

Il comprend qu’il s’agit d’images enregistrées. Ils assistent à un plateau truqué (mannequin). Ils remontent jusqu’au Maître, s’introduisent dans ses appartements, le trouvent très malade, agonisant.

Le mettent au courant du détournement.

Le maître avait demandé images utilisées seulement après sa mort, comprend qu’on l’a rendu malade, qu’on le tue et qu’on prépare une succession musclée (il a accepté qu’on « prolonge » sa vie car situation secte : fragile et les autres utilisent cette fragilité pour durcir).

Il meurt. Les adeptes se retrouvent avec cette découverte. Ils repartent. Ils veulent ouvrir les yeux des autres adeptes (donc ne quittent pas la secte) mais le bureau découvre que quelqu’un est venu au chevet du Maître. Ils cherchent qui. Ils annoncent la mort du Maître. Les adeptes ayant été travaillés par les réponses truquées du Maître, ils acceptent le changement d’orientation de la secte.

Les deux dissidents sont effrayés par ce mouvement collectif. Après mort du maître, bureau décide d’organiser encore une « séance » vidéo pour terminer conditionnement.

Les deux dissidents interviennent sur le plateau (maîtrise du pupitre de real.)

Mais = conversation vidéo pour un seul adepte : alors ?

Il faudrait qu’ils puissent installer un grand écran pour la foule des adeptes massés et attendant leur tour (avec incantations maintenant l’ambiance) (peut-être écran installé pour message collectif du maître ?) oui !

Le mec (ce doit être un spécialiste vidéo-informatique) balance son image sur le plateau sur le grand écran et parle à tous les autres. Il est en plan large caméra (grâce à elle). Rapidement, il dit ce qu’il a à dire : trucages (il montre mannequin), dit que le maître est mort et qu’on veut trahir son enseignement. La foule des adeptes, hystérisés, envahit appartements et trouve le Maître mort. Ils exterminent le bureau politique (et placent le dissident à la tête de la secte ?)

Celui-ci intervient sur le grand écran et leur dit de se disperser, de redevenir libres.

Fin sur amour entre les deux dissidents (retour de la sexualité brimée).

 

17/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Pour continuer la série des titres des Histoires Vidéhorribles sur prénoms des héroïnes, il faudrait que l’adepte entreprenant spécialiste en vidéo soit une adepte (prénom ?) qui entraîne un adepte dans sa curiosité.

Rare, un personnage féminin technicienne (+ c’est elle qui a l’initiative dans le couple) (+ c’est elle qui redécouvre sexualité brimée par la secte).

 

Elle peut dire à l’homme qu’elle veut voir le Maître de ses yeux (image # réalité. Elle en a soupé des images (on apprend son métier). L’homme dit : impossible. Alors : le voir encore, profiter davantage de sa parole, écouter ce qu’il a dit aux autres. Elle ne comprend pas qu’on mette barrière à la connaissance. Elle a toujours aimé apprendre (électronique puis mystique), elle est venue là pour ça. Il faudrait qu’elle ait du matériel à elle (caméscope ?) qu’elle pourra brancher sur le circuit pour le pirater.

 

Structure espace :

Grand domaine. Maison au milieu (vaste). Grand écran sur façade maison. Devant maison : petites tentes abritant points de conversation avec le maître.

Massée sur pelouse maison : la foule des adeptes venus de partout.

 

Lorsqu’elle (qui ?) relit l’enregistrement piraté, ce qui la choque :

 – Bizarrerie du son. Elle détecte des coupes (mais bien faites), en faisant le lien avec :

 – Passage caméra bizarre : on n’est pas assez en gros plan sur le Maître.

 – Répétition des mêmes plans (elle relie et rapproche les plans identiques en sautant de l’un à l’autre grâce aux numéros)

Elle acquiert la conviction qu’on fait croire à du direct alors que plans enregistrés donc : Maître pas là. Mort ?

Ils commencent par vérifier ça  ils se faufilent dans la maison, cherchent et trouvent le plateau, voient le mannequin, de dos d’abord, puis, la séance finie, ils voient qu’on embarque le Maître : c’est un mannequin. Pendant la séance, elle, technicienne, doit bien voir que quelque chose ne va pas (son = direct pour l’intervieweur et retour pour le Maître. Elle réagit à ça, mais ne peut pas lui expliquer (ils sont obligés de se taire) (ou alors elle lui explique à voix basse les données techniques de la chose) (« C’est pas normal… ! »)  Après séance, il faut qu’elle cherche la régie et découvre l’ordinateur géant gérant les plans réponses et les passages des caméras. 

 

Ce scénario implique un gros travail sur le contenu et l’ambiance.

 

CONTENU

 – Contenu de l’idéologie initiale de la secte, celle du maître

 – Motivation de la technicienne vidéo pour entrer dans la secte (ainsi que celle de l’homme). Leur trouver un passé, une histoire. Il faut que ça puisse déboucher sur la position prise à la fin : « Laissez tomber ! Rentrez chez vous… » (Il faut qu’elle mette en cause l’endoctrinement inhérent à la notion de secte) (de maître = idole déchue)

 – Ses motivations pour commettre le piratage

 – Motivation du « bureau politique » (appropriation des biens des adeptes ?)

 

AMBIANCE

 – Celle des rapport Maître-bureau

 – Celle des adeptes entre eux

 – Celle des rapports adeptes-dirigeants

 


Depuis tout à l’heure, en réfléchissant à la fin, quelque chose me chiffonne, c’est que je ne voudrais pas qu’il apparaisse seulement une condamnation de l’entourage du Maître (qui aurait dénaturé son enseignement), ce qui laisse la porte ouverte aux « bonnes « sectes où le Maître serait respecté et honnêtement servi.

 

Aussi je pense que le Maître lui-même, à l’agonie, en découvrant l’utilisation qui est faite de son image, doit avouer le péché d’orgueil (vouloir « survivre » après sa mort) et manipulation (ou alors c’est elle qui l’en accuse, violemment. Ce qui marque sa rupture.

Ou alors c’est ce qu’elle dit, à la fin, sur le grand écran = « L’idole est brisée ».

Rejeter toute forme de culte d’un homme, quel qu’il soit.

Pas d’homme providentiel

 


Les adeptes viennent au domaine de partout.

Dorment dans le parc, dans leurs tentes ou en minicar…

Elle a un minicar avec matériel vidéo.

Elle veut faire un reportage sur secte pour en faire connaître au monde la grandeur, etc., mettre sa technique au service secte (elle est écœurée des images auxquelles elle a travaillé).

Dans « son » dialogue avec le Maître, il lui est dit de renoncer et de détruire ce matériel. Elle invoque qu’il lui a coûté beaucoup d’argent. On la fait taire. Pas forcément de le détruire, mais de le revendre et de verser l’argent à la secte.

Double bénéfice :

1/ Ça la choque. Ferments de révolte.

2/ Présence du matériel vidéo pour piratage (en plus enfermé dans minicar)

 

Elle n’est pas forcément écœurée des images auxquelles elle a travaillé, mais elle voudrait mettre sa technique au service de la secte, la faire connaître, disant que dans l’enseignement du Maître, il n’y a pas de secret, que transparence. Casser l’image mauvaise des sectes occultes, etc. Elle réagit en femme de médias.

 

Après ça, ils l’auront à l’œil.

 


Note : l’homme, son partenaire, peut être venu avec elle (vidéo lui aussi ?) (Peut-être pas, pour explication) 

D’où leur proximité… Ils viennent dans le minicar tous les deux.

Pour dormir, on sépare les hommes des femmes. Sexualité réprimée. Ça, ça la branche, car elle sort d’un gros chagrin d’amour. Elle ne veut plus entendre parler du sexe.

 


Il faudrait donner des noms à tout ça…

Secte – maîtres – elle – lui – l’informaticien – le bureau

 


Après son « dialogue », elle se doute qu’on va la tenir à l’œil et qu’on va venir inventorier le matériel vidéo. Elle a une réaction de « propriétaire » (bon, car identification possible : elle en planque une bonne partie dans les buissons près du parking.

(Pas nécessaire. Il peut y avoir un inventaire – avec commentaires doucereux – qui la choque encore plus.

Le fait qu’ils sachent qu’elle a du matériel est-il gênant ?

Peut-être. Risque de les faire se méfier.

Mieux vaut peut-être qu’elle parle du projet de reportage seulement, sans dire qu’il y a du matériel dans son minicar.

 


Prendre l’histoire avant qu’elle n’adhère à la secte. La montrer à son boulot : rompant avec mec ( dégoût sexe (préciser) Montrer son contact premier contact avec la secte : un mec avec qui elle croit qu’elle va coucher (pour se venger d’une tromperie de son mec qu’elle a découvert ?) Elle est pleine d’amertume. Le mec se découvre : le sexe ne l’intéresse pas. Elle, ça l’impressionne. Il lui parle de la secte. Il lui donne livre du Maître à lire ( contenu idéologique).

