Carnet 50

Carnet 50 – Du 16 mars 1990 au 15 avril 1990

 

16/03/1990

 

VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL

 

(Vendredi)

 

Je suis furieux : pendant plusieurs jours, depuis dimanche dernier, je me suis retrouvé sans carnet et je n’ai pu noter plein de choses.

 

J’essaye de me rappeler :

 

Lundi 12 (jour où Jean-Paul commence les travaux dans l’appartement)

Réunion à System TV avec Cailloux pour le film ONC. Il me propose un forfait de 30 000 Fr.

Il est question que j’aille tourner en Afrique !

L’après-midi : à la recherche d’un producteur pour le film du Stade Toulousain car Devaux m’a claqué entre les doigts. Je vois Jacques-Alain Raynaud, de Scope 2, recommandé par Édith C. Il hésite et me demande du temps (« Ça va trop vite ! »)

 

VÉCU – MARC MARINO

 

Soir : dîner avec Marc Marino au couscous d’en bas. Affrontement à propos d’Alexandra. Il a une réaction de père. Il me reproche d’être agacé par les critiques négatives. C’est un affrontement comme nous n’avons jamais connu. Je reste calme et ferme, à part le moment où je lui reproche de réagir comme mon frère, comme un « père merdeux ».

Mais on se réconcilie et lorsque Marc revient sur ma réaction à sa réflexion sur l’» Image de Pierre » (« C’est bavard »), il reconnaît qu’il a été très dur.

 

VÉCU- MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

Mardi 13 7h30 :

J’appelle G.. Chaleureux. Il a cru me voir à Dijon. Je lui dis : « Votre désir s’est réalisé ». !!!! On prend rendez-vous pour lundi prochain.

 

VÉCU – ARGENT – BANQUE – FEMMES

 

Matin : rendez-vous avec Nicole Boulet, à la banque. Je rentre à la banque dans l’intention de demander 10 briques de crédit, je ressors en en ayant demandé 12 ! (conseillé par elle…)

Elle me plaît beaucoup (Blonde au visage allongé)

 

VÉCU – AMIS – MARCEL DE L. H. – BOUALEM – RENAUD B.

 

(Oublié de lundi : le matin. J’appelle Marcel de L.-H.. Il n’en revient pas de tous les souvenirs que je lui évoque et que je lui dise l’importance qu’il a eue pour moi !

Rendez-vous avec Boualem qui me montre son dossier. Il a du talent. Je l’aiderai.

 

Suite mardi :

Déjeuner avec Renaud B.. J’essaye d’aider Bernard Trémège à travailler avec Jacques Deray. Ça ne marchera pas.

Avec Renaud : très chaleureux. On se parle de nos vies. Il est amoureux.

 

Après-midi : Jacques-Alain Raynaud ne peut pas faire le film Rugby. Je cherche un autre producteur. J’appelle Yves Rozé. Il n’est pas là, on me passe L. Bourasset. Il marche avec moi (Yves Rozé, consulté le soir, est ravi).

Le devis sera envoyé par fax le jeudi. Je veux faire des plans en hélicoptère (le stade illuminé la nuit, plan large puis plongée de l’hélico et rotation autour du podium (Tiens, je viens d’avoir l’idée de le faire en forme de ballon de rugby !)

Soir : dîner chez Jean M.. Dominante enfants.

Voyance : j’appelle Louise-Laure Colomba, sans savoir que c’est son second prénom !

 

VÉCU – CINÉMA OU TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE » -ARGENT – BANQUIER

 

Oublié de l’après-midi : appelé Bernard G.. Lui ai expliqué pourquoi pas joint pour son anniversaire. Il me dit qu’il attend « impatiemment » le scénario et dit qu’il peut nous présenter aux gens de Sofinergie le 23 (mais on ne sera pas prêts. Il ne faut pas se précipiter !)

 

VÉCU – FEMMES – BRIGITTE

 

Mercredi :

Dîner avec Brigitte. J’apporte une bouteille de Griottes-Chambertin 86 et le bouquet de roses fanées. « J’apporte la Mort et la Vie ».

Elle me dit que les femmes en ont marre d’entendre les hommes leur parler de désir et qu’elles veulent entendre parler d’amour.

Elle me montre ses toiles. Je lui demande de m’en offrir une (nu sur le lit) (elle m’apprend après que c’est un autoportrait fait quand elle était amoureuse, mais dont elle a « effacé » la lumière en mettant du blanc à la place. Elle me dit qu’elle viendra le retoucher chez moi).

Elle m’accompagne jusqu’au taxi. On marche enlacés. On rigole sur mon désir déçu. On se caresse, se renifle. Elle tape « merde » sur « Situ » et « Situ »  répond : « Prière de laisser l’endroit aussi propre que vous l’avez trouvé en arrivant ».

On se quitte sans se donner rendez-vous.

 

VÉCU-COMMUNICATION

 

Oublié du mercredi après-midi : allé à Courbevoie pour acheter nouveau répondeur.

 

VÉCU – AMIS – MONIQUE B. – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL

 

Jeudi 15 :

Galère avec le répondeur.

Difficile à comprendre pour moi.

Soir : dîner Monique B. Je rencontre son frère Jacky (caméraman avec qui j’ai travaillé) Je lui propose de faire le rugby avec moi.

 

VÉCU – AMIS – CINÉMA – COURT MÉTRAGE « UNE SECONDE JEUNESSE » – ANNIE D. – JEAN MAURICE C. – CINÉMA – COURT MÉTRAGE « UNE SECONDE JEUNESSE » – BRIGITTE ROUDIER – AMIS – OLIVIA

 

Vendredi 16 :

Déjeuné avec Annie D., vue à la télé alors que j’étais en train de parler d’» Une seconde jeunesse » (ou elle tient un rôle !) avec Marc Marino.

Annie : très branchée sur l’inconscient. Il semble qu’elle soit concernée par le projet Jean Maurice.

 

Jean Maurice : plusieurs messages. Il ne s’est toujours pas rendu à la police. Il profite de ses derniers moments de liberté.

Dernier message (aujourd’hui) : il me dit qu’il compte sur moi pour l’adaptation de son livre.

J’ai lu trois phrases de son bouquin et je sais que c’est bon.

 

Ce soir, Brigitte Roudier m’a rappelé. N’arrivant pas à la joindre, je lui avais envoyé un télégramme (j’en ai la copie).

 

Aujourd’hui : appel d’Olivia ! Elle va mal. Je lui prends rendez-vous dans un centre médico-psychologique. Il faut qu’elle fasse une psychothérapie (c’est gratuit).

 

VÉCU – CINÉMA OU TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE » – BERNARD TRÉMÈGE

 

Tout à l’heure : Bernard m’a apporté la dernière version du scénario (Catherine Reulet, du CNC, l’attend impatiemment).

 

C’est un scénario très attendu et qui sera précédé d’une rumeur flatteuse.

 

17/03/1990

 

VÉCU – CINÉMA OU TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE » – BERNARD TRÉMÈGE

 

Ce matin, j’ai écrit la dernière scène. Décidément, Bernard n’aura jamais senti cette scène !

 

VÉCU – LES AUTRES – ANNICK B.

 

Pris rendez-vous avec Annick B. demain (Porte Dorée) (chauffeuse de taxi qui vient de perdre son mari) 

 

VÉCU – ARGENT

 

Les télécoms réclament 5000 Fr. !

J’espère que ce sont deux factures cumulées et que j’ai payé la première (le 30 janvier) !

 

VÉCU – LES AUTRES – ANNICK B.

 

J’appelle Annick B. : c’est un ouvrier qui me répond. Elle fait faire des travaux chez elle ! Comme moi !

« Coïncidence ». Je lui dis que je suis dans les « coïncidences » en ce moment.

 

J’ai analysé mon intérêt pour Annick :

D’abord, bien sûr, elle vient comme moi de perdre un être proche.

Mais, au-delà : son mari mort, n’est-ce pas mon moi ancien qui est mort ?

 

VÉCU – CINÉMA – COURT MÉTRAGE « SIBYLLE » – MANUEL B. – 2ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : COLETTE

 

Autre « coïncidence » (dans le style « retour du passé ») : hier soir, avec Manuel B., nous évoquons le restaurant de Gilles, rue Rodier. Nous allons dans un restaurant antillais et nous découvrons Wilfrid, qui était employé chez Gilles !

 

VÉCU – FEMMES – DANIELLE

 

(23 h)

 

« La spontanéité, la fraîcheur, c’est peut-être bien, mais ce n’est peut-être pas assez… ! »

 

VÉCU – FEMMES – DANIELLE – ÉCRITURE

 

On peut être d’accord pour dire qu’on ne dit pas la même chose…

 

<– noté pendant et après repas avec Danielle chez Graziano.

Je retire, du discours de Danielle :

 – Différents « masques » sociaux. Il ne faut pas s’adresser à l’un en parlant à l’autre (à propos de Jackie)

 – Il faut faire gaffe

 – Toute vérité n’est pas bonne à dire à n’importe quel moment (à propos de Charlotte).

Puis elle parle de viol ! Ça me fout dans une colère rentrée mais terrible. Je mets ma veste, mais me rassois).

 

Elle dit aussi qu’elle ne trouve pas les échanges sur l’Inconscient compatibles avec la relation amoureuse. Pas besoin. Ça se fait sans qu’on en parle.

 

Conclusion : ne faut pas parler d’Inconscient a une fille qu’on veut draguer (mais je m’en fous : si j’ai parlé à Danielle d’Inconscient, c’est que je ne la désirais pas vraiment).

 

Je reste pourtant persuadé de ce que j’ai dit à Danielle : pour moi, le véritable amour que je recherche, c’est une femme avec qui j’ai une relation sexuelle et avec qui je pourrai parler de nos inconscients.

 


(3h10 du matin)

 

Je suis tout de même bien flippé. « C’est très important pour toi de séduire des femmes » m’a-t-elle dit.

C’est bien vrai. C’est mon problème : séduire.

Mais, à l’avenir, pour séduire, il me faudra faire gaffe : ne pas parler ni de l’Inconscient ni des autres filles !!!

 

19/03/1990

 

VÉCU – MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987)

 

(22 h)

 

Je ne peux plus tout noter. Il y a trop de choses… !

 

Comment vais-je m’en souvenir ?

 

Ai-je retrouvé la mémoire ?

 

J’ai vu Bernard (G.) cet après-midi. Il me dit qu’il pense que je « n’aurai plus besoin de ses services comme psychanalyste ».

