VÉCU – AGNÈS – CINÉMA – AUTRES

Commentaire du 05/10/2015 : ci-dessous les notes déposées (dans cet ordre) dans mon carnet après projection de mes courts métrages à la salle de projection de Claude Lelouch avenue Junot par tous les convives que j’avais invités au restaurant Graziano (Moulin de la Galette) le 06/04/1990 :
– Marielle, mon amie du moment
– Pierre (Clémenti), dont je venais de voir les films (dont « À l’ombre de la canaille bleue ») et que je fréquentais à l’époque, voulant le faire tourner dans mon film « Mélissa » si je l’avais réalisé
– Jean M., co-scénariste avec moi du projet de film « l’Image de Pierre »
– Annie D., comédienne dans mon court métrage « Une seconde jeunesse » (1976)
– Olivia, une amie astrologue
– Stéphane, un jeune graphiste ayant réalisé les dessins du scénario du film « Mélissa »
– Agnès, ma fille…

– Commentaire écrit à 68 ans

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– Note écrite à 43 ans

VÉCU – AGNÈS

Hier soir, Agnès m’a expliqué la phrase mystérieuse de son texte : « Si Dieu était trop miséricordieux, nous nous pourrions pas le supporter et nous trouverions amer d’aller au ciel si facilement ». → Analyse : exprime le besoin d’un Père Sévère. Satisfait(e) ?


Religion catholique : de la Souffrance.
Jésus. Tu es un mystère pour moi. Je viens peu à peu vers toi. Je crois.

– Note écrite à 43 ans

VÉCU – AGNÈS – MALADIE – MORT- DIEU

De tout à l’heure au téléphone avec Agnès à la Claverie : mon lapsus : au lieu du « concert » de Wembley, j’ai dit le « cancer » de Wembley !
Agnès l’a pointé et je l’ai analysé : cancer = vie. Cancer d’amour, cancer de vie, partant de Wembley et se répandant à travers le monde. En tout cas, c’est mon Désir.
Je pense au cancer, la maladie, qui a tué mon frère, qui est peut-être la prolifération de la vie, des cellules, mais qui bloque certains organes dans le corps et crée un dysfonctionnement.
Je me demande alors :
« Et si la Mort était une Erreur de Dieu ? »

– Note écrite à 43 ans

VÉCU – AGNÈS

(23 h 08)
Dîné au « Raymond IV » avec Zyf, Agnès et Éric, avec qui elle sort ! (Je l’avais rencontré devant le lycée Van Gogh quand Agnès y entrait)
Lui : « La mémoire comme moyen de domination sur les autres… »
Oui : trou de mémoire = faute. Les autres qui guettent mes fautes. J’ai droit à un pourcentage d’erreurs. Mais lequel ?
En ce moment, chez moi : réflexion sur l’acte manqué comme erreur.
Mais comme j’analyse mes actes manqués –> erreur = mère de la vérité. C’est ma leçon en cours.


Éric fait tomber son cache objectif. Je lui demande :
– Quel objectif tu caches ?
– 37-75
– Tu ne me dis pas 18-85 ?
– Non
Je voudrais que ma fille soit heureuse.

– Note écrite à 43 ans

VÉCU – AGNÈS – CONFLIT

(20h30)
Encore une engueulade avec Agnès, alors qu’elle m’appelait pour venir ce week-end. « Je ne t’écoute pas » a-t-elle dit. J’ai raccroché
Les Autres n’acceptent pas d’avoir tort. Elle, son point de vue, c’est que c’était à moi de leur dire : « Vous payez votre resto » + elle m’a sorti de je ne sais où que je lui avais dit : « Il faut lui rectifier la tête à celle-là ! » (Ça devait être une vanne : j’étais bien ce soir là) + que Zyf était d’accord (il m’énerve, celui-là, à se mêler de l’éducation de ma fille).
Ma lettre n’a servi à rien. Ma Parole ne porte plus. Le Monde a cessé d’être amical.

– Note écrite à 43 ans

VÉCU – AGNÈS – CONFLIT

(Matin)
Hier soir j’ai appelé Agnès. « Tu ne l’aurais pas fait… » – « Non. Puisque tu as raccroché. » – « Tu m’as dit : « Je ne t’écoute pas » – « Non, puisque tu me criais dessus … »
Ma Vérité ne porte plus.
J’avais besoin de dormir. Je ne suis pas sorti. Me suis endormi le plus tôt possible.
(…)
Agnès ne vient pas ce week-end.
Je pense à sa tranquille certitude de femme, désormais. Cette sereine façon qu’elles ont de rire des hommes et leur dire qu’ils ont tort.
« Il y a des choses fausses dans ta lettre… »
Lesquelles ? J’aimerais bien savoir. Comme si je ne la connaissais pas, ma fille !

– Note écrite à 43 ans

VÉCU – AGNÈS – CONFLIT

Bilan et souvenirs du week-end :

Samedi soir : Agnès me rappelle. Conflit. Je veux qu’elle change d’avis, pas seulement qu’elle s’excuse. Elle ne veut pas (elle ne pouvait pas penser que c’était à eux de payer. Je lui dis que c’est le problème de son passage à l’âge adulte. Elle ne veut pas entendre la vérité).

Je ne sais pas comment s’en sortira. Par un compromis, je crois que c’est la seule solution possible. En tout cas, elle n’avait pas à me traiter de mufle. Je me sens gravement offensé. J’insiste sur le fait que je lui avais fait un chèque en blanc pour ses vacances.

– Note écrite à 43 ans