Elle en parle à son copain (lui est désespéré car au chômage. Tentative de suicide. Elle le soutient) Il la suivra.

Ce background peut être évoqué dans le « dialogue » avec le Maître, où on lui demande des détails ?)

 

Idéologie du Maître =

 – Sexualité réprimée. Réaction contre permissivité. Redécouvrir l’amour (elle = OK là-dessus).

 – Religieux. Croyance en un Dieu. Maître = envoyé de Dieu. Tâche = lutter contre guerre. Progrès  guerre. Lui rendre son sens – amour. Progrès = pas mauvais en soi.

 – Épanouissement de chacun grâce aux biens matériels (sur ce point = bureau diverge car il ne prône pas l’abandon des biens) Inscription des membres dans la société.

Idéal : célibat assumé, abstinence sexuelle jusqu’à la découverte de l’amour, mais, pour les plus exposés à la tentation : existence de centres ou pas de mixité pour les mettre à l’abri de la tentation. Dans ces centres : stage de retour à la vie sociale.

Réaction d’elle après « dialogue » : « Ça ne me suffit pas. J’aimerais savoir ce qu’il a dit aux autres… »

 


Maintenant, des noms, des noms !

Elle : Linda (parenthèse origine portugaise)

Lui : José (portugais, un peu casseur, il ouvre les portes)

Le Maître : Melchior Torracinta

La Secte : « Église de l’œil qui voit »

L’informaticien : Fortran ? Kojève (cf. traître et forfait)…

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

13h35 :

 

Je regarde un extrait de Paris Minuit (nul), je repense au tournage vu avec Mathilde :

 

« Cet été-là, nous vivions, toi et moi… »

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Symbole de l’Église de l’Œil qui voit

 

AGNÈS 

 

Clip de Sting. Je pleure. J’appelle Agnès pour lui dire que j’aime qui est elle est. Je cache mon émotion, je refoule mes larmes.

Quel chagrin, la guerre pour nos enfants, la souffrance, la mort !

Oh mon enfant, que je suis malheureux de n’être pas sûr que tu peux être heureuse !

 

19/04/1986

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

(Samedi 20 h)

 

Christiane B. m’avait téléphoné pour nous inviter, impromptu.

Mathilde : mal au cœur.

« Alors ? » dis-je. « Vas-y sans moi » dit-elle. J’appelle pour dire ça et dis que je lui dis depuis des mois de faire un check-up.

Mathilde prend ça mal.

Résultat : j’annule.

 

Ce qui m’énerve, c’est de n’être pas sûr de mes décisions.

Mathilde : « C’est ton choix » (sous-entendu : ce n’est pas le bon…)

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES »  – écriture

 

Je ne suis pas content de « Linda » : des choses ne vont pas…

1/ Le nom de la secte

2/ Conversation Linda-Melchior : il ne faut pas qu’elle se doute de quoi que ce soit à ce stade. Elle doit pirater pour le revoir, pour en savoir plusécouter ce qu’il a dit aux autres (mais parce qu’il l’a fascinée…)

3/ Après contact Linda-José-Melchior, il ne se passe pas assez de choses.

Faire rebondir davantage.

4/ Le fait que Linda, super-technicienne vidéo, débarque dans un système vidéo est vraiment « providentiel » (<– point épineux !)

Cela dit, sans ça, il n’y a pas d’histoire.

À moins qu’elle ne soit pas techno, qu’elle vienne seule puis, voulant pirater le système, elle fasse venir un pote à elle, cador en vidéo (sous prétexte stage). Genre : elle dit à Arnaud : « C’est formidable. Je connais quelqu’un qui devrait venir, etc. ») (il remplacerait José. Avantage : pourrait être plus « musclé »)

 

Elle demande à lui téléphoner (téléphone pas écouté, on peut admettre que non)

José (alors, c’est lui le technicien vidéo !) arrive dans son minicar.

Là encore, une question : les voitures sont-elles inspectées ?

C’est limite pour un minicar bourré de matériel vidéo.

Ça peut-être ainsi une simple voiture avec magnéto et récepteur TV dans coffre…

(supprime possibilité comparaison des deux images (de plans-réponses identiques) car il faudrait deux magnétos et deux TV.

+ Problème alimentation électrique

+ problème abandon premier personnage Linda qui est assez joli (énergique – compétente – ayant l’initiative – maligne…) 

 

Sinon, si elle n’est pas techno vidéo, si elle fait appel à un pote, il peut venir avec minicar et matériel, on peut admettre qu’ils ne fouillent pas les voitures…

 

Pour l’alimentation, les tentes et le parking peuvent être voisins et il peut y avoir des prises de courant près des tentes (pour éclairage – rasoir – etc.)

Il peut prendre courant sur une prise et tirer une ligne

(ou alors câble courant dans arbres pour lampes éclairage

Mais il doit lui poser la question au téléphone il doit pouvoir répondre qu’il y a du courant.

 

J’aime quand même mieux pour éviter le côté « commode pour le scénariste » qu’elle ne soit pas une techno vidéo tombant sur un système vidéo. C’est vraiment trop facile, trop « fait exprès »…

 

Le pote techno (José) doit alors être rigolard, sceptique, très distancié par rapport au trip secte, mais il le fait car amoureux d’elle (à la blague, il essaiera d’ailleurs, en arrivant, de se faire « récompenser » (sans succès).

 


Bon. Si on reprend les problèmes notés aujourd’hui, ceci est la réponse au problème 4

1/ nom secte

2/ motivation Linda à pirater : elle veut le voir plus

3/ rebondissements

4/ elle pas techno vidéo 

 

Reste 1 et 3… ? ?

 

20/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Réfléchi hier soir tard dans la nuit.

Vu les choses sous un angle réaliste.

 

Normalement, assez vite (dès que mise en scène avec mannequin découverte), ils devraient appeler flics qui, dans le meilleur des cas, se ferait passer pour adapte et prendrait les robes rouges sur le fait (pendant mise en scène)

 

Mais ça fait court !

 

Pensé aux problèmes pratiques de pénétration dans le château.

 

Supposons qu’ils soient trois : Linda – le techno et un pote à Linda, venu au stage en même temps qu’elle, genre loubard, casseur de verrous.

 

La nuit (prévoir couchage pas en dortoir, mais en individuel : tentes – minicar), casseur casse porte (il avait repéré que pas d’alarme). Ils suivent câble et arrivent à une porte fermée (salle du plateau).

S’ils cassent la porte, ça laissera une trace de leur passage (à moins que fausse clef ? Clé genre verrou) ou qu’ils simulent un cambriolage ?

Donc, ils entrent. Le techno remarque :

1/ que pour siège Melchior : pas de caméra

2/ qu’il y a un vidéodisque et un ordinateur (fait marcher le système ?) (sophistiqué car réagit à la voix) (ou alors : listing des plans-réponses appelées par Kojève (ou un autre robe rouge)

3/ un des deux autres découvre le mannequin

 

(2 et 3 peuvent être inversés).

 

Là, deux branches :

 

1/ ils repartent

 – sans rien faire

 – en laissant micro HF

en laissant caméra avec système horlogerie pour mise en marche

 

2/ ils sont chopés par un gardien qui fait sa ronde

 

La solution qui me plairait le plus, la plus productive tout en étant la plus réaliste, c’est celle du micro.

 

Reste à savoir ce qu’ils enregistreront.

 

Quelle est la prochaine étape que je souhaite ?

=  un contact étroit avec Melchior

Encore faut-il qu’ils le trouvent !

 

C’est un peu gros comme risque pour les robes rouges, cette mise en scène vidéo alors que Melchior est dans le château (même s’il est malade)

 

Donc je cherche du côté d’une configuration où il ne serait pas là. Il serait ailleurs, très malade.

 


Et si tout ça se faisait avec la bénédiction de Melchior ! ? (trop malade pour être physiquement présent, mais « mentant pour la bonne cause » : la perpétuation de sa chère importance !)

Ça me plaît car ça n’oppose pas le « bon » maître aux « méchants » disciples détournés de sa pensée.

 

Mais alors, sa pensée respectée, quel intérêt ? : le faire durer. On ne peut pas le « garder en vie » indéfiniment (le temps que cette petite secte devienne suffisamment forte… ?)

 

Ça supprimerait l’histoire des coupes dans le son. Ça me plaît assez car peut-être (?) un peu trop compliqué…

 

Mais si lui est dans le coup, qui révélera la supercherie ?