 

VÉCU – CINÉMA OU TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE » -GRAPHISME – STÉPHANE

 

« La corde que tient Mélissa se tend et elle doit serrer de toutes ses forces pour empêcher la boîte de descendre vers le contrebas. »

 

«The rope that Melissa is holding is tightening and she must grab it as tight as she can to prevent the box from falling downward ».

 

20/03/1990

 

VÉCU – MAISON – TRAVAUX – JEAN-PAUL – CINÉMA OU TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE » – GRAPHISME – STÉPHANE –  – SYLVESTRE – PIERRE CLÉMENTI

 

(4h du matin, avec Sylvestre)

 

Dimanche : après-midi : travail avec Stéphane sur les dessins.

Fusion entre Stéphane et moi.

Les parents, très gentils (la mère Sonia). L’autoportrait accroché à l’arbre (la tache de soleil) – L’orangeade – le copain Thierry désappointé – l’arrivée en moto.

Le matin : Annick annule le rendez-vous au bois.

Je parle de Stéphane au téléphone avec sa mère : il arrive.

Soir : avec Florent.

Messages Maman. Cassette débobinée jusqu’à la fin : invitation à écouter plus loin : message S. : « L’américaine est intéressée par ton projet ». Florent et moi dans les bras l’un de l’autre. Je pleure et je ris. Il me serre dans ses bras.

Benoît vient. Estelle couche avec un autre mec. Ça le fait flipper.

Ils me laissent au sex-shop. Incroyable galère pour voir le film N°12580 qu’ils n’ont pas.

Sylvestre me demande 2 francs. Pour ce prix, il m’offre Pierre Clémenti.

Il dort à la maison

 

VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987) – ARGENT – BANDE – MON FRÈRE RENÉ

 

Lundi : réunion avec B. de l’OMC. Je fume au square (une jeune fille black et un maghrébin. Elle évite mon regard. Il me sourit.)

Je rencontre Régine sur le trottoir. La mémoire et l’oubli. Nous cherchons chacun de notre côté quelle est notre histoire et ça nous trouble infiniment (soir : je lui laisse message racontant TF01. Mais elle ne l’entend pas et quand je l’appelle aujourd’hui (mardi), je lui raconte. Elle se rappelle de notre conversation finale. Elle est une de celles qui m’ont dit un morceau de Vérité.

 

 – Sylvestre me fait modifier : il ne m’offre pas Pierre. Il me l’a fait rencontrer.

 

Je vais voir Bernard G.. Transformation de la psychanalyse en amitié ? Acte manqué : j’oublie mon sac chez lui.

 

C. ne peut pas être ma caution. Je le demande à René. Il passe à la maison. Je lui remets la cassette messages Maman. Je le serre dans mes bras (la secrétaire m’a trouvé nerveux au téléphone. Nous n’allons pas à la même vitesse).

 

Feeling religieux avec Florence. Nous écoutons « Mishima ». La cassette s’arrête « inexplicablement ».

Je me prosterne sur le sol (présence de Jean-Paul avant dîner Florence).

Rigolades.

Florence et moi appelons Camille (message de moi : « Il faut éviter ceux qui te veulent du bien » (elle devait m’appeler vendredi pour sortir ensemble samedi). J’appelle Catherine Cyler.

 

Bernard quitte sa tenue maçonnique pour venir ici à une 1h du matin.

Je l’attends, épuisé, en robe de chambre. Je lui dis que le diffuseur d’arômes me fait penser à lui et que je le remercie d’avoir fait de « Mélissa » un film sur la Mort de ma Mère.

 

Mardi (aujourd’hui :

 

Matin : réunion à l’ONC. Je propose et fais accepter l’idée d’un jeune candidat à l’ONC (et propose, après le départ du Directeur, que ce soit une fille).

Midi : j’achète cassette Nicolas Peyrac et déjeune au McDonald’s.

Repérage Foire du Trône.

Coup de fil à Nicole Boulet d’un café. Elle doit examiner compte de René.

Travail avec G..

Coup de fil (Régine. Rendez-vous pris devant l’échiquier, au bistrot de notre dernière entrevue) (nous sommes d’accord pour nous souvenir après avoir été d’accord pour oublier). Je lui dis « Je t’aime ».

Sylvestre et Claire (sa copine) m’appelle et n’arrive inexplicablement pas à me joindre comme s’il fallait que j’aille aujourd’hui à l’Accatone (alors que la première n’est que demain. C’est de cela que Sylvestre voulait me prévenir). Or, bien que ce soit la veille de la première, Pierre Clémenti est là ! Sylvestre arrive et me branche. Bout de shit à Pierre. Salut de Marc Marino (que j’ai joint en Corse). Invitation à ma projection (appelé l’Agence du Court-métrage pour copie « Sibylle »).

Allé chez Claire : galère entre elle et Sylvestre (j’offre à Claire du shit et l’affiche de l’» Évangile selon Saint-Mathieu » acheté à l’Accatone.

Sylvestre et moi on va chez Marielle récupérer le sac de Sylvestre. Je laisse mon numéro à Marielle. Appellera-t-elle ?

Sylvestre et moi : Quartier latin. Francine rencontrée rue Saint André des arts. « J’ai déjà fait mes rencontres » – « Vous êtes très triste. Ça devient tout de suite dramatique. »

À pied, par-dessus la Seine, jusqu’au Kaïs Savane (serveuse Élisabeth. Sage et douce. Africaine cliente au beau cul me jette un regard en sortant).

Allé boire un verre au Caf’Conc. Plein de blacks. Échange de regards intenses plus une bribe de conversation (« Un sourire, ça embellit ») avec Jackie. Splendide. Épaules dénudées. Sylvestre lui glisse mon numéro. Un black le rejette. Elle le reprend. M’appellera-t-elle ?

On rentre ici. J’en suis là. Ouf !

 

Oublié : rencontre du magicien Gérard Majax à la station de taxi mairie du 18e. Je parle de Maman. Il me dit que pareil pour lui : on est libéré d’un grand poids. Je dis que j’écoute le langage de l’Amour.

 

Cadeau de Sylvestre : sa boîte à anches et sa cravate. Et son amitié, par-dessus tout.

 

« Robert, c’est Sylvestre le modeste ! Et quand je le dis, chimachi la rillette 

Sylvestre » (écrit par Sylvestre dans mon carnet)

 

Sylvestre n’a jamais couché avec Claire !

La fille de Sylvestre s’appelle Aurélia. Sa femme, Veronica, est morte en accouchant.

 

Oublié : message de Jean-Maurice s’inquiétant de son adaptation.

 

21/03/1990

 

VÉCU – ARGENT

 

(16 h – taxi)

 

Porté bulletin ANPE pour Assedic. Comment ai-je pu vivre comme j’ai vécu ? En ne veillant pas à mes propres intérêts ?

 

VÉCU – MAISON – AMIS – JEAN-PAUL M. – SYLVESTRE

 

 Jean-Paul M. ne vient pas travailler, ça m’énerve !

 


J’ai levé la dette de Sylvestre – chèque de 200 Fr.

Encore le chiffre 2 !

 

VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – OMC – TÉLÉVISION – TÉLÉVISION – COURT-MÉTRAGE « LE PREMIER LIVRE » – PIERRE EMMANUEL

 

(17 h)

 

Coups de fil.

 

Découvert dans carton : livre blanc « Premier livre » avec petits mots de l’équipe en rouge.

Mot du petit. Veux le retrouver (18 ans ?)

N’ai plus ses coordonnées.  Archives TF1

Entre-temps, j’appelle Colette. « Envoie déjà la cassette ».

Pendant conversation call-waiting TF1 : on me donne des renseignements sur Pierre-Emmanuel !

 

Conjonction !

 

Je retrouve Pierre-Emmanuel sans passer par le Nom du Père.

 

J’envoie une petite lettre.

 

VÉCU – CINÉMA – SYLVESTRE – SŒURS KESSLER

 

Je raconte à Sylvestre l’origine de ma vocation cinématographique.

Ça me donne l’idée de les retrouver (les sœurs Kessler).

 

22/03/1990

 

VÉCU – CINÉMA – PIERRE CLÉMENTI – FEMMES – BRIGITTE – PATRICIA – AMIS – JEAN-PAUL M.

 

(14h05 – bistro « Les cascades »)

 

Hier soir : projection Clémenti. Brigitte vient avec moi. Je lui prête mon walkman jusqu’à samedi (elle viendra l’après-midi à la maison et viendra au tournage le soir).

Entre elle et moi : caresses et tendresse, mais pas encore de baiser.

Elle est dégoûtée du sexe par une MST.

Et puis elle a peur de m’aimer.

Film Clémenti : « À l’ombre de la canaille bleue » et « Visa de censure ».

 L’idée me vient pendant la soirée de prendre Clémenti pour le rôle de Mark (cheveux plus longs et teints en blond. Mais Marc me dit (téléphone de Corse) qu’il n’est pas assez connu.

Rencontré là Sarah Maldoror et un mec l’accompagnant (Robert Dieupart – eh oui !)

Discussion avec lui sur la Guerre Sacrée. À reprendre. Viendront à ma projection.

Branché le patron de l’Accatone pour qu’il vienne aussi en vue passer mes court-métrages dans son ciné.

Vingt secondes de joint en commun avec Patricia. Plus tard, au restaurant, je prends son numéro. Je l’appellerai, une fois rentré, car très envie d’elle. Mais elle n’était pas là ou bien a débranché son téléphone.

Restaurant avec Sylvestre, Patricia, Brigitte et Richard, rencontré à la soirée. Un mec violent, torturé, sombre et triste. Je lui demande de m’offrir sa bague. « Je porte chance ». Il me l’offre. On marche à pied, Brigitte et moi, elle me prend enfin par le bras (elle m’avait dit que c’était un « cliché » – « Inusable » ai-je répondu).

Je la dépose et rentre. Jean-Paul ne répond pas au téléphone.

Là, j’appelle en vain Patricia.

 

Ce matin : demandé rendez-vous à Franchet d’Espèrey à propos projet Manuel B. sur Nicéphore Niepce.

Je prends le taxi pour aller au rendez-vous avec Régine à l’Écluse. En chemin, je passe chez Jean-Paul. Il va très mal. Dans sa tête (et son corps : il saigne du nez).

Rendez-vous Régine : répétition du rapport d’il y a cinq ans. Désir déçu. Je lui dis à mon tour la Vérité : elle répète la situation où elle est désirée/désire et se refuse. (Preuve : elle m’a dit : « Si je ne trouve pas le café, je me plante rue de l’Échiquier »)

 

ÉCRITURE 

 

Note cinématographique :

Le serveur lui propose un vin : le Château Chicane. Je dis « Non : je ne veux pas chicane entre nous ». À mettre dans un scénario.

