VÉCU – AGNÈS – MA MÈRE

(16h 05 Café terrasse place Gambetta)
Deux petites filles (trois ans ? quatre ans ?) passent, se tenant par la main (petite jupe bleu clair -T-shirt rose – coupe « au bol » (un peu la Diane du C.E. de l’école Sainte Bernadette) et je pleure…
Pourquoi ? Pourquoi l’innocence, la vulnérabilité de l’enfance me font-elles pleurer ? Parce que toujours se réveille ma vieille culpabilité vis-à-vis d’Agnès et, plus profondément encore, ma propre blessure d’enfance… ?
Mais laquelle ?
Me suis encore engueulé avec ma mère au téléphone tout à l’heure. Tout en elle, toujours, sous-entend la critique venimeuse à l’égard de ses fils (c’était parti de l’obligation qu’aura René de se lever tôt chaque jour, s’il vient travailler dans le 20e) et je lui ai gueulé que je croyais en ma valeur (mais c’est une autre valeur que la marchande…)


Pendant la conversation elle m’a dit :
« Tu m’as trahi ! » ! ! !

– Note écrite à 40 ans

VÉCU – AGNÈS – LORIENT

(14h25 Lorient. Cours de la Bove. Café « Le théâtre », celui où j’ai dit à Jocelyne « J’ai envie de faire l’amour avec toi… » et où elle a disparu dans les toilettes…)

(Je suis assis à peu près dans le coin où nous étions, bien que la décoration du café ait changé, mais l’implantation du lieu reste apparemment la même).
J’ai filmé ce café, à l’extérieur.
Pourquoi est-ce que je fais ces images ?
Je ne sais pas. Peut-être pour Agnès. Pour qu’elle ait une trace du lieu où ses parents ont décidé de s’unir sexuellement, ce qui devait par la suite lui donner naissance…
Par ailleurs, ici, j’attends l’heure de la vedette pour aller à Gavres…

– Note écrite à 40 ans