 

En tout cas, cette solution permet qu’il soit au château (ou alors en clinique pour soins)

 

Les trois peuvent suivre robe rouge (une fois stage terminé), ils le filent et il les conduit à clinique Melchior (clinique psy car il est dingue ?)

 

ÉCRITURE

 

(Bistro à Deuil-la-Barre)

 

Je fais l’appoint pour mon demi.

 – « Ça économise mes vieilles jambes » dit le patron (quarantaine d’années)

 – « Vous avez encore de belles années devant vous !

 – « Il y a des journées qui sont longues… »

 

 

 

 – « Les années sont courtes, mais les journées sont longues… » (<– j’aime assez !)

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

À propos listing plans-réponses (tout de même plus proche de la technologie réelle actuelle) : Kojève peut avoir un petit clavier sur lequel il appelle réponse (qu’on ne voit pas à l’antenne) (il faut qu’il ait tous les numéros des réponses en tête. Ou alors sur listing

= nom de Kojève <– non !

Problème de planquer ce clavier (faisable, question angle prise de vue)

Démonstration de ce système facile par le techno-vidéo

 

Et ça distingue bien Kojève comme l’homme à suivre.

 

Ils le suivent. Il les conduit à la baraque où vit Melchior (pas d’hôpital psy, mais maison avec assistance médicale intensive).

Problème = comment « sonoriser » la maison ?

 

Par ce détour, il faudra revenir à l’intervention en direct pendant séance communication ! (avec des gens qui ne plaisantent pas. Vraiment des kamikazes, les mecs ! ou alors supermen !)

 

À moins qu’ils ne passent le relais à un fringant inspecteur…

 

Qui pourrait venir au stage suivant et se faisant passer pour un adepte…

 

Linda proposerait d’être présente (pour endormir méfiance des initiateurs), le techno suivrait, par amour pour Linda.

 

Le flic pourrait intervenir par la force sur le plateau (le techno brancherait système sur grand écran)  hystérie des adeptes.

 

Pour convaincre flics d’intervenir : une preuve = le techno pirate système vidéo pendant séance et après !

 Image du mannequin qu’on enlève (avant de couper les caméras).

Flic montre ça à juge qui donne commission rogatoire.

Flic libre agir  va au stage.

 


Eu tout à l’heure idée :

 

Et si gens de la secte étaient au courant recherche des trois et de ce qu’ils ont trouvé :

 

Et que, au moment où l’imposture doit être démasquée, Melchior en personne soit là… ! (Par exemple quand flic se présente et demande à voir responsables…)

Un rebondissement…

Mais je ne vois pas où ça mène. Par contre, ça m’éloigne encore plus (et peut-être définitivement) de l’intervention triomphale en direct.

 


Ou alors, ils sont faits prisonniers (en visitant salle plateau)  mis en contact avec Melchior (très malade) qui parle  s’échappent (avec armes)  s’enferment dans salle plateau, branchent le système vidéo sur grand écran. Avec mannequin, dénoncent supercherie, appellent au secours  hystérie des fidèles qui les délivrent  allocution finale de Linda.

 

Je ne sens pas la police dans ce coup. Pas assez « aventures »…

Mais je veux éviter le côté trop « aventures », justement…

(contradictoire, mon cher Watson…)

 


Je suis bloqué sur ce scenar !

 


Mon bel élan n’aura guère duré… !

 


Idée à l’instant. Ils veulent « sonoriser » la salle plateau. Le techno repart chercher micro HF tandis que les deux autres restent pour chercher le mannequin (ils déduisent l’existence du mannequin de prémisses logiques : plans-réponses signifient Melchior pas là en direct, mais on le voit sur le plateau (plan large), de dos  mannequin à sa place.

Peuvent-ils avoir prévu de sonoriser ?

Ce qui serait bien, c’est que le techno ne se fasse pas choper (il cherche dans une pièce attenante et peut se planquer…)

Linda et José le braqueur se font choper, mais José, habile, réussi à choper le micro HF et à le planquer (ils peuvent s’être partagés le matériel).

On les confronte à une robe rouge. On les enferme (que vont-ils faire d’eux ?)

Ils émettent régulièrement. Mais qu’ont-ils à dire ?

 


Solution qui ne résistent pas 10 secondes : on les fouille tout de suite et on trouve le micro… !

 


Décidément ce scénario est trop court.

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

Ce soir : belle déprime !

 

Mal avec Mathilde, avec qui je me sens coupable (coupable de ne pas admettre ses « bonnes ?) raisons de ne pas sortir.

Honteux d’avoir parlé au téléphone à Christiane B. à voix haute alors qu’elle écoutait : « Je vais venir. Tant pis pour elle, ça fait des mois que je vais chez (<– lapsus !) lui dis aller chez le toubib… »

Angoisse à l’idée que je voudrais la quitter, que je ne peux pas, et en pensant aux (mauvaises !) raisons que je me donne de la quitter…

 

21/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Je n’arrête pas d’y penser :

 

Idem jusqu’à visite de la salle-plateau.

Là, ils mettent au point l’intervention en direct pendant séance. Or salle-plateau est « sonorisée ».

On les laisse faire.

Intervention en direct et là : coup de théâtre = Melchior arrive sur chaise roulante et retourne la situation

 hystérisation de la foule des adeptes

 

NON

 

Encore une idée :

 

Idem  découverte salle plateau et mannequin.

 

Ils ressortent et discutent dans minicar (?). Ils ne savent pas si Melchior est vivant.

 : conflit entre techno qui veut prévenir flics et Linda pour qui le plus important = ouvrir les yeux des adeptes. La police ne le fera pas. Elle veut intervenir pendant séance en direct sur grand écran. Il la conjure de renoncer. Elle est opiniâtre (un peu dingue elle-même).

Il part prévenir police (après avoir appris à Linda et José comment manipuler le système vidéo)

Linda et José interviennent pendant séance du lendemain.

Désarroi fidèles. Mais coup de théâtre : Melchior arrive (sur chaise roulante). Il retourne la situation. Les fidèles envahissent le château, s’emparent de Linda et José, en pleine hystérie.

À ce moment, les flics rameutés par techno interviennent  Fort Chabrol des adeptes les plus givrés. Linda et José sont pris en otages. Melchior présent. Négociation par intermédiaire poste de communication : «  mise en scène » à plusieurs caméras ?)

Analyse débordement de la foule. Melchior dépossédé de son influence. Galerie de dingues montrant leur gueule à la caméra. (mise situation sur circuit TV national ?)

 Conclusion ?

= Suicide collectif (cf. Amérique du sud) + meurtres de José et Linda

(pas un bruit. Coupure communication  flic entre. Cadavres partout

 techno branche circuit et fait déclaration sur grand écran refilmé par télés nationales (antisectes)

 


Oui. J’aime cette version et elle me semble assez longue (?) (Pour 52 minutes, pas 90…)

Peut-être : pas de meurtre de José et Linda.

Flics entrent dans salle plateau. Cadavres. Linda et José planqués, terrorisés  déclaration techno sur grand écran

 


Idée supplémentaire (19 h) :

 

Le suicide des adeptes enfermés est provoqué par la mort du Maître…

(mort du père qu’on négligeait vivant, dont on se réclamait pour dévider sa propre dinguerie, en le reléguant au rang de potiche mais en le gardant comme une sorte d’idole, sur une île de folie, mais qui, une fois mort, manque et dont l’absence creuse un trou créateur de vertige, avec phénomène de désespoir et aussi un mimétisme (José et Linda devienne alors secondaires).

 

Pendant l’enfermement : les adeptes utilisent Melchior comme centre d’un appareil improvisé de rites qu’ils inventent. Melchior se laisse faire, heureux, cacochyme, ne pigeant à peu près rien.

Par contre, une robe rouge présente, Kojève (?) (présents en salle plateau au moment de l’intervention de José rt Linda = Melchior et Kojève),. Il est, lui, très lucide. Il obéit aux ordres des adeptes (qui se sont emparés du flingue de José au prix d’un ou deux mort) lorsqu’ils lui demandent gros plans caméra, etc. ( réalisation vidéo sous la menace) (peut-être image enjolivée pour leur faire plaisir)

 

 Moment de folie (exemple : pour se faire donner à manger, il faudrait qu’ils ouvrent la porte, mais un des dingues qui a regardé la télé, comme tant de dingues, dit : « Non ! C’est trop dangereux…! On ne mangera pas… ! »

Surprise des autres puis rires, applaudissements : « Oui, oui, c’est ça. On ne mangera pas ! On les a eu ! Ils voulaient nous avoir ! » Ils entourent le dingue, le félicitent, l’aclament. Lui, modeste mais flatté, se laisse faire… !