 

23/03/1990

 

VÉCU – CINÉMA – MES COURT-MÉTRAGES – FEMMES – PATRICIA

 

Hier, après repérage Foire du Trône, je cale la projection de mes court-métrages au 6 avril à 18 h au Ciné 13, Avenue Junot.

Je réussis, avec l’aide de Sylvestre, qui m’a appelé et est passé, à appeler près d’une centaine de gens ! Beaucoup sont très contents.

Puis je me mets à attendre Patricia que j’ai eue au téléphone vers 14 h, à qui j’ai dit que je la désirais très fort, qui n’a pas dit non, et qui devait passer ou téléphoner après soirée avec Clémenti et ne l’a pas fait (je me suis couché vers 4 h du matin et il est 20h30 !)

 

25/03/1990

 

 VÉCU – FEMMES – PATRICIA – NAIMA – ARGENT – BANQUE – AMIS – BENOÎT – FLORENT – TRAVAIL – TÉLÉVISION

 

(Dimanche – 11h30 – près du téléphone. Agnès dort derrière le mur)

 

Suite des événements :

 

Patricia n’a pas appelé, dans la nuit de vendredi à samedi : j’ai retrouvé son adresse par son numéro de téléphone, je lui ai écrit un mot lui proposant de venir à mon tournage. Je suis passé en taxi lui déposer le mot (vieux monsieur du magasin à côté m’a filé le code !)

15 h : rendez-vous avec Nicole Boulet, du Crédit Lyonnais : pas de problème pour le crédit. Je signe les papiers. Ce sera disponible le 1er avril (joli poisson d’Avril !)

16 : rendez-vous aux Cascades, Porte Dorée, pour le premier jour de tournage Foire du trône. Équipe très sympa, de Strasbourg.

Je rentre tard (vers minuit ?) Message délirant de Benoît et Florent. En mon absence, ils passent, Sylvestre aussi. Ils finissent ensemble. Je laisse 2 messages très « raisonnables » mais très affectifs, à Patricia, pour m’excuser de mon impétuosité et lui proposer une autre relation (plus culturelle ?). Elle ne m’a jamais rappelé à ce jour (mais Sylvestre l’a rencontrée, au bistro le Gambetta (!) : elle lui a dit qu’elle avait été en fête les nuits d’avant. Bref !)

Le téléphone sonne : c’était Naima qui voulait réentendre mon annonce de répondeur ! (J’ai mis un petit bout de Coltrane puis j’ai dit : « On resterait bien à l’écouter plus longtemps, John Coltrane, mais il faut laisser un message, c’est obligatoire, c’est à vous et c’est après le bip sonore… !

On parle pas mal, Naima et moi. Je ne pourrais probablement pas aller au rendez-vous pris avec elle et Florent (où elle voulait venir portant le voile et la voilette (! !) (car elle est beur !) mais je lui parle de la projection et ça l’allèche beaucoup (mais elle a une inauguration de centre social…)

Je m’endors enfin, épuisé.

 

Samedi matin : je me réveille après avoir dormi tout de même un peu plus et donc en meilleure forme.

Je passe les derniers coups de fil pour la projo (*)

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – INSTITUTIONNEL – ONC – PIERRE-EMMANUEL – MARC MARINO – FEMMES – BRIGITTE – AGNÈS

 

Oublié : l’idée me vient de prendre Pierre-Emmanuel pour mon film ONC. J’envoie un télégramme en ce sens. Il me rappelle (! ! !). Nous avons rendez-vous ici tout à l’heure avec l’assistant que Cailloux m’a insufflé (mais qui a l’air sympa).

 

(*: Jean-Paul vient. Brigitte vient. Agnès vient.

Brigitte et moi allons au tournage, avec Sylvestre, qui est passé entre-temps et à qui je file 700 balles pour de l’herbe (oublié : je prends François, un blond, copain de Sylvestre, rencontré à la projo Clémenti, pour aider Jean-Paul dans les travaux).

 

Tournage (j’oublie de dire que je sens que l’équipe me trouve bien et a du plaisir à travailler avec moi).

Tournage : se passe à peu près bien (sauf petite pluie et un mec qui vomit d’un manège sur l’équipe !)

À un moment, Brigitte et moi allons faire le « rotor » (ça me ramène 30 ans en arrière, à Victor A. et Roland C. !)

Dans la soirée, Brigitte rentre chez elle (elle laisse un petit message de bonne nuit).

Je rentre avec Agnès. Benoît passe à 2 h du matin ! Ils discutent (Benoît est en galère avec Estelle). Je vais me coucher.

 

Oublié : les problèmes d’argent de Marc. Il a promis de rembourser un mec d’un bâton et il ne l’a pas fait. Des commerçants (dont Raymonde) ont eu des chèques sans provision.

 

VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – ONC – PIERRE-EMMANUEL

 

(15h35)

 

Un instant rendez-vous ici avec Pierre-Emmanuel et Manu O., mon assistant (un Argentin qui a couvert quelques conflits en Amérique du Sud comme journaliste).

Je découvre Pierre-Emmanuel. Je retrouve, bien sûr, le bel enfant aux yeux bleus. Il regarde partout, reconnaît le bar, l’endroit où était le téléphone, où étaient les coussins.

On parle de ce film où je lui propose de rejouer mon rôle mais aujourd’hui, mon rôle au moment je suis en train de passer une porte, comme lui de l’enfance à l’âge adulte. « Une manière de parier » dit Manu. Oui, sur lui et sur moi !

Stéphane appelle : j’ai l’idée de faire faire un poster de la couverture de Mélissa que j’afficherai au Ciné 13 le jour de la projo.

Je demande à Manu de s’en occuper.

Restés seuls, Pierre-Emmanuel et moi, il m’apprend (je lui avais dit dès le début qu’il était triste) que son meilleur ami s’est suicidé en mai dernier. Et il s’appelait Julien !

Il lui avait dit qu’une fois mort, il l’aiderait ! Le Julien de mon film, le Julien de l’Enfance, le Julien mort, Robert Cappadoro, tout ce monde va aider Pierre-Emmanuel à faire son deuil et à passer à l’âge adulte !

 

VÉCU – AMIS – BENOÎT – SYLVESTRE

 

Sylvestre m’a appelé à l’instant même où je commençais à chercher le numéro de son père !

 


Oublié : Estelle appelle ici ce matin pour Benoît. Je lui dis qu’il a donné son cours de guitare cette nuit et est parti à 8h ! Elle me demande mon sentiment sur leur histoire. Je lui dis ce que j’ai dit à Benoît : dans un couple, si sexualité ne va pas, ça ne peut pas coller + elle est nulle avec ses histoires de verre de vin servi pas en premier. Je lui dis que moi, je ne le ferais pas mais que Benoît n’a pas mon âge et que l’erreur en amour consiste à vouloir changer l’autre.

 


(17h30)

 

Je viens d’appeler la police car je suis inquiet au sujet de Sylvestre qui m’a dit qu’il venait et n’est toujours pas apparu !

Je discute avec le flic de la loi. Je lui demande son prénom pour le saluer. Il me dit : « Dites Filou » ! ! !

J’ai appelé Claire, la copine de Sylvestre, qui m’a appelé aujourd’hui. On est inquiets.

 

26/03/1990

 

VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – AMIS – SYLVESTRE

 

Hier : mauvais tournage. J’étais pressé de filer pour avoir des nouvelles de Sylvestre.

 

IDÉE POUR CINÉMA OU ÉCRITURE

 

À noter : l’histoire de l’électro, Philippe, qui avait horreur d’être touché par son directeur photo et qui a mis un carton avec des punaises à travers son pull-over.

 

VÉCU – AGNÈS – AMIS – SYLVESTRE – FEMMES – BRIGITTE – PATRICIA – 2ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : COLETTE

 

Je rentre enfin : message Sylvestre à Agnès : il a été effectivement arrêté, mais a été relâché.

Il vient et m’explique ce qu’il en est : il avait planqué 40g sous l’autoradio et n’a donc été arrêté qu’avec 10 g sur lui.

Ils l’ont donc relâché sans interroger le fichier sur lui, or il a fait trois fois de la prison !

 

Est-ce ou non la Chance ?

Est-ce seulement la prudence ?

 

Tout à l’heure, au téléphone, Brigitte, que j’ai appelée, me dit que je le met dans des galères et qu’il a besoin que je lui trouve un truc pour jouer du saxo !

 

Ce matin : François n’est pas venu travailler. Sans prévenir. Sylvestre l’a remplacé. Il dort à la maison.

 

Message de Brigitte : je la rappelle. Elle a le cafard. N’est absolument pas affective.

 

Message de Patricia : je la rappelle. Elle refuse de me dire qu’elle me désire par téléphone. N’apprécie pas que je lui dise que je n’ai pas eu de femme depuis un an.

Leçon à tirer : ne pas parler à une femme du reste de ma vie amoureuse.

 

Je lui dis qu’il s’est passé quelque chose pour moi. Elle refuse de me dire ce qu’il en est pour elle.

 

Les femmes sont difficiles !

 

Message de Claire. Je la rappelle. Elle est ensommeillée. Je lui souhaite bonne nuit. Elle veut que je la rappelle demain soir.

 

Quant à Patricia, elle doit me rappeler après son théâtre, jeudi soir (j’arrive à 20h05). Elle sort du théâtre à 22 h.

 

Conversation avec Brigitte difficile. Elle me dit que je ne peux pas me charger des malheurs de tous, que j’ai une armée de paumés autour de moi (elle se compte à ce nombre !) Je proteste, dis que je ne sais pas ce qu’est un paumé, que moi aussi je cherche, je suis un paumé.

 

Quant à Patricia : conversation carrément pénible. Je dis que je rêve d’une femme qui me dise qu’elle me désire.

Elle me dit : « Ne me dispute pas ! » et « Tu t’énerves ! ».

Je plaide et explique que je ne suis pas un méchant.

 

Boulot : montage avec Rosale, une antillaise qui ressemble beaucoup à Colette !

(Tiens : celle-ci m’a appelé pour accuser bonne réception de la cassette « Premier livre » et me dire qu’elle en ferait une copie).

Montage facile. Je dormais, terrassé par la fatigue.

 

VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – INSTITUTIONNEL – FEMMES – PATRICIA

 

Recasens a appelé. C’est probablement pour du boulot ?

 

Appelé Massat du Stade toulousain. Toujours pas pris de décision. Il y a 9 projets ! Beaucoup de choses intéressantes.

Si je gagne ce challenge, c’est que je ne suis vraiment pas un mauvais !