 


Je crois que c’est mûr. Je suis excité et triste.

 

Qui voudra de mes folies ?

 


 (21h30)

 

J’appelle Jean-Pierre B. pour savoir où il en est. Il me dit que Dominique L. lui a parlé du « gel » de l’audiovisuel et que ça a « gelé » aussi son désir d’écrire.

Je lui réponds que Dominique L. : pas la même place que nous dans processus de production. Nous : au stade projets

 

Pouvons les faire exister au moins sur papier même si doivent attendre.

 

Ce qui me frappe, c’est la naïveté de ce psychanalyste : comment ne pas comprendre que les paroles de DL sont dictées par la jalousie et le désir de nuire, de détruire.

Je formule cela dans le petit mot que je lui envoie avec « Julie ».

 

FEMMES – MARIELLE

 

Hier, appelé chez Marielle à L’Isle-sur-la-Sorgue. Ça fait plusieurs jours que j’y pensais.

Sa mère m’apprend qu’elle est partie en décembre au Congo avec un type de 30 ans, d’origine algérienne, né à L’Isle, qui est plombier là-bas… !

Plombier au Congo ! La vie est surréaliste ! Elle va monter un salon de coiffure là-bas, a fait venir le matériel. Elle écrit à sa mère qu’elle est heureuse mais sa mère n’y croit pas.

Sa mère va lui dire dans sa prochaine lettre que je souhaite lui écrire si elle est d’accord. J’en doute.

Je veux lui demander de ses nouvelles.

Mais est-ce bien de projeter ainsi son passé à cette fille par-dessus les kilomètres et les années ? 

 

VÉCU – TÉLÉVISION

 

(3h30 !)

 

Je ne dors pas et je me lève à six heures pour être à huit heures à la Maison de la Radio pour direct « À cœur ou à raison »… !

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Mathilde est très fatiguée, très énervée par son boulot.

Et elle va partir pour 10 jours en Asie, seule !

Ce soir, on parle. Elle me dit : « Moi, à la place d’un homme, je ne voudrais pas d’une femme comme moi… !

Elle s’explique : pas féminine.

Son but : un foyer. Un foyer pour elle, c’est être ensemble.

 

En ce moment : je suis triste parce que je pense aux ruptures, aux séparations, aux amours qui ne se sont pas faites (Marielle, Colette et Mathilde aussi, peut-être ?)

Pourtant, au fond de moi, dort cette aspiration à la fidélité que je n’ai jamais concrétisée dans ma vie…

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » – SCIENCE – écriture

 

Lu dans l’Autre Journal quelque chose qui peut être une base pour une nouvelle Histoire Vidéhorrible (in Autre Journal n°9 – article « Pourquoi » d’Isabelle Stengers). 

(à propos guenon Sarah, élevé par les Premack :

« Sarah, capable d’associer l’image d’une allumette à un extrait de bande vidéo représentant un homme grelottant près d’un radiateur éteint, ne fut jamais capable de chercher dans l’enclos réel le fruit qu’elle avait vu un moniteur y cacher dans une scène filmée… !

 

 Idée (?) = Quelqu’un à qui on fait passer des cassettes vidéo qui l’invitent à faire quelque chose.

 

25/04/1986

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION – TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES »

 

 (11h20 Salle d’attente dentiste)

 

Le soleil est revenu, c’est la seule bonne chose de ces derniers temps…

À part ça :

Je n’ai pas de boulot, pas d’argent, pas d’amis (on ne m’appelle presque plus. Le téléphone reste muet), pas le moral… !

 

Continuer à écrire ? Oui, je crois que c’est la seule chose à faire. Peut-être (? ? ?) en aurais-je des fruits ?

 

Je suis dans « Linda ». Je vais aller jusqu’au bout. J’aime assez, dans le principe, cette folie en groupe devant les caméras des dingos de la secte, mais c’est difficile à préciser. Il y aura du boulot ! Au stade du synopsis, je crois que ce sera bien !

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION – FEMMES

 

(16 h)

 

Terrasse « Obligado » : il était en travaux, je n’y étais pas venu depuis pas mal de temps. Retour à la terrasse et retour du soleil ! Feuille blanche… 

Odeur du ciment à cause des travaux…

Souvenir (le temps d’une seconde peut-être ?) d’une maison fraîche, pleine d’ombre et de mon angoisse (maison d’un passionné d’entomologie, quand je faisais ce sujet sur Monsieur Fabre, près d’Orange), souvenir bref, fugitif de ma souffrance loin de Colette…

J’hallucine une solitude, s’il n’y avait personne (je veux dire aucune femme amoureuse)…

Je me complais dans la nostalgie, cette douleur est délicieuse à certains égards.

Je note que d’une manière purement « auto-déclenchante », je me suis mis à souffrir que Marielle m’ait repoussé (quand j’étais à Avignon) (alors que c’est moi qui l’avais repoussée, par deux fois (en n’étant pas libre pour elle).

« La nostalgie est auteur de romans… »

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES »

 

(20h20 – après séance)

 

« Dov’andro al dila di Linda? »

 

26/04/986

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

J’ai compris ce que je ressens : je me dis que « les choses passionnantes n’arrivent que dans ce que j’écris »…

 

C’est le sentiment dominant en moi, en ce moment.

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Séance d’hier :

 

Je parle de Marielle, disant que je suis cause de ma nostalgie puisqu’à deux reprises je n’étais pas libre.

 

G. : « Vous découvrez des parts de vous ça et là. » : « Fous le camp, je ne veux plus te voir », c’est une part de vous. Vous découvrez parfois avec stupéfaction que vous pouvez le dire aux autres… »

 

(+ Colère lorsque je crois m’être débarrassé de certaines parts de moi et que G. me montre que ce sont des parts de moi…)

Il évoque la perte de Bobby… (se débarrasser du chien…)

 

FEMMES – MARIELLE

 

Aujourd’hui coup de fil de la mère de Marielle. Elle l’a eue au téléphone, lui a demandé de ma part si je pouvais écrire. Elle a dit oui. Elle était, paraît-il, très contente…

 

27/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES »

 

Écrit hier fin de « Linda » : discours Sébastien devant les caméras.

Mais ça ne va pas ! Trop sentencieux, trop « message final ».

Bien sûr, il pourrait se, se retrouvant seul sur le plateau, traverser la pièce et sortir, simplement…

Mais j’aimerais boucler la boucle (une fois de plus) : qu’il utilise ce système d’intoxication pour le critiquer (système permettant sa propre destruction. Cf. « Privés de télé » de Breugnot).

Il faudrait qu’il dise : « Ne croyez pas aux images, méfiez-vous des images. Elles peuvent être fabriquées. Les croyances aussi et, dans ce mouvement, peuvent s’infiltrer des gens qui sont de pauvres malades au début et qui peuvent devenir dangereux. Vous l’avez vu. Essayons d’être raisonnables, la folie est forte, elle est déjà présente dans bien des lieux, ne lui donnons pas l’occasion de gagner du terrain. »

 

Écrit. Terminé !

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Mathilde est partie hier. Victor est venu chercher les enfants à midi.

Je suis seul.

 

Sentiment de vide.

 

« Un type qui est aimé et qui ne s’en rend pas compte » a dit de moi Mathilde :

 


J’ai du mal à accéder à la « grandeur de l’endurance silencieuse et solitaire »… !

 

28/04/1986

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » – écriture

 

Idée (à partir note du 23 sur article dans l’Autre Journal sur guenon Sarah (<– ça fera un titre, d’ailleurs)

 

= Femme reçoit cassette vidéo. Elle la regarde au magnétoscope (cassette envoyée par un homme amoureux d’elle).

Contenu = ? (Peut-être reprendre l’idée de l’article : homme qui cache quelque chose quelque part pour elle)  elle y va et trouve l’objet.

Mais, pendant ce temps, il la filme et lui enverra cette nouvelle cassette où il se montre embrayant sur elle. Mais comment ?)

 relation des deux qui ne se rencontrent jamais !

 mari s’aperçoit de ça : jaloux ! Il intervient lui aussi par vidéo, mais comment ?

 

C’est un film sur le langage non écrit.

 

Développer.

 

Aux lignes, citoyens !

 

SOCIÉTÉ – TECHNOLOGIE

 

Émission « Le temps des usines » : images tournées chez Matra.

« Salle blanche ». Hyper technicité. Dialogues incompréhensibles.

Si on veut un professionnalisme ésotérique : aller chez Matra.

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES »

 

Coup de fil de Jean-Pierre B. très élogieux sur Julie

 

PROJET « L’IMAGE DE PIERRE » 

 

Lettre d’Horbette élogieuse sur « L’image de Pierre ». Conseil : « Faites-en un film, présentez-le à l’Avance… » ! !

 

Commentaire du 29 juin 2018 :

 

Je m’étais bien gardé de lui dire que c’était déjà fait et… refusé !

 

   – Commentaire écrit à 71 ans

 

29/04/1986

 

AMIS – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION 

 

Répondu, enfin, à Jean R..

« Tirer ma révérence »

(me fait penser à l’expression employée par C. au moment mort de Nini).

 

VÉCU – FEMMES

 

Passé à « Ma vie bijou » : rencontré là Régine. Très préoccupée par un infarctus cérébral de son père à 53 ans !

M’a confirmé ce que j’avais perçu… Dit que si elle quittait Victor, elle souhaitait garder le contact avec moi.

 

Je repense à mon contact avec la mère de Marielle. Ce qui me frappe, c’est la complicité de cette mère avec moi.

Quelque chose d’étrange là-dedans… De pervers…

 

Je vois avec lucidité ce qui va se passer avec Marielle. Son attitude : « Je suis avec un mec, je lui suis fidèle… »

Quelle place pour moi là-dedans ? Encore une histoire ambiguë.

Écrire, mais quoi ? « Comment vas-tu ? Qu’est-ce que tu deviens ? » Et basta 

Lui donner l’initiative. 

Mais elle n’en prendra pas !

 

PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Admettre une fois pour toutes qu’on est seul ! Et qu’on le reste, qu’il n’y a pas de fusion possible, qu’il faut rester vigilant même à l’égard de ceux qui vous aiment.

 

AGNÈS – MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1887) 

 

Séance d’hier. Je pleure, parlant d’Agnès.

(Évoqué ma peur de ne pas pouvoir la protéger, mon chagrin a n’être pas sûr qu’elle soit heureuse).

G. : « Vous projetez sur elle le désarroi où vous étiez devant ce que vous pensiez être l’impuissance de votre père. » ( Me fait penser à son impuissance au moment mort de Nini).

 

30/04/1986

 

FEMMES – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Et si j’aimais une femme, au lieu d’aimer l’amour qu’elle a pour moi… ?

 

Si je l’aimais même quand elle ne m’aime pas… ?

 


J’ai écrit ça tout à l’heure sur une terrasse des Champs-Élysées, côté soleil (page éblouissante de blancheur).

Je suis maintenant dans une brasserie près de chez Marion avec qui j’ai rendez-vous à 3 h pour réparer un robinet ! J’ai trimbalé toute la matinée mes outils dans mon sac !

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Séance aujourd’hui

Je dis « Les êtres, les relations, les objets peuvent disparaître. Il faut vivre avec cette idée… »

G. : « En tout cas, c’est votre peur… »

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION – 3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

Soleil. Printemps.

Intensité de jouissance presque douloureuse.

J’ai dit à G. que je demandais souvent, en ce moment, si, dans ma solitude, j’étais heureux ou malheureux et que je ne le savais pas… !

 

Je crois que c’est les deux.

 

Tiens, là, tout d’un coup, Mathilde me manque !

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » – VÉCU – AMIS

 

Hier, j’appelle F. au montage pour lui dire qu’il n’aura « Linda » que la semaine prochaine. « Je suis en plein montage… » dit-il. J’abrège.

 

Il me rappelle le soir pour s’excuser. Il me révèle qu’il a une grand-tante (qui lui a servi de mère, car celle-ci est morte alors qu’il avait trois ans) qui est en train de mourir… !

 

FEMMES – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

(18h45)

 

Je suis allé chez Marion réparer son robinet.

Resté seul car elle avait un rendez-vous et que je téléphonais, j’ai lu son journal. Elle y parle de moi et écrit que nos problèmes, à Karen et moi, viennent de ce que nous sommes nombrilistes. Ainsi mon infidélité. Comme j’ai parlé de mon besoin de séduire pour me rassurer, elle y voit un manque d’attention à l’autre…

 

Si on « s’aime correctement », dit-elle : plus de problème !

 

C’est vrai. Mon auto-dévalorisation chronique est cause de bien des problèmes.

Manque de confiance en moi  manque de sérénité  exigence de gage chez l’autre, chantage, tentatives de domination, de manipulation, etc.

 


Je repense aux propos de Mathilde : « J’en ai marre d’un mec qui pleure tout le temps sur lui-même… »

 


Le problème est de repérer, dans l’histoire personnelle, qu’est-ce qui entame l’estime de soi, parfois d’une manière catastrophique, indépassable et fait tourner l’être en rond, dans un carrousel d’âne aveugle, attelé à sa culpabilité, à sa méfiance, sa propre surenchère destructrice…

 


Hier, nous parlions au téléphone avec Marion de dîner chez l’un ou l’autre… Soudain elle me demande de venir réparer son robinet qui ne coule pas.

Je trouve ça riche de sens, mais lequel ?

Elle me demande de faire couler le robinet… Ça pourrait être aussi direct que ça. Je sens bien son désir, après tout. Un être fragile, Marion…

Fondamentalement pas violente…

 

Commentaire du 20 mai 2018

 

Marion, dont le fils s’est suicidé en se défenestrant (il avait écrit : « Ce geste, je le ferai rapide » : Karen m’avait lu un poème de lui où il disait cela) et qui s’est suicidée elle aussi (en se défenestrant aussi, je crois). Un souvenir terrible dans ma vie. L’absence de violence que je voyais en elle cachait peut-être une violence qu’elle a retournée contre elle-même.

 

   Commentaire écrit à 71 ans

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Séance d’il y a quelques temps :

G. me parle de ma peur de laisser échapper des morceaux de moi (je ne veux pas faire caca)

Peur de l’explosion, du morcellement.

(Exemple : maigrir = le plus beau cadeau que je pourrais faire à une femme).

 

01/05/1986

 

MUSIQUE – CINÉMA

 

Le début de « L’or du Rhin » : nappe de cordes…

(Puis arrivée de voix de femmes : décevant). Mais le début est utilisable pour créer un climat.

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

(14h20)

 

Je suis à une terrasse place Gambetta. Je mets ma tête dans mes mains, fermant les yeux. Rumeur autour de moi. Conversations. Enfants.

Hier déjà, j’ai eu ainsi l’impression d’être sur une plage.

Et je repense à une plage, en vacances avec Jocelyne, où j’avais ressenti une angoisse. Je ne l’analysais pas bien.

Aujourd’hui je comprends que j’éprouvais la certitude (c’est un mot puissant, en a pas tant que ça, des certitudes…) que rien jamais ne se passerait, que rien ne viendrait changer ma condition

 

Que faire contre le poids de la mort qui m’étouffe et m’empêche de vivre ?

Et mon corps, et mes douleurs ? Il y a toujours un coin fiché dans l’instant présent, qui le fissure et l’écartèle…

 

VÉCU – CHOSES VUES

 

Un vieil homme descend l’escalier du métro à reculons, s’accrochant à la rampe, sa béquille à la main…

Personne ne le remarque.

Qu’est-ce qu’on est seuls !

 

PROJET « MÉLISSA »-» LE DRAGON ROUGE » – CINÉMA – VÉRITÉ – RÉFLEXION

 

Il m’arrive maintenant de me dire que le jeu avec la vérité de « Melissa » est peut-être, en effet, facile… (« en effet » car certains l’on dit).

Aussi j’ai tendance à chercher des histoires où la réalité n’est pas sapée de cette façon (« sapée » au sens d’habillée, travestie… ?)

 

02/05/1986

 

VÉCU – MUSIQUE – NOSTALGIE

 

J’écoute « Alice’s restaurant » par Arlo Guthrie.

Souvenir de ces vieilles années… Humour nostalgique…

Je repense au prof de philo américain rencontré en vacances en Espagne avec Jocelyne…

 


Maintenant j’ai mis « Too high » par Stevie…

Souvenir de 1978. Rue de Tocqueville…

Je pensais tout à l’heure que ça fera bientôt 10 ans ! J’ai l’impression que c’était hier… Je ne suis pas sorti de cette époque…

 


Mais ils sont loin, la petite lampe bleue et mon romantisme d’alors !

 

ÉCRITURE

 

En ce moment, je suis seul et les jours passent, rapides et vides, comme les wagons déserts d’un train fantôme…  (ouh que c’est beau !)

 

FEMMES – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Ah si j’arrivais à avoir de l’humour !