 

Je suis angoissé par le synopsis ONC.

 


Patricia m’a trouvé violent quand je disais avec véhémence : « Qu’est-ce que j’ai ? Pourquoi est-ce que je n’ai pas de femme ? C’est incroyable ! »

 


Mais pourquoi donc est-ce que je prends une femme à témoin de ça ?

Les gens ne veulent pas qu’on leur expose ses problèmes.

 

J’ai l’impression de revenir en arrière !

 

27/03/1990

 

VÉCU – FEMMES – BRIGITTE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME

 

Comme je réagissais au fait que Brigitte ait le cafard, elle m’a fait comprendre qu’il fallait accepter les gens comme ils sont.

 

Même comme ça !

Même si on veut leur faire du bien !

 

NE PAS FAIRE DU BIEN DE FORCE !

 

Il y aura assez de gens qui me le demanderont.

 

Encore une leçon.

 

VÉCU – TRAVAIL –TÉLÉVISION – ÉCRITURE

 

 (22h45) 

 

J’ai dit tout à l’heure à Rosale, au repas (à l’Holiday Inn) : « Je fais de la vidéo pour gagner ma vie et du film pour gagner ma mort. »

 

28/03/1990

 

VÉCU – CINÉMA – COURT-MÉTRAGE « SIBYLLE »

 

Un mot de Rosale sur son agenda, pour noter ma projection : « Robert et ses films »…!

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – DIABLE

 

 À noter, à propos de samedi soir : le Diable est revenu. En la personne d’un connard qui a traité plusieurs fois la « Reine » de la Foire du Trône de « boudin »…

Suis allé le voir pour qu’il me laisse travailler. Je l’ai effleuré. Il s’est retiré vivement me disant : « Ne me touchez pas ! » Il s’est perdu dans la foule.

 

VÉCU – MAISON – TRAVAUX – AMIS – JEAN-PAUL M. – MALADIE

 

Mardi : matin. Jean-Paul ne vient pas et n’appelle pas. Cette attitude m’exaspère.

J’appelle le docteur Birène au sujet de sa santé (car il arrive disant qu’il encore été malade). J’envoie Jean-Paul au bureau d’aide sociale. Il a droit à la Carte Paris-santé et au RMI.

 

Les travaux commencent à avancer vraiment.

Mais il faut pour cela qu’il y ait deux mecs à demeure à la maison !

 

 VÉCU – FEMMES – BRIGITTE

 

Après-midi : longue conversation téléphonique avec Brigitte. On parle du bien et du mal. Elle dit que ce sont des notions relatives.

Elle me dit (enfin) qu’elle est bien avec moi et me trouve très gentil avec elle.

 

VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – FEMMES – AMOUR – RÉFLEXION

 

« À noter le matin, écrit à l’hôtel le synopsis de l’ONC que j’ai envoyé par fax (mon premier fax !)

 

Bons rapports avec la monteuse, Rosale M., qui ressemble beaucoup à Colette ! On dîne ensemble. Elle me parle de sa vie, de son moment d’hésitation entre deux amours… (le soir, elle appelle son mec au téléphone, lui demande de lui dire qu’il aime. Je le prends, lui dis de le lui dire. Il me dit : « Si tu savais combien je l’aime ! »

Je lui dis qu’elle ressemble à mon ex mais que c’est bien puisqu’un pas est franchi. Il est troublé « C’est intéressant ! » dit-il.

 

 VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – ONC – PIERRE-EMMANUEL – LES AUTRES

 

Eu au téléphone la mère de Pierre-Emmanuel. Elle me fait confiance. Elle m’invite à son mariage vendredi ! (Il a toujours son pécule du « Premier livre » !)

 

Hier soir : interrogé répondeur. Messages obscènes, voix de fille…

À un autre moment : un mec, bruit de fond longtemps puis « Allô ! Allô ! »

 

Encore un message de Jean Maurice espérant toujours son adaptation.

 

VÉCU – ARGENT – MARC MARINO – VOITURE

 

Message d’Evlin de la Société Générale, pour Marc. J’appelle celui-ci. On décide que je lui prête 30 000 Fr. pendant une semaine après le 1er avril ! Je dois différer certains achats.

 

Commentaire du 10 février 2019 :

 

Une des plus grandes erreurs de ma vie (où il y en a tant) ! Prêter 30 000 Fr. à un type aux abois, dont je savais déjà qu’il avait fait des dettes et ne les avait pas remboursées et qui n’a plus cessé de me fuir honteusement et ne m’a jamais remboursé, bien entendu. D’un autre côté, c’est moi-même que je remets en cause dans ce geste, dans cette volonté imbécile de me faire valoir, de me grandir par l’étalage de ma « richesse » toute neuve et de ma générosité. Un geste narcissique que je juge très sévèrement a posteriori… Mais, comme je l’ai écrit il y a peu (le 25/01/2019) : « C’est quand on est sorti du labyrinthe qu’on voit clair… »

 

   – Commentaire écrit à 72 ans

 

Appelé pour la voiture. Finalement je suis tenté par une Fiat Uno !

 

VÉCU – FEMMES – BRIGITTE – ROSALE – AMIS – SYLVESTRE – VIOLENCE – MORT

 

(11h45)

 

Brigitte a prévu d’aller à sa fête à Gagny le vendredi soir et moi, je lui propose de passer avec moi au mariage de Françoise, la mère de Pierre-Emmanuel. Or elle a prévu d’y aller en voiture tôt avec un copain. Elle ne veut pas changer ses plans. Elle doit me laisser un message. J’irai seul, plus tard ?

 


Je viens de prendre dans mes bras Rosale qui pleurait. J’ai pleuré un peu aussi : une de ses amies est morte d’un cancer.

Sylvestre aussi a perdu une amie (qui lui écrivait en taule), morte violée et assassinée en Corse.

 


Claire et Marielle sont venues hier à la maison déposer le sax de Sylvestre. Marielle a demandé mon numéro à Sylvestre en disant de ne pas en parler à Claire ! Histoires de femmes.

 


À noter : hier : message de Richard. « Bonjour, c’est Richard. »

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – RENAUD W.

 

À noter : appel de Renaud W. :. Il doit voir comment se faire homologuer. Je ne lui ai rien promis, mais lui ai parlé de Jourdan et de « Carré vert ». J’attends d’avoir consolidé ma position avec ma projection.

 


Raconté tout à l’heure à la cantine par Christine, une monteuse d’ici : en Afrique : cours de montage. Une black travaille sur table muette et défile pelloche de gauche à droite or l’image était celle d’un avion décollant de droite à gauche : inconcevable pour elle !

Excellent.

 


(15h45)

 

« Chapiteau 3 » s’arrête !

J’ai tout de suite appelé Michel Jourdan.

 


Quand à Franchet d’Espèrey, il attend sa case « Documentaire de création ». Septembre 91 ? On doit se rappeler en juin.

 

29/03/1990

 

VÉCU – FEMMES – BRIGITTE – PATRICIA – MARIELLE

 

(10h15 – salle de montage Strasbourg)

 

J’en veux aux femmes de ne pas me désirer, de ne pas me le dire, de ne pas faire l’amour avec moi.

(Notamment Brigitte qui se dérobe depuis le 6 mars).

Elle m’a dit qu’elle pensait que je pouvais être méchant (parce que j’avais abruptement quitté tout le monde pour partir avec elle, au restaurant après la soirée Clémenti. Or ça m’exaspère qu’elle baptise méchanceté la volonté d’être seul avec elle ! J’ai envie de rompre toute relation avec elle).

 

Quant à Patricia, ça va foirer aussi, je le sens.

 

Reste Marielle. Sylvestre m’a dit qu’elle avait demandé mon numéro (que je lui avais pourtant laissé sur sa cheminée) lorsqu’elle a vu ma photo avec Polanski ! C’est comme Jackie, la black du Caf’Conc : elle ne m’a jamais rappelé car elle ne savait pas qui je suis socialement. Ça n’est pas marqué sur mon front.

Ce n’est pas mon charme qui joue. C’est ma position sociale.

C’est nul, mais c’est ainsi.

Ne pas se faire d’illusions.

 

Maintenant, on va voir si j’en séduis par mon talent. Rendez-vous à la projection.

 

VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION

 

Depuis hier, je suis mal. D’abord à cause de Brigitte (problèmes avec cette soirée de vendredi) puis parce que « Chapiteau 3 » s’arrête et que c’est une source de boulot qui se tarit.

J’ai immédiatement réagi en appelant Jourdan à FR3 et, par hasard (?), je suis tombé sur Dominique Reznikoff au téléphone et lui ai demandé recommandation auprès de Jullian. Elle a fait un petit mot.

 

 VÉCU – FEMMES – CHARLOTTE

 

Oublié du jeudi 22 : avant d’arriver au rendez-vous avec Régine à l’Écluse, je descends la rue Saint Denis et pendant quelques minutes, je crois voir Charlotte !

Je me plante devant la fille et crois d’abord que ces Charlotte et qu’elle m’évite ! En fait, la fille est terrorisée par moi et me fuit me disant : « Foutez-moi la paix ! »

Je me rends compte de ma méprise et décampe.

J’ai donc à ce point oublié le visage de Charlotte !

 

Qu’est-ce que j’ai avec les femmes ?

Pourquoi est-ce que ça ne va pas ?

Plusieurs personnes me disent que tout ne peut pas marcher en même temps.

D’autres me disent le contraire !

 


(15h30)

 

Seul dans l’avion, je bois du champagne en écoutant Barbara Streisand et Barry Gibbs…

 

30/03/1990

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – FEMMES – BRIGITTE

 

(Vendredi – 9h20 – métro)

 

Je vais au rendez-vous avec Robert D. (directeur de la photo de « Sibylle »  avec qui j’étais fâché depuis longtemps et que je rencontrais pour lui proposer de faire avec moi le film institutionnel pour l’ONC) ! Je serai en retard. Peu dormi (hier soir appelé par Pierrot. Passé un moment chez Madeleine, la pied-noir. Regardé « Soleil » de Pierre Clémenti. J’ai raconté Pierre-Emmanuel.

 

Les gens s’accumulent pour ma projection.

 

Brigitte : elle va « réfléchir ». Elle pense se faire 5 mecs dont moi. La première fois sans amour pour elle, la première fois le sexe seul (?)

 

VÉCU – MAISON – TRAVAUX

 

Les travaux avancent. J’espère que le salon sera prêt pour le jour de la projo.

Il me faudra speeder pour m’occuper de la voiture, des étagères, de la chaîne.