Cf. Wittgenstein : « Je suis à Dubois dont on fait les cercueils… »

En ce moment, je repense à Maja (parce que c’est au Club Med où je l’avais rencontré que j’ai lu Wittgenstein…) « » Couteau sans lame auquel manque le manche… »

 

J’aimerais bien la recontacter mais comment ? Je ne vois aucun moyen. Elle n’était pas si mal, cette femme. Un peu comédienne, certes, mais pas vraiment méchante…

Après tout, elles sont bien, ces femmes qui refusent de coucher avec un homme parce qu’il y a quelqu’un dans sa vie… ! Elles ne voudraient pas qu’on le leur fasse, alors elles le font pas aux autres…

 

Commentaire du 20 mai 2018

 

Une note pleine d’erreurs 

1/ ce n’est pas Wittgenstein qui a écrit « Je suis à Dubois dont on fait les cercueils… » mais Tristan Corbière 

2/ Maja n’était pas telle que je la décris ci-dessus puisqu’elle couchait avec moi pendant que j’étais avec Colette et c’est d’ailleurs à l’issue d’une nuit où j’avais pleuré comme un enfant dans son lit à cause de ma relation avec Colette qu’elle a pris peur devant la violence de mon désespoir et m’a dit qu’elle ne souhaitait plus me voir.

 

   Commentaire écrit à 71 ans

 

FEMMES – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

(18 h)

 

Je tourne en rond, désœuvré. Alors j’appelle au téléphone.

Me suis fait donner par les renseignements le numéro de Colette pour, peut-être, entendre sa voix et raccrocher sans rien dire.

Rappelé Régine de TF01, qui va faire un stage dans une boîte de prod (l’AFTI !) et n’a même pas compris le sujet de la série Histoires Vidéhorribles (alors qu’elle avait lu « Mélissa » !)

Elle me dit : « C’est bien de m’avoir appelée, moi, je ne l’aurais pas fait… ! »

 

J’ai du mal à accepter, à assimiler les ruptures. Je pense aux gens longtemps après encore (Colette – Marielle – etc.) J’envie cette tranquillité d’esprit de certaines gens…

(cf. mes rages lorsqu’il en était ainsi avec Colette, impassible, inamovible…)

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

(20h15)

 

La séance d’aujourd’hui porte sur les ruptures.

Je refuse d’en endosser l’entière responsabilité.

 – « Si on parlait plutôt d’initiatives ? » dit G..

 

Si j’arrêtais de prendre des initiative conduisant aux ruptures… ?

 

Et aussi :

 

G. : « Si vous vous expliquez ainsi, c’est pour vous justifier, par culpabilité (je faisais un « bilan ») J’attribue ma culpabilité au fait de m’être méfié de mes parents après la perte de Bobby (et de me l’être reproché).

Je dis que pensée des « Cinq psychanalyses » par Freud : mon but = être à la fois « l’homme aux loups » et le lecteur du résumé de la psy qu’en a fait Freud.

G. : « L’ennui, c’est que Freud n’a pas fait le résumé de votre analyse ».

 

À propos ruptures : « Vous vous plaignez de cela, mais vous refusez qu’on travaille dessus… »

 

Raconté rêve de cette nuit : Colette me montrait son enfant (un fils). Je le trouvais « souriant et ouvert »…

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES »  – IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

Notes pour « Sarah » (?) :

 

L’homme se filme écrivant sur un mur : « Je t’aime, Sarah »  elle passe devant ce mur et voit l’inscription.

 

 Problème pratique : comment peut-il être sûr qu’elle regardera la cassette et seule ? (Il le faut, en effet).

 

Et si magasin de télé : elle passe devant chaque jour. Chaque jour le mec mais image pour elle dans télé (par magnétoscope). Un jour, elle finit par voir… (mais alors, ça repère géographiquement le mec : proprio du magasin.

 

Ou alors : mec pirate le circuit TV de Sarah.

 

Et si le type masquait son visage dans plans qu’il envoie ?

 

Commentaire du 20 mai 2018

 

Je retiens de cette note la jolie idée d’un type propriétaire d’une boutique vendant des télévisions et qui, pour attirer l’attention d’une femme qu’il aime, met sur l’écran d’une télé ou de toutes une image en lien avec cette femme et/ou en lien avec l’amour qu’il a pour elle. Déclaration d’amour par image. Ce concept est devenu banal depuis Internet et la vidéo, mais si c’est concret, physique, réel ? mais y a-t-il encore des télés dans des vitrines ?

 

   Commentaire écrit à 71 ans

 

MUSIQUE – LÉO FERRÉ – MORT

 

Émission avec Ferré, ce soir. Il raconte une histoire (qu’il dit vraie ! peu importe, elle est très bien…) : le téléphone sonne. Il décroche. Voix de femme : « Bonjour Monsieur Ferré, je suis la mort. J’aime beaucoup ce que vous faites… ! » Et ferré répond : « Moi aussi, Madame. Moi aussi, j’aime beaucoup ce que vous faites ! »

Et il raccroche… !

 

VÉCU – 2ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : COLETTE- KRYSTELLE

 

Ce matin : appelé chez Colette. Entendu voix de Krystelle… Vite raccroché. Sa voix a changé. Elle doit être bien plus grande maintenant !

 

TÉLÉVISION – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES »  – écriture

 

(17h15)

 

Trouvé idée pour « Sarah » : inverser l’ordre des choses : au lieu qu’il lui envoie des plans pour qu’elle aille dans tel ou tel lieu, c’est lui qui la filme dans tel ou tel lieu (images volées) et se filme après dans le même lieu, en contrechamp (exemple : partie de tennis ou elle a joué réellement avec quelqu’un d’autre et où, par le montage, elle joue avec lui…)

 

Pensé à introduire une fille qui lui ressemble beaucoup (c’est peut-être cette ressemblance qui a donné l’idée à l’homme de monter cette histoire) Cette fille est son « double » et joue sa doublure dans les plans larges (pour qu’on ait, comme disait Bazin, et le cheval et le petit garçon)

 

Cette fille-double est, elle, amoureuse du mec. Elle est furieuse qu’il en aime une autre qui, de plus, lui ressemble… !

 

(me fait penser à « Sibylle »…)(c’est vrai qu’on me disait : « On aimerait que ça dure plus longtemps… »)

 


Non. Il vaut mieux qu’il ait l’idée de la doublure après être tombé amoureux de Sarah et que ce soit une fille qu’il paye.

 


Peut-être que, cette fois, il faudrait montrer le processus en train de se faire au lieu de créer un suspense (id est : commencer par être avec le mec quand il tombe amoureux. Montrer ses motivations pour monter la mise en scène. Montrer la réalisation des choses : 1/ le filmage de la fille 2/ son auto-filmage en référence. Montrer la fille qui reçoit la cassette et la regarde. Alors nous ne partageons pas sa surprise et ses interrogations (puisque nous savons), mais nous dégusterons le beau travail puis, par la suite, il faut que ça rebondisse.

 


Mais d’abord : y a-t-il tellement de situations qui se prêtent à cette mise en scène (id est : où elle puisse être filmée en cachette, mais d’une façon qui permet un contrechamp… ?)

 

 – Partie de tennis (si le court peut être filmé d’une planque… (Nota : si elle va sur le lieu où était la caméra, elle peut trouver une trace…) (+ référence supplémentaire à « Blow up »)

 

Commentaire du 20 mai 2018

 

Encore une jolie idée qui mérite qu’on la conserve… Très jolie, même…

 

   Commentaire écrit à 71 ans

 

PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

(18h45 – bus pour aller chercher Aline)

 

Je reviens sur cette inversion. Finalement, je préfère une mise en scène à laquelle il la convie (c’est une comédienne ?)

Il lui communique (avant) les scénarios avec tel et tel jeu, tel et tel dialogue. Elle va dans le décor. Elle peut voir la caméra et le caméraman. C’est un copain du type. Ils parlent de lui (rêve plutôt que réel). Elle se prête à plusieurs scénarii innocents.

Puis elle revoit une cassette où elle « assiste » à un meurtre.

Est-ce vrai ou faux ?

Elle contacte le caméraman. L’homme a disparu.

Elle recevra plusieurs cassettes successives avec autres meurtres dont elle est « témoin » (il a récupéré plans faisant partie de différentes mises en scène qu’il a réutilisés habilement (voir concordance) Elle et le caméraman vont à la police, mais on a que l’image des « victimes ». Ils guettent si disparitions…

 


Pour qu’elle ait confiance et se prête au jeu, il faudrait que le caméraman soit un copain à elle. Le « metteur en scène » = copain à lui qu’elle ne connaît pas, mais qui la connait, lui (comment ?) (Par un film où elle joue !) et qui est tombé amoureux d’elle.

Elle est séduite par l’originalité de sa démarche. Le contenu des scènes doit être un dialogue amoureux.

 

Il faut qu’on le voie avec le copain caméraman visionner les scènes montées (on ne se pose pas de questions sur l’implication éventuelle du caméraman dans les scènes de meurtre).