Il faut que j’achète pour ce qui me reste après avoir prêté (les 30 000 Fr.) à Marc, c’est-à-dire 20 000 Fr. (dont 4000 pour la moitié de l’assurance auto. Reste 16 000 pour le plus urgent (les étagères). Je laisse la chaîne pour plus tard.

 

VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – ROBERT D. – FEMMES  – CATHERINE P.-C. – MARIELLE

 

Je suis au Fouquet’s avec le pâtissier D. ! (caméraman qui se compare à un pâtissier) 

 


(4h20 du matin)

 

Je rentre de la fête à Gagny (Place des fêtes) où je suis allé avec Brigitte après le mariage de Françoise, la mère de Pierre-Emmanuel.

Beaucoup dansé, avec beaucoup de femmes, toutes plus sensationnelles les unes que les autres, car Brigitte m’y a poussé.

J’en branche une, Catherine : il s’avère qu’il s’agit de Catherine P.-C., qui m’avait reçu (froidement) à Hachette et ne se souvenait plus de mon scénario !

Elle me plaît beaucoup, mais elle est en long deuil d’après rupture.

Belle en noir.

Encore une « coïncidence » hallucinante !

 

01/04/1990

 

 VÉCU – FEMMES – MARIELLE

 

(Dimanche)

 

Mon Poisson d’Avril vient de m’apporter une assiette avec du bacon et deux œufs !

 


Eh oui ! Première nuit avec une femme depuis si longtemps !

Marielle.

 

Douce. Tolérante.

Triste. Ayant du mal à atteindre l’orgasme (mais nous n’avons pas fait l’amour, car j’ai mon sexe malade (!) et, en plus, elle me dit qu’elle aurait eu du mal car il faut qu’elle s’habitue à l’idée qu’un « homme comme moi » s’intéresse à « une femme comme elle »… !

Elle a beaucoup voyagé.

Et qu’est-ce qu’elle a tatoué sur le bras ?

Un Dragon !

 

AGNÈS 

 

Hier, samedi : courses au BHV avec Agnès. Commandé étagères pour salon et bureau pour chambre Agnès. Emporté lampes (une noire pour table basse salon et deux genre liège pour entrée).

 

VÉCU – ARGENT

 

J’ai 32 000 Fr. sur le compte. Je pense que les 50 000 de crédits sont déjà arrivés et que je suis donc en découvert de 20 000 Fr. !

J’attends l’encaissement de l’avance de 10 000 Fr. de System TV, le chèque de 11 000 deux Strasbourg et les 8000 d’Assedic (le 10).

Est-ce que ça va aller au point de vue blé ?

N’ai-je pas intérêt à demander dès cette semaine mon crédit revolving de 20 000 Fr. ?

 

 VÉCU – MAISON – TRAVAUX – AMIS – SYLVESTRE – FEMMES – MARIELLE

 

Sylvestre a arraché la moquette du salon cette nuit. Il a appelé deux fois dans la nuit. Marielle était furieuse (à juste titre). À l’instant, il a rappelé, nous lui avons fait la morale.

 

Dur à gérer, tout ça !

 


Robert D. m’appelle pendant que je suis sur l’autre ligne de chez Marielle.

 

 IDÉE POUR CINÉMA OU ÉCRITURE

 

(Sur un récit de Marielle) Gens en rond fumant joint et se bourrant le nez de coke en produisant chacun de la musique.

 

VÉCU – FEMMES – MARIELLE – MA MÈRE

 

Marielle.

Je découvre que c’est Marie Elle

Oui, Maman !

 

VÉCU – CHOSES VUES

 

Vu 2 fois pendant la promenade :

Étals de crustacés couvert de glace sans crustacés.

Mini-banquise.

 

 02/04/1990

 

VÉCU – FEMMES – MARIELLE

 

Hier, Marielle :

« Il est temps que tu rencontres des femmes qui pensent à te donner au lieu de te prendre… » !!

 


Hier, acheté un petit bustier pailleté noir à Marielle pour qu’on voie son Dragon vendredi soir… ! (Idée d’elle)

 

VÉCU – ARGENT – MARC MARINO

 

Ce matin, porté 3 briques à la Société Générale pour Marc…

Quel risque !

 

Commentaire du 10 février 2019 :

 

Quel con !

 

  Commentaire écrit à 72 ans

 

03/04/1990

 

IDÉE POUR CINÉMA OU ÉCRITURE

 

Idée : Ordinateur à accent… !

 

04/04/1990

 

ÉCRITURE 

 

Goéland = Pays de Goe…

 

VÉCU – FEMMES – MARIELLE

 

Retour en arrière :

Dimanche : journée tendresse. Balade géniale (de chez Marielle aux Halles à pied en passant par Montmartre où je passe chez Graziano pour vendredi).

 

VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – ONC 

 

Lundi : journée boulot (le matin : réunion ONC avec B. et J. qui épluchent jusqu’à 13h20) L’après-midi : System TV. Coups de fil de là-bas.

 

Ennuis avec mon répondeur qui marche mal. Je pense que je vais le faire remplacer (l’interrogation à distance marche mal).

 

Oublié de vendredi dernier : séance de réécriture puis dictée du synopsis ONC.

Cailloux avait raison : mon synopsis écrit sur bureau de l’hôtel Ibis Strasbourg n’était pas bon et je le savais.

 

Mardi : matin : retard monstrueux au repérage Saint-Benoît ONC. Repérage se passe très bien. 

Après-midi : réunion de travail où je dois défendre mon film

 

« Tu as été parfait » me dira Bénédicte.

 

VÉCU – MAISON – TRAVAUX – AMIS – JEAN-PAUL M. – SYLVESTRE

 

Lundi ou mardi (je ne sais plus) Sylvestre retrouve Vincent, un mec enfin sérieux pour les travaux dans l’appartement. Ça me soulage car Jean-Paul déconne. (Suis passé le voir avec la voiture de location lundi soir. Laissé un mot. Il me rappelle, me disant qu’il a fait une TS dimanche. Je lui dis de s’occuper de lui, qu’il a droit à la carte Paris-santé et au RMI).

 

Mardi, en rentrant le soir, je rencontre Vincent qui me demande 500 Fr. par jour, ce qui n’est pas cher mais fera tout de même une brique et demie rien que pour lui + la moitié pour Sylvestre !

 

Nicole Boulet me dit (lundi matin) qu’elle mettra le revolving en route dès que nécessaire.

 

VÉCU – AMIS – SYLVESTRE – PIERRE CLÉMENTI – JEAN-MARC B.

 

Sylvestre me dit que Pierre Clémenti est passé à la maison ! (Je pense à le brancher sur Pierrette Burg).

 

Oublié de lundi soir : en allant chercher la voiture de location pour le repérage, je descends métro porte Maillot (auquel je descends pour le moins rarement…) et je rencontre un mec que je reconnais sans me rappeler tout de suite son nom. Nous tombons dans les bras l’un de l’autre, c’est Jean-Marc B. !

Il a quitté Jeannette et est avec Véronique avec qui il a eu un deuxième enfant et elle en attend un troisième… (une fille qu’ils vont peut-être appeler Mathilde).

Je raccompagne JMB chez lui, à Belleville, en voiture de location.

Discussion sur Dieu (il développe un point de vue athée) et sur le Destin.

J’ai pensé à Jeannette la veille (parce que j’ai raconté à Marielle qu’elle avait très mal pris que je dorme chez elle) et lui avait pensé à moi samedi (parce qu’il avait écouté « Naima » !)

 

La pression monte pour la projection : de plus en plus de gens pour la projo, de moins en moins pour le repas. Ce n’en sera que mieux !

 

05/04/1990

 

VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – ONC

 

 (Midi – voiture avec Manu en route pour Saint-Dizier sur la nationale 4)

 

Camions militaires qui bloquent.

Manu : « Il va y en avoir jusqu’où, des camions militaires ? »

 

À la radio (Radio Nova) une fille : « Qu’est-ce qui se passe ? »

 

Manu : « ben, y a des camions militaires… ! »

 

J’éclate de rire. Il ajoute :

« Faut suivre, connasse ! »

Moi : « Eh ben oui : t’as qu’à suivre, connasse ! » 

 

VÉCU – AMIS – OLIVIA

 

Hier soir : eu Olivia assez longuement.

Elle est en pleine forme. Car elle a reçu plein de réponses ? et intéressantes à son annonce du Nouvel Observateur. Notamment un mec de 51 ans (cadre) qui lui a raconté avoir découvert une femme en faisant l’amour avec elle dans le noir (elle veut très fort faire pareil). Elle lui envoie un petit morceau de son corps à chaque lettre collé au milieu de : une aquarelle marine – une carte du ciel astro – une cible de fête foraine – un billet de loterie.

 

Moi : idée sur l’histoire de l’amour dans le noir, mais c’est déjà fait (un conte de qui) elle se fait remplacer par sa mère (?) et lui fout la vérole !

 

 CITATION – VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – ONC – MANUEL O. – HUMOUR – RIRE – CHOSES VUES

 

« L’amour est éternel, tout ce qui varie c’est les personnages… » (Manu à 12h07)

 


(13h15)

 

On the road again après un snack où parlé avec Manu. Dit que je lui faisais confiance, que c’était à moi d’avoir confiance car je suis le patron (évoqué le ramassage de moi par Cailloux à la réunion ONC de Saint-Benoît quand « J’émettais des réserves sur le nombre de choses à mettre dans le film… »)

 

 : rigolade car après un bled nommé « Mœurs », j’envoie un nommé « Pleurs »

Moi : « Après meurs, pleure ! Heureusement qu’on ne fait que passer ! »

 


Et maintenant :

« Cool ! » (Non, c’est COOLE !) Que c’est drôle !

 


Maison façade « en porcelaine » à Saint-Dizier

 


(17h35)

 

Retour vers Paris sur la route.

Le repérage aux Trois Fontaines s’est bien passé.

Bon contact avec les mecs de là-bas. Je me sens apprécié.

J’ai fait mon planning de tournage (Manu a trouvé que j’allais trop vite. J’ai dit qu’il fallait s’habituer à ma vitesse).

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

Un film sur un cinéaste animalier qui passe des heures à l’affût. Sa voix intérieure. Ses visions (où les animaux auraient une place).

 

 VÉCU – AMIS – SYLVESTRE

 

(0h03)

 

J’ai beaucoup de mal à écrire : j’ai cogné (la moquette – un meuble – la gueule de Sylvestre).

 

Il a cassé son saxo. Il a dit du mal de Marielle. Je l’ai cogné et viré.

Il m’a rappelé.

Je l’ai rejeté.

 

Terrible combat dans les âmes, à mon contact, entre les Forces du Bien et du Mal !