Donc elle reçoit la première cassette où lui est remplacé par un autre homme (dialogue amoureux)

Lui est présent et assiste à ça (dans le contrechamp).

Elle s’en va. Les deux hommes restent seuls. Il tue l’autre homme (jalousie)

 

Pour que ce soit possible, il faut que cet autre homme joue, comme elle, comme un acteur.

 

Nota sur mise en scène avec elle : il ne lui donne que le texte de ses répliques à elle… Ainsi elle (et nous) avons envie de découvrir les siennes.

Peut-être caméraman (techno vidéo) lui remet un bout à bout de ses répliques à elle sans celles du type =

1A – 2A – 3A – 4A – 5A – etc.

et après, on verra :

1A – 1B – 2A – 2B – 3A – 3B, etc.

 

(Suite de « comme un acteur ») : Ils vont chercher de ce côté-là (avec doc photo d’après la vidéo), ils fouillent dans des fichiers d’acteurs.

Pendant ce temps, lui a disparu.

Peut-être : s’il a fait avec elle disons 5 mises en scène. Elle reçoit cassettes « trafiquée » des 5 = 5 meurtres.

Ils retrouvent les cinq acteurs. Ils sont vivants. Mais elle a peur que ce soit un « avertissement » et qu’il passe au réel en tuant l’un des 5.

 

La chute pourrait être : on découvre à la fin qu’elle avait un amant. Il était en voyage. C’est à la faveur de cette absence qu’elle se prêtait à ce jeu ambigu.

Or, on lui télégraphie : son amant a été tué (il a disparu pour aller le tuer sur place).

En chercher du côté de la fiction, on trouve du côté du réel… !

 


Les 5 « mises en scène de meurtre » ont été 5 « répétitions »…

 


Pour avoir « le cheval et le petit garçon » : il lui ferait mettre tel costume (apporté par le copain caméraman) et dans les contrechamps il mettrait une actrice, de dos, avec mêmes cheveux et même costume…

 

Nota : si elle avait envie d’aller chez lui ?

Il faut que le copain caméraman respecte consigne de ne pas donner l’adresse (il respecte le désir de son pote : timidité ? rêve plutôt que réel ? (<– Oui plutôt !)

 

Il révélera adresse (et ils iront) après premier traficage mais il aura disparu… !

À propos de l’amant : il faudrait que le copain caméraman (copain des deux) en ignore l’existence. Elle l’aurait rencontré depuis peu et il aurait été obligé de repartir cause boulot. L’autre, le fou, en saurait plus que le caméraman. Il l’aurait appris en faisant faire enquête sur elle (ou en la faisant lui-même. À mettre au point…)

 


Je reviens sur l’histoire des meurtres.

Les 5 mises en scène-dialogues amoureux peuvent être trafiquées pour aboutir à flirt s’approfondissant avec un mec. Aux quatre premières, le fou fait des menaces. À la cinquième, il tue.

 Interrogation : vrai ou faux  Flics. Flics traînent en longueur car aucune victime correspondant au signalement  ils vont eux-mêmes dans les fichiers. Ils cherchent. Ils trouvent le type. Il est en vie. Elle se met à avoir peur d’une « répétition ». Prévient l’acteur qui prend la trouille (et la colère).

 

Et si le suivait partout, inquiète et avait une histoire d’amour avec lui ! (fiction devenant vraie. On s’attend alors à ce que le meurtre se produise, désormais justifié ! Ils s’en rendent content et prennent peur (se séparent vite fait).

Coup de théâtre : c’est l’amant « officiel » qui est tué, dans un endroit (où elle ne peut l’appeler et d’où il ne peut l’appeler).

Journaliste ? Couvre une guerre ?

Le fou aura du mal à le retrouver pour le tuer… Geste d’autant plus fort !

 

 Fin : après annonce du meurtre (il a été enlevé d’abord puis tué, elle reçoit cassette qui reprend plans d’elle et en contrechamps (décor neutre – appartement mur blancs), c’est son amant qui dialogue avec elle et qui est tué !

 

Ou : elle reçoit cette cassette d’abord (et découvre le meurtre ainsi). Le meurtre sera confirmé par la suite (meurtre après enlèvement).

Problème : l’avenir du fou ? = Suicide ? Disparition dans la nature ? Il se rend à la police ?

Réapparaît dans sa vie, genre : « Enfin seuls ! » et veut qu’elle l’aime  elle est terrorisée  fin dramatique (le caméraman l’aide à le tuer).

 

04/05/1986

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Ce matin : terrassé par la culpabilité. Un vague malaise, sans cause précise…

Mathilde m’a appelé, de Hong Kong…

Peut-être ça, la raison ?

Mais c’est plus profond…

J’avais appelé Gérard S.. Il m’a rappelé. Il est florissant. Je suis misérable. Et ces textes que j’ai écrits, que j’écris… ? Sera-ce ma rédemption ?

 

TÉLÉVISION – SOCIÉTÉ – ENFANCE

 

Je viens de voir « Canaille plus », émission de gosses, par des gosses avec reportage sur l’origine des enfants… !

C’est fou, ce que les choses ont évolué… !

 

PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Alors, comme d’habitude : des noms… !

 

1/ Sarah Mertens, 25 ans, comédienne.

 

2/ son copain, caméraman vidéo : Jean-Louis Anglade. 30 ans.

 

3/ le copain du copain, monteur vidéo, Serge Ontonelli, 32 ans.

 

4/ l’acteur recruté par… 28 ans : Klaus Muller

 

5/ l’amant de Sarah : David Manset, 33 ans, journaliste.

 


Lieu des « rencontres » :

 

1 jardin public

2 cafés

3 restaurants

4 sous-bois forêt

5 appartements (murs blancs)

 

05/05/1986

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – DÉPRESSION – TÉLÉVISION – CRÉATION

 

Ça va tellement mal que je ne peux plus l’écrire…

 


Je suis dans le brouillard total par rapport à ma création : est-ce que ça peut toucher un grand public ? Là est la question.

Non, semblent me dire des gens (lecteurs d’A2 – de TF1 – Jacques Salles – Jean-Louis Horbette).

En même temps, il y a un intérêt. C’est bizarre. Il semble que ce ne soit pas encore assez.

Est-ce que j’ai la guigne ?

Reste cet espoir pour « Melissa » chez Hamster dans leur série.

Mais la mienne, les Histoires Vidéhorribles ?

Pourtant seule une chose comme ça pourrait m’extirper sensiblement de mon tas de merde financier… !

 


Et le temps passe ! Je me ronge, de l’intérieur…

 

FEMMES – MARIELLE

 

J’hésite à écrire à Marielle…

dans cette affaire, peut-être le silence est-il la meilleure attitude ?

Je ne suis pas l’homme de sa vie. Point, c’est tout.

Reste, le Congo, sa propre dérobade, ça la regarde !

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

Reçu lettre de Mathilde, de Séoul. Elle se plaint de la platitude de notre vie commune et voudrait du piquant, des désirs à elle et à moi

 

Nous sommes en pleine épreuve. Jamais je n’ai autant senti l’importance du travail et de l’argent…

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Séance d’aujourd’hui :

 

 – G. : « Votre acharnement à prouver que vous êtes malheureux vous rend malheureux… »

 – « Vous mettez en doute ma sincérité. »

G. : « Non. Parfois vous êtes sincère, parfois vous en rajoutez, parfois vous mentez. Je ne vous demande que de dire ce qui vous passe par la tête… Je ne doute pas de votre sincérité, mais de votre capacité d’apprécier la réalité… »

 (Je dis que me montrer que je suis responsable de mes échecs ne m’aide pas, que ce n’est pas suffisant).

G. : « C’est un pas de plus que « c’est le destin ».

(Je dis que je suis quelqu’un qui ne cède pas facilement  souvenir de René me disant : « Aide-toi, le ciel t’aidera. »)

 Moi : « Quelqu’un qui ne cède/s’aide pas facilement… »

 

 – « Je ne suis pas un gagneur »

 – G. : « Comme s’il vous était interdit de gagner… »

 

(Je dis que je ne veux pas quitter ce métier.)

 

G. : « Vous me dites que vous l’exercez un jour par semaine, ça pose une question… »

 

 – « Si je le quittais, ce serait un cataclysme ! »

G. : « Ce serait comme d’habitude : sentiment d’échec – tristesse – frustration = habituel… » (paradoxe)

(Je parle des décideurs qui filtrent)

G. : « Comme si vous étiez devant la porte… »

 

(19h30)

 

Je repense à la séance d’aujourd’hui est à la longue déclaration d’amour à la caméra que j’ai faite devant G..

Je pense soudain qu’en italien, camera veut dire chambre !