 

06/04/1990

 

AGNÈS – AMIS – CINÉMA – VÉCU 

 

Commentaire du 5 octobre 2015 

 

Ci-dessous les notes déposées dans mon carnet après projection de mes 3 courts métrages à la salle de projection de Claude Lelouch, avenue Junot, par tous les convives que j’avais invités au restaurant Graziano (Moulin de la Galette) le 6 avril 1990. Dans l’ordre 

  Marielle, mon amie du moment 

  Pierre (Clémenti), dont je venais de voir les films (dont « À l’ombre de la canaille bleue ») et que je fréquentais à l’époque, voulant le faire tourner dans mon film « Mélissa » si je l’avais réalisé 

  Jean M., coscénariste avec moi du projet de film « l’Image de Pierre » 

  Annie D., comédienne dans mon court métrage « Une seconde jeunesse » (1976) 

  Olivia, une amie astrologue 

  Stéphane, un jeune graphiste ayant réalisé les dessins du scénario du film « Mélissa » 

  Agnès, ma fille

  Moi

  Marielle

  Agnès 

  Stéphane

  Agnès 

 

  Commentaire écrit à 68 ans

 

 

VÉCU – AMIS – BERNARD D.

 

1990.04.07

 

 Bernard : « Je suis vert : les taxis bleus m’ont envoyé sur les roses ! Faut-il me fâcher tout rouge ? »

 

08/04/1990

 

ÉCRITURE – RÉFLEXION

 

« On est rarement le premier. Et quand on l’est, on peut être sûr qu’on ne sera pas le dernier… » <– (moi)

 

Vendredi 13 avril : oui, car le seul moyen d’être le premier est d’être le Père. Et si l’on est père, la fille en aimera un Autre.

 

VÉCU – MON FRÈRE RENÉ – MA MÈRE

 

(18h35)

 

René n’a pas retrouvé la voix de Maman sur la cassette !

 

09/04/1990

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

 (20h25 – taxi  Orly  Limoges)

 

Un graffiteur qui se pend à un toit pour faire un graffiti en haut d’un mur…

 

VÉCU – AMIS – SYLVESTRE – MYTHOMANIE – MENSONGE

 

 Sylvestre le mythomane. Il a volé son saxo à Michel et l’a appelé soi-disant pour les travaux dans l’appartement. Il lui a dit qu’il pouvait le retrouver. Lui a posé un lapin. Michel se doutait que c’était lui, attendait qu’il fasse le geste de lui dire : « OK, c’est moi ! » Sylvestre ne l’a pas fait. Retombé dans le Mal (« C’est tout le Mal que je te souhaite… » me disait-il.

Vraiment oui : le combat du Bien et du Mal.) J’ai réussi à le faire prier devant la photo de Papa et Maman, mais il a prié pour moi. Il a dit « Je ne demande rien. »

Le Mal : refuser la Demande.

Il est revenu chercher ses affaires « oubliées » après que Michel m’a expliqué la Vérité au téléphone. Je lui dis : « Je vais voir Michel. Tu as quelque chose à lui dire ? » – « Je sais où le trouver… »

« La » Nuit : je le gifle. Lui lance de l’eau froide. Peine perdue. Il dit du mal de Marielle. Je le cogne. Lèvre fendue. Sang par terre. Il se cogne la tête contre le mur. S’écroule dans mes bras « Mon second papa. Il n’a pas pu élever ses enfants. On est onze ! » Il me bave dessus, m’agrippe les cheveux. Je le vire. Il appelle pendant que je parle à Jean-Paul (qui, de son côté, n’assure pas pour les meubles). Je le chasse du téléphone. Il sonne à la porte. C’est là que je lui dis de quand même dormir là et qu’il partira le lendemain.

Matin : je lui apporte du café. Il s’attarde. Je suis fou de rage à cause de ma main pétée. Je le vire. Il part. Raconté la suite.

 

Puis c’est la projection du vendredi après avoir mis Michel (venu vers 14h) aux Halles et avoir rendu la voiture de location car la production (appelée pour la main pétée) ne me rappelait pas.

 

 VÉCU – CINÉMA – MES COURT-MÉTRAGES – PROJECTION

 

Projo : pas passé comme prévu : moins de monde. Pas vu Lelouch. Mais c’était très bien.

Bonnes vibrations.

Repas à 8, avec Pierre Clémenti. Chacun me met un mot (voir plus haut).

 

 VÉCU – VOITURE – AMIS – BERNARD D.

 

Le lendemain : achat voiture (Lancia Y10 GTIE) puis rendez-vous avec Bernard D. qui met un mot dans le carnet non séparé des mots des autres, comme s’il était le neuvième à table !

Lui : trip de destinée comme moi. Je lui prédis la réalisation de ses desseins. Je m’intéresse à son boulot (accueil social) pour « Reporters » (discuté avec Cailloux au retour réunion Saint-Benoît. Parlé de Jean Maurice. Manu parlé de son expérience de domination psychique par services secrets (mec qui tombe : « Il est fort, le con ! »)

 

 VÉCU – TRAVAIL – INSTITUTIONNEL – ONC

 

Vendredi : J. me rappelle : Servat, le président de l’ONC, disponible seulement le 22. Il faut refaire le plan de travail ! Donné rendez-vous aujourd’hui à Manu mais impossible de le joindre pour annuler car départ précipité pour Limoges : « Chapiteau 3 » qui se refait !

 

VÉCU – FEMMES – MARIELLE – NAIMA – AGNÈS – ALEXANDRA

 

Projection : Marielle fait des caprices (ne montre pas son bustier. Ne met pas le string que je lui ai apporté pour qu’elle aille mettre aux toilettes).

Rencontré enfin Naima : bof ! (Benoît dit qu’il faut bien la regarder).

Alexandra « subjuguée », dit Agnès.

 

VÉCU – AMIS – BERNARD D. – DOMINIQUE L. – FEMMES – MARIELLE – SEXE

 

Samedi : pris rendez-vous avec Bernard D. (« coïncidence » : j’analyse ses rapports avec Fanou, la femme du Père, qu’il s’est interdite en partant « faire Java ») et son Père appelle !

 

Il me dit de donner le bonjour (pour retrouvailles) avec quelqu’un, mais je ne sais plus qui. Je le fais dimanche au téléphone avec Dominique L. (non venu à la projection) mais il y a un « froid ».

 

Après : repas chez Marielle et l’amour. Mais elle ne me répond pas. Nous arrêtons sans conclure.

 

 VÉCU – TRAVAIL – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – DÉPRESSION – JUSTICE – RÉFLEXION

 

(20h40)

 

Chambre d’hôtel (de la Paix)

 

Flip intense. Sans raison. Tombé dessus

 

 Crainte du manque de travail ? Peur que toute ma certitude ne soit qu’illusion… ?

 

(Un peu plus tard. Après repas)

 

Ça va mieux. Repas avec Philippe. Parlé de la justice. Il a voulu être avocat. Pense que tout crime a pour cause un manque d’Amour. Je ne sais pas. Je pense, moi, que le Mal est à l’œuvre dans le Monde. Mais je crois avoir compris que le Mal est indissociablement lié au Bien.

 

Lui : « On ne peut expliquer quelqu’un par son passé simple. Son passé toujours compliqué. »

 

Ce qui me touche, c’est le problème (qu’il soulève) de la relativité de la Justice.

Des groupes s’approprient la Justice et la déforment.

Est-ce pour autant qu’elle n’existe pas ?

 

 VÉCU – AMIS – BENOÎT – SYLVESTRE – FEMMES – MARIELLE – SEXE

 

Je reprends le fil des événements : rappel : Benoît (venu à la maison dimanche soir) et moi, nous voulons boire de la vodka. Nous découvrons que Sylvestre l’a remplacée par de l’eau !

Ça me fait penser à ma belle-sœur Sonia !

 


Marielle : elle me dit d’» essayer » et qu’un jour peut-être elle me répondra !

 

Samedi soir : appel anonyme du fantasmeur téléphonique.

Je lui réponds violemment. Il rappelle. Re-réponse violente de ma part. Il insiste. On décroche le téléphone.

 

Dimanche avec elle : discussion au matin : elle me demande si je me suis demandé ce qu’elle pensait de mon corps : trop de graisse « Le corps doit être ferme » (mais ne projette-t-elle pas sur moi son propre problème avec le poids ? (Elle a été anorexique)

 

+ « Tu as des mouvements saccadés, mais tu t’arrêtes vite. Sorte de sport. Tu n’en as pas encore pris l’habitude. C’est temporaire. »

 

C’est franc, mais ça me blesse narcissiquement. Dépression.

 

Elle : « Ça ne te va pas, d’être déprimé. »

 

Je redeviens gai. Lui propose de lire avec moi les 4 synopsis de Bernard (Trémège).

 

 VÉCU – BERNARD TRÉMÈGE – SCÉNARIOS – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME

 

J’appelle Daniel L. pour qu’il lise personnellement, puis Dominique L. (pour l’amitié puis   professionnel) Envoi à lui aussi.

J’appelle Bernard. Je suis enthousiaste. Histoires de familles où il touche au centre. Scénarios « paradoxaux » avec glissements, échanges de personnages – mélanges fantasmatique-réel.

La Vie.

 

Je comprends désormais que nous avons tout un Inconscient et que nous faisons tous des actes manqués !

 

Un des miens ? Avoir effacé la cassette de Maman pour que René ne l’écoute pas ?

Comment le saurais-je ?

 

10/04/1990

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – PHILIPPE G.

 

(Mardi – 19h30 – chambre d’hôtel)

 

Enfin seul ! Je n’ai pas de goût à mon travail. Je suis resté presque silencieux aujourd’hui. G. s’en est inquiété « Tu as l’air préoccupé ? »

J’ai menti, dit que depuis que j’ai la pêche, on s’étonne du moindre de mes silences, mais que pourtant c’est normal.

(Me rappelle G. hier soir : je lui disais que j’étais naturellement positif (car il m’avait dit que mon « positivisme aigu » l’agaçait). Il m’a dit qu’il était naturellement positif et négatif.

 

Hier soir : Manu m’a rappelé. Il m’a dit qu’à System TV on avait répercuté mon « coup de gueule » (parce que je n’arrivais pas le joindre) et que si pour moi ça n’avait pas d’importance, ça marquait les autres.

Lui ai dit que j’étais effectivement agacé parce que ce n’était pas pratique. « On a tous nos trucs pas pratiques. »

Pourvu que je n’aie pas un conflit avec ce mec-là. Ça me préoccupe.

 

VÉCU – FEMMES – MARIELLE – CORPS – JEUNESSE – SEXE

 

Retour sur Marielle : au cours de conversation ultérieure à notre journée ensemble, elle m’a dit qu’elle recoucherait bien avec Vincent. Flip en moi sur la jeunesse et la beauté de ce mec. Faire avec ça.

 

Elle m’a dit aussi qu’elle se demandait si appels anonymes n’étaient pas téléguidés par Sylvestre qui lui en aurait toujours voulu et d’autant plus après que je l’aie cogné et viré parce qu’il disait du mal d’elle.

 

Je lui ai conseillé, si ça continuait, de changer de numéro. Ça me préoccupe car je me sens responsable de ses ennuis.

 

Dimanche soir, elle m’a laissé un message (que j’ai enregistré) où elle m’expliquait qu’elle avait peur des hommes depuis que son mari, Bertrand, l’avait tapée.

 

VÉCU – AMIS – DOMINIQUE L. – BENOÎT – MICHEL B.

 

Retour sur Dominique L. : conversation de réconciliation, de retour sur le passé (il me dit « Tu as toujours donné. Mais ça te rendait possessif ») et d’ouverture (sans promesse) sur l’avenir.

 

Benoît passé dimanche soir.

Il me dit que je suis « son vieux pote », que je lui ouvre des portes, que je rafraîchis les gens.

 

(Pas ce soir !)

 

J’ai perdu ma pêche. Quand la retrouverai-je ?

 

 VÉCU – AMIS – OLIVIA – ASTROLOGIE

 

Je raccroche d’avec Olivia.

Elle : «  Tu t’angoisses facilement… »

 

(Je fais remarquer que, depuis que je suis fort, on ne me pardonne pas le moindre signe de faiblesse).

 

« Tu as des côtés possessifs par le Scorpion et indépendants par le Verseau. Tu es double. »

 

 VÉCU – AMIS – MICHEL B.

 

Je pense que c’est à Michel B. que Bernard D. m’a dit de transmettre son bonjour.

(Michel : pas venu à la projection, mais passé après. A offert l’apéritif au restau).

 

VÉCU – AMIS – RELIGION CHRÉTIENNE – PÂQUES

 

(1h15)

 

Je rentre de dîner chez Marie Catherine B. Pour la première fois de ma vie (je crois) quelqu’un (elle) m’offre du buis béni. On me rappelle Pâques. Et c’est les premières Pâques après la mort de Maman !

 

Je dois m’occuper d’elle pour lui trouver une maison à louer en Sicile.

 

Son mari (Jean-Paul) est l’assistant de la responsable de l’unité jeunesse à FR3 !

 

J’ai mis le buis béni dans le portefeuille.

 

 11/04/1990

 

VÉCU – TÉLÉVISION – AMIS – RENAUD W.

 

(9h20 – lit chambre d’hôtel)

 

Renaud W. m’a rappelé (lui avais laissé un message disant que rien pu faire auprès de Jourdan). Il me parle d’Évelyne Buisson, à FR3 Limoges. Je ne la connais pas mais dit que je ferai ce que je peux (me rappelle une deuxième fois. Je lui répète que je vais voir et le rappellerai.)

 

VÉCU – ARGENT – MARC MARINO

 

Marc Marino m’a appelé ici : il a failli se pendre dimanche !

A été obligé d’aller à l’hôtel pour ne pas rester seul dans la maison de S.

M’a envoyé le chèque en recommandé.

 

VÉCU – FEMMES – MARIELLE – IDÉE POUR CINÉMA OU ÉCRITURE – HUMOUR

 

Retour sur dimanche dernier avec Marielle :

 

Comme elle ne veut pas venir chez moi, je me mets à jouer : je sors une capote de son étui (la boîte traînait sur la table basse du salon). Je l’élargis et veux la lui enfiler sur la tête. La capote craque. Reste un cercle de caoutchouc.

Je lui en entoure le front. La fais se regarder dans la glace « Ma petite squaw, viens dans mon tepee ! » On rigole.

 

Puis je le replie et en fais une « alliance » que je lui mets à l’annulaire gauche (il y a le petit triangle du bout du réservoir, plein de lubrifiant, qui fait comme un bijou sur la bague !

On rigole.

Je le lui enlève, le pose sur le canapé, il se « désembobine » et saute comme un ressort.

Je lui dis : « Chérie, nous vivons une scène d’amour moderne ! »

 

VÉCU – CINÉMA OU TÉLÉVISION – PROJET « MELISSA » – « LE DRAGON ROUGE »

 

Vu aux Nouvelles Galeries de Limoges : lumière bleue sous l’escalator.

 

Le faire pour Mark avec lumière rouge.

 

12/04/1990

 

VÉCU – ARGENT – MARC MARINO – PHILIPPE G.

 

 (14h35 – brasserie près hôtel Royal Limousin)

 

J’appelle : ni répondeur ni réponse sur la ligne de Marc !

Ça m’inquiète.

 


Je rappelle le répondeur de Vincent par le bis. J’obtiens un numéro à Toulouse !

 


G. se fout de moi !

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

Une femme sort du café. Robe fluorescente orange imprimée « tigre » et une fourrure pattes pendantes. G. dit qu’elle s’est échappée du zoo !

Un animal s’échappe du zoo après avoir étranglé un renard, l’avoir dépecé et se l’être mis sur le dos  Oui ! Un singe !

 

VÉCU – FEMMES – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – ARGENT

 

(3h30 du matin (entrés dans le Vendredi 13 Avril 1990 !)

 

Je me sens quelque peu désabusé !

Les femmes ne viennent pas à moi.

C’est dur d’avoir du sexe.

Soucis d’argent aussi. Il file si vite !

À peine entré sur mon compte, il en sort comme un furet qui fait sa ronde… Quand reviendra-t-il se blottir dans ma poche ?

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION

 

Tournage à Puy-Andraud, à l’» Écluse » de Pierre Doré, le MRG.

 

G. propose de faire un trou dans le plafond pour éclairer le piano comme je veux.

Je dis qu’il est atteint du « complexe d’Attila ». Tout le monde rit. G. avoue : « C’est vrai qu’il est bon, parfois ! »

Ça me fait plaisir.

 

Avenir : proposer à Cailloux un sujet pour « Reporters » sur le service de Bernard D..

Accrocher Tiziana Cramerotti à Toulouse, la semaine prochaine.

Ou bien prendre une quinzaine de vacances !

 

VÉCU – MUSIQUE – RÉFLEXION – SEXE – MASTURBATION – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME

 

Le monde se divise en deux : ceux qui aiment l’accordéon et les autres !

 


Tout seul, je me caresse tristement…

Je n’arrive même plus à me branler, cette nuit…

 


Hier matin (jeudi) ai prié très fort dans le hall du « Royal Limousin ».

Presque pleuré.

T’ai appelé si fort, mon Dieu !

 

Je t’en prie. Reste avec moi.

Je T’en supplie.

 

 VÉCU – AMIS – BENOÎT

 

Jeu d’inversion-glissement entre Benoît et moi :

Moi : j’avais cru que les plantes faisaient du bruit sur le balcon, rue de la Chine, alors que c’était la pluie.

Lui : même lieu. Croit que c’est la pluie alors que c’est le vent dans les feuilles !

 

Moi : je lui tends un joint, ayant un verre dans l’autre main. Il prend le verre.

Lui : son frère lui tend une cigarette, ayant un verre à l’autre main. Il ne prend pas la cigarette.

 

 VÉCU – FEMMES – MARIELLE

 

(15h40)

 

J’appelle Marielle pour me plaindre de la frustration que j’ai éprouvée.

Elle, le cri du cœur : « Pas moi ! »

 

Eh bien, Madame : fuck you !!

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – FEMMES – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – SEXUALITÉ – MASTURBATION

 

(22h55 – chambre d’hôtel)

 

Problème de caméra. Il faudra revenir tourner les souterrains.

 

Flip général (+ pluie !) au sein duquel surnage tout de même le sentiment du travail bien fait (trio jazz de Pat Giraud, un fantassin du jazz…) + bons rapports avec l’équipe (Philippe M. – Robert J. – Jo A.). Discussion sur les femmes au restaurant le soir. Je fais comprendre vertement à la serveuse que j’en veux aux femmes. Elle dit qu’elles en ont autant à revendre aux hommes.

Je pique une véritable crise de rage « froide », me soulageant de ma bile.

 

Je viens de réussir à me branler en rentrant à l’hôtel.

 

 VÉCU – AGNÈS

 

Eu besoin de parler à Agnès. Je lui relis son texte du repas d’après projo. Contesté tel ou tel point de style. Elle reste ferme sur ses prix.

 

 VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – ALAIN DURAND

 

Alain Durand ne peut pas faire l’ONC. Il part tourner au Congo ! Je lui confie message pour Marielle à Pointe-Noire. Si elle me rappelait ?

 

VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – SEXE – MA MÈRE – DIEU

 

Je viens de rappeler le « Lord John » car j’avais oublié de dire au revoir en partant à Christophe C. ((jeune journaliste homo de Limoges).

 

I said : « I hate women »

Il est gentil.

 

Je devrais devenir homo !

 

Toutes des salopes, sauf ma fille et ma mère, mais elle est morte !

Chère Maman, je t’aime.

Je plaisante, Maman !

 


Je pense assez souvent à Sylvestre.

Et à Jean-Maurice.

 

J’appelle le contact qu’il m’avait donné : le Windsor Pub, à Agen. Ils n’ont pas de nouvelles. De toute façon, ils l’avaient mis dehors.

 

Pour moi : une autre galère, genre Sylvestre.

Pourtant il y a ce livre, qu’il faut absolument que je trouve le temps de lire… !

 Lu 3 phrases seulement !

 

VÉCU – 3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – COLÈRE – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – SOLITUDE

 

Je viens d’appeler Mathilde pour l’insulter, écumant de rage. Elle m’a envoyé chier, ayant les enfants avec elle. « Ouais, salut ! » ai-je conclu.

 


(6h30 du matin)

 

Réveil dans la nuit.

Flip.

Joint  angoisse ?

Musique (radio). Cabrel parle de Rosie qui venait « pour les stars ».

C’est non-stop dans ma tête.

I feel alone.

Tout le monde se plaint de la solitude.

Qui cherche à la rompre ?

Vraiment ?

 

Seule solution pour moi (pour l’instant) le travail ?

 

Prié encore cette nuit.

Prié Maman. Prié Dieu.

Je prie, je prie, en vain ?

 

« C’est dans ta tête. Ça dépend de toi. » me dit-on.

 

Radio : journal.