Elle se précise bien, cette image d’un petit garçon devant la porte de la chambre de ses parents avec, en écho, celle d’un chien, devant la porte d’une maison… C’est pourquoi je ne veux pas renoncer à la « camera »…

 

(Voilà qui justifie les doutes de G. sur la langue parlée dans ma famille à l’époque de mon enfance).

 

06/05/1986

 

PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Ce matin : appelé Mader, de la SFP. Il me dit que Spade et une lectrice ont eu la même réaction sur « Mélissa » : « Ça ne fera pas assez peur !)

Seul point positif : Spade l’a gardé… Dès que j’ai les textes des trois autres, je les envoie à Mader.

 

Appelé aussi Jocelyne Leblanc. Elle me dit qu’elle a parlé pour moi, il est question qu’elle me fasse avoir une vidéo mobile (sport ?)

Voilà qui me touche et me redonne de l’espoir… !

 

Il faut que j’organise un photocopiage des textes, la semaine prochaine.

 

Ce matin, je me sens mieux !

 

TÉLÉVISION – SOUVENIRS – NOSTALGIE – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE

 

(18h30)

 

Je rentre et trouve un message pour réaliser « Le jour du seigneur » !

Souvenirs, souvenirs… !

Labourasse, dont j’étais l’assistant… Le Christ qu’il a fallu mater car il brillait… Et Jocelyne qui était venue me rejoindre avec Merlin…

 

Le temps passe ! Moi : faire la Messe… ! ! !

 

TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE » 

 

Je me dis de plus en plus que, dans le meilleur des cas, je ferai seulement « Melissa » chez Hamster. Après tout, cette promesse de Salles de l’intégrer dans « Les voix dans la nuit » (s’il y a une suite… !), c’est encore ce que j’ai obtenu de plus concret jusqu’ici…

 

07/05/1986

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987) – TÉLÉVISION

 

Séance aujourd’hui :

 

Je reviens sur dernière séance. Dit que contradiction entre mon expression, parfois, de ma souffrance et le « votre acharnement à prouver que vous êtes malheureux » de G..

Lui : « Contradiction en effet : désir (ambivalent) de poursuivre analyse, mais métier que j’exerce peu – retard (ce matin, cause sommeil <– insomnie (provoquée pour ça, d’après lui) et non-paiement séances (= transgression)

 

Il parle d’inhibitions.

(Je cite cocktail Films du Sabre où j’avais entendu un mec dire : « Je cherche un réalisateur » et ne m’étais pas retourné pour me présenter.

Il m’interroge : « Pourquoi pas ? » et il invente un dialogue : « » Vous cherchez un réalisateur. Voilà : vous m’avez trouvé ! »

Ça m’attendrit. Je lui dis que ça me touche et le remercie de cette « re-mise en scène ».

Je lui parle du métier.

 


A propos émissions religieuses : j’ai appelé ce matin. Je n’ai rendez-vous (pour discuter… !) que le 21 mai !

 

ARGENT – DETTES

 

(17h20)

 

Sortent d’ici : un commissaire de police et un huissier…

But de la manœuvre : me présenter une dette (et établir ce qui est à saisir ici) pour redevance TV impayée !

 

TÉLÉVISION – ENFANCE – ABANDON

 

(01h)

 

Vu « Le bâtard » de Bertrand Van Effenterre (qui est de la promotion IDHEC d’avant la mienne). La fin : le personnage (Gérard Klein) abandonne son fils dans un landau.

Ça m’a secoué (il le fait parce que la mère (Julie Jezequel) qui a 18 ans et devient folle.

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

Dans ma vie comme sur mon ordinateur, je joue aux échecs… !

 

09/05/1986

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

Quelqu’un douche un chien genre caniche, grosse touffe de poils… Le volume du chien rétrécit à vue d’œil… Plan de coupe sur le maître en train de le doucher. Retour sur le chien : ce n’est plus qu’une masse de poils mouillés étalée sur le sol ! Le maître la saisit alors, l’essore et s’en sert pour nettoyer par terre…

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – ARGENT – DETTES – PAROLE

 

(19h10)

 

Je viens de m’engueuler avec Mathilde parce qu’elle me reprochait d’avoir dit à sa mère que j’avais cinq mois de loyer en retard… (outre qu’elle a compris que je n’avais pas d’argent pour prendre un taxi avec les gosses…)

 

Je me sens humilié. « Tu parles trop ! » a-t-elle dit.

 

PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Videau m’a appelé : elle a fini de taper tous les textes. Je les aurai mardi prochain.

 

FEMMES

 

(23h45)

 

Noire ironie : j’ai dans la même poche ce carnet et le cadeau pour Mathilde et sur ce carnet, j’écris que je sors d’une fête chez Camille G. (pour son anniversaire) et que là, j’ai bien l’impression (presque une certitude) d’avoir plu a plusieurs femmes : Vicky, peintre, et Nathalie, sœur de Camille, qui me fait fort envie !

 


Nathalie m’a donné certains signes de son intérêt pour moi :

 

 – « Je ne savais pas que tu partais si tôt, j’ai à peine eu le temps de te parler… »

(Je ne voulais dépendre de personne pour rentrer, donc il fallait que j’attrape le métro…)

Elle m’a raccompagné. S’est laissée embrasser presque sur la bouche…

Enfin bref : des tas de signes imperceptibles, une attitude…

 

C’est toujours les lendemains qui déchantent…

 

10/05/1986

 

FEMMES

 

J’ai dit à Nathalie : « Tu es jolie ! » : Ça a eu l’air de lui plaire.

Elle m’a raccompagné à la porte. Là, je le lui ai redit et ai rajouté : « Et tu as l’air… bonne… ! »

 – « C’est un joli compliment ! » a-t-elle dit. « Et toi, tu as l’air doux… »

 – « On essaye ! »

 – « Oui, je crois… »

J‘ai descendu l’escalier.

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Séance d’hier :

 

Je raconte à G. mon engueulade avec Mathilde.

Il me dit : « Vous lui en voulez parce qu’elle vous a pris quelque chose… »

Je proteste d’abord, pendant toute la séance (je dis que je lui en veux parce qu’elle ne m’a pas donné (d’argent).

 

Mais, en y réfléchissant, il a, une fois de plus, raison : je me sens frustré d’un dû, c’est bien comme si elle m’avait pris quelque chose.

 

Je me sens dépossédé ! Cela expliquerait peut-être une tendance en moi à désirer être possédé par une femme (cf. ma rage lorsqu’elles sont indifférentes, lorsqu’elles montrent qu’il leur est égal de ne posséder ou non et qu’elles me laissent aller, jouant mon jeu de la dérobade, de la fausse monnaie pour me faire désirer…) Ainsi se connectent le Dû et la Parole, l’Indû et le Silence et le Silence est-il ressenti par moi comme une injustice fondamentale.

 

Posséder, être possédé : idem, pour moi.

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – PROJET « HISTOIRES VIDÉHORRIBLES » 

 

Ce soir, on parle, Mathilde et moi, de « Julie » : « J’espère que ce film ne sera pas produit… » dit-elle…!

 Violente discussion.

Je suis devenu un bloc de haine, de ressentiment, de jalousie, d’humiliation, de méchanceté.

 

12/05/1986

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – RÉFLEXION

 

J’ai découvert que ce dont je me sentais dépossédé par Mathilde, c’est ma virilité.

Vieux problème de la castration.

En fait, je projette…

Une fois de plus…

 

14/05/986

 

MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

(Mercredi)

 

Bilan de ces derniers jours :

 

Séance de vendredi :

 

TRÈS IMPORTANTE :

 

J’analyse justement un certain nombre de choses :

Je projette sur Mathilde désir de castration, mais elle n’a pas les mêmes problèmes que moi (elle femme, moi homme)

Désir castration = le mien.

Désir préventif, pour éviter un danger (autres hommes + femmes porteuses de menaces).

G. : « De même que les animaux font le mort en cas de danger, vous faites le châtré… »

 

3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE

 

Lundi soir : Mathilde rentre tard (mangé glace Saint-Germain).

Conflit  je vais dormir dans le salon. Me relève, la trouve endormie, bascule matelas, casse des trucs. Puis me calme.

 

J’en ai marre de me retrouver dans ces situations où je ne peux pas m’empêcher de me mettre en colère après une femme et de la frapper

 

Ça ne va pas plus du tout.

 

TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE »

 

Hier mardi : Coup de fil message de Grenier (la Sept) me disant que l’» Image de Pierre » est en lecture et d’attendre (« On y verra peut-être un peu plus clair… »)

 


 (17h10)

 

Vu tout à l’heure à la télé débat à l’assemblée : Léotard a annoncé la privatisation de TF1 !

Voilà, c’est fait !

Mers carnets personnels depuis 1963