Un poison dans de la drogue à Marseille ?

C’est fou !

Que ça fait mal !

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

Idée : une chanson (rythme lancinant) + une série de bruits qui racontent une histoire (claquement de portière – début de réception musique à l’autoradio – etc.)

 

14/04/1990

 

 VÉCU – PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – HUMOUR NOIR – FEMMES – AMERTUME

 

 (Train Limoges-Paris)

 

Je rentre, queue basse, à Paris et je lis dans la gare : « Engins rentrant au dépôt. Point à dégager. »

 


Une minette est passé hier soir au Lord John. Je la retrouve sur le quai. Puis dans le même wagon. Mais elle ne fera pas le premier pas.

Bien sûr !

Shit.

Fuck you.

 

 IDÉE DE PHOTOMONTAGE

 

Vu en train.

Réservoirs Butagaz sur pieds.

 

 

Les transformer en boules de Noël…

 

 VÉCU – AMIS – OLIVIA

 

Olivia m’agace.

Elle me reprend sur mon annonce de répondeur (refaite par Vincent en mon absence). Trouve qu’elle fait « mauvais effet » parce que pas assez tonique !

C’est fou ce que les gens sont subjectifs ! Et quand elle allait mal, elle, est-ce que je l’engueulais parce qu’elle n’était pas assez « tonique » ?

 

D’abord, elle n’est pas de moi, cette annonce.

Moi, même flippé, je trouve assez d’énergie en moi pour avoir du peps et de l’humour !

 

AGNÈS 

 

Hier soir, Agnès m’a expliqué la phrase mystérieuse de son texte : « Si Dieu était trop miséricordieux, nous nous pourrions pas le supporter et nous trouverions amer d’aller au ciel si facilement ».  Analyse : exprime le besoin d’un Père Sévère. Satisfait(e) ?

 

 VÉCU – RELIGION CATHOLIQUE – JÉSUS – RÉFLEXION

 

Religion catholique : de la Souffrance.

Jésus. Tu es un mystère pour moi. Je viens peu à peu vers toi. Je crois.

 

PSYCHOLOGIE/PSYCHANALYSE/MON PSYCHISME – MA 1ÈRE PSYCHANALYSE (1980-1987) 

 

J’ai vraiment compris cette nuit ce qui a fait fuir Charlotte : ce que me disait Bernard G. : « que je ne puisse supporter de me croire critiqué dans mon entier (on dit d’un étalon qu’il est « entier ») alors que je ne le suis que partiellement. Oui 

 


Parfois on me dit : « Tu n’es pas assez battant ! », parfois : « Laisse venir. »

 

Faudrait savoir !

 

IDÉE POUR CINÉMA OU ÉCRITURE – FEMMES – RÉFLEXION 

 

Idée : Une femme dit : « Untel n’aime pas mes yeux. Untel n’aime pas ma bouche. Untel n’aime pas mes jambes. Etc. pour toutes les parties d’elle (ni son humour, ni ses raisonnements, etc.)

Conclusion : elle est critiquée globalement mais bout par bout…

 


Je m’intéresse au Sentiment de Castration des Femmes (cf. contact avec Pierre D., psychanalyste).

 

 VÉCU – SANTÉ – POIDS

 

Je reviens du wagon-restaurant (très cher !)

Me suis remis au régime (suite réflexions de Marielle + photos de la projo (que j’ai fait développer aux Nouvelles Galeries de Limoges) + miroir !

 

VÉCU – MUSIQUE – LINDA RONSTADT – PHILIPPE G.

 

J’écoute Linda Ronstadt qui chante « Love me tender». Ça me fait penser au tournage Karaoké avec G.… Au « Néo-japonesque »…

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

 

Étiquette « mutilé » sur un siège.

Collée à l’étiquette une allumette cassée, bout intact. Une main l’allume. L’allumette se redresse et se reconstitue. L’étiquette change : apparition de « non réservé »

 

VÉCU – TRAVAIL – TÉLÉVISION – PHILIPPE G.

 

Travelling autour du trio de jazz. Je dis que je vais « peloter Philippe ».

Pulsions homosexuelles.

Nous tripotons tout le Phallus (la caméra).

 

VÉCU – MA MÈRE – RIRE – MON NEVEU JEAN-MARC – MON FRÈRE RENÉ – ARGENT

 

Ri cette nuit, seul dans chambre hôtel, en repensant à Maman qui imitait Jean-Marc : « Elle habite un chat’ »

Mamma, ti amo tanto !

 


Je repense à René qui a été finalement ma caution.

C’est bien mieux ainsi !

 

ÉCRITURE

 

Au lieu de « Café de la Gare »  « Café de la Rage » !

 

 VÉCU – ÉCRITURE – FEMMES 

 

Il pleut encore !

 


Prié cette nuit pour qu’une femme vienne m’apaiser…

Et moi la baiser !

 

VÉCU – MUSIQUE –  CAT STEVENS –  – FEMMES – NOSTALGIE

 

Cat Stevens : « Mona bone jakon ».

1978. Rue de Tocqueville. N° 140.

Nostalgie.

 

Anne. Colette

 

 VÉCU – MON FRÈRE NINI – MORT

 

Je passe à Choisy.

Je pense à toi.

 

 VÉCU – MAISON – TRAVAUX – ARGENT – PAPERASSES – AMIS – ALINE GAGNAIRE – FEMMES – BRIGITTE – SEXE – MASTURBATION

 

(17h20)

 

Rentré dans le chaos du chantier.

Impossible remettre la main sur le bon de commande de la voiture ! Obligé de demander au garage qu’ils m’envoient un double !

 

Courrier. Plein de chèques, de paperasses.

 

Le fric file à une vitesse démentielle.

 

Terriblement gêné par l’impossibilité d’être à Paris pour gérer mes affaires (impossible d’encaisser les trois briques de Marc, envoyées en recommandé = pas de poste le samedi après-midi !)

 

À l’instant : conversation téléphonique avec Aline. Je suis très véhément contre les femmes. Sous prétexte qu’il y a des salauds, tous les autres trinquent !

 

Brigitte continue son cirque : elle m’invite au théâtre !

Je ne sais pas quelle attitude adopter : lui dire que j’en ai marre, que je ne veux plus la voir ? J’y pense fortement.

 


Coup de fil avec Brigitte où je pousse un vrai « coup de gueule » (pas hors de moi cependant) peut-être le dernier. J’ai refusé de sortir avec elle au théâtre.

 


(23h40 23h50)

 

Long moment au sex-shop le 147.

Au moins celle-là, elles aiment baiser !

Elles ne se font pas prier ! (Elles ne sont pas comme toi, Dieu !) (Ben quoi ! J’ai bien le droit de faire de l’humour… !)

 

15/04/1990

 

 VÉCU – MAISON – TRAVAUX – ARGENT

 

(Dimanche de Pâques)

 

Très mauvaise nuit.

Mauvais rêves (malaise – conflits). Mauvais réveil.

Téléphone muet.

Solitude.

Café dans le salon devant la télé (remis coussins du temps de Colette, qui sont toujours là pour l’instant).

 

Le bordel dans la maison me devient franchement pénible.

(Et qu’est-ce que ça va être quand ils vont attaquer ma chambre !)

 

Soucis d’argent.

De travail.

De femmes.

 

Je me suis demandé tout à l’heure si ce mauvais moment, qui coïncide avec Pâques, n’était pas une préfiguration de ma mort pour, j’espère, ma résurrection… ???

 

Il faut que désormais je dépense moins d’argent.

Moins de sortie.

Moins d’achats inconsidérés.

Moins de taxis ! !

(Surtout quand j’aurai la voiture. Mais attention : ne pas la prendre dans la journée (problème de parking). Prendre à nouveau le métro (avec mon walkman, il n’y paraîtra plus rien !)

 

 VÉCU – 3ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : MATHILDE – FEMMES – DANIELLE D. – BRIGITTE

 

Violente conversation téléphonique avec Mathilde, qui ne m’appelait d’ailleurs que parce qu’elle reçoit des appels anonymes.

 

Je n’arriverai pas à lui arracher qu’elle m’aime et me désire toujours.

 

J’aurais dû, en lui proposant la botte, me douter qu’elle n’accepterait jamais.

Elle est exclusive.

Mais moi – ça été la fin de la conversation :

Moi : « Est-ce que je t’ai demandé des garanties, s’il y avait ou non d’autres hommes dans ta vie, avant de te dire mon désir ? »

Elle : « Eh bien moi, j’en demande, des garanties, c’est comme dans le business… ! »

 

Moi : analysé son rôle castrateur : dans l’année qui a suivi notre rupture, tant que j’étais castré, elle voulait bien de moi.

Maintenant que je ne le suis plus, il n’en est plus question.

 


Mathilde : « Ça ne sert à rien de s’exciter… » (quand je lui dis que je l’écris, elle rectifie : de s’agresser »

 


Lui ai parlé de ses problèmes de vue : problèmes de castration.

 

Le Problème qui a surgi dans ma relation d’après rupture avec Mathilde, c’est le retour de quelque chose de vécu avec Colette : le forcing pour déclencher le dit du désir de la Femme et la déception, même si ce dit est obtenu, qu’il ait été provoqué par moi.

(Vers la fin de la conversation – qu’elle a abrégée car il y avait les enfants – je lui ai (1000 fois dans la conversation et donc une fois de plus) reproché de ne pas me dire ce désir et que je me contenterais, que ça me soulagerait d’avoir le dit même sans l’acte.

Elle a dit : « C’est vrai que ça me manque… »

Puis patatras : j’ai dit que ça ne me suffisait pas. Elle a ri, disant que je voulais toujours plus, que c’était moi le commerçant.

 

Revenu aussi le problème ( cf. Danielle D. ) du désaccord entre hommes et femmes, « On ne dit pas la même chose, on ne voit pas de la même façon. »

Elles vivent bien ce désaccord. Nous (je) essayons de les amener sur nos positions.

Elles sont plus respectueuses (et fermes) : elles ont les leurs et attendent de trouver quelqu’un qui les rejoigne sur ses positions : l’amour – la fidélité.

 


Dit à Brigitte – et ça me revient maintenant – que les femmes voudraient être aimées tout de suite [et que la période probatoire qu’elles font subir aux hommes soit une confirmation de cet amour de l’Homme, au cours de laquelle elles tomberaient elles-mêmes amoureuses] <– ça, je le rajoute aujourd’hui.

 


Mathilde (comme Danielle D., comme toutes les autres) : « Le désir, ça ne se dit pas, ça se vit » (Soyons honnêtes, je crois qu’elle a dit : « Ça se vit aussi. »)

 

 

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