VÉCU – AGNÈS

Flip. Et puis, en travaillant, c’est passé !
Mais ça me fait penser à Agnès disant : « Je n’y pense plus ! »
Agnès, ma petite enfant !
Quand je pense qu’il a suffi, l’autre jour, que je sois en retard (suite malentendu) et que sa mère se mette en colère et la voilà en larmes !
« Je n’y pense plus, mais je reste fragile… ! »
Malédiction sur moi !
Je suis toujours au bord des larmes.
Et cette blessure déçoit Mathilde et lui pèse !

-Note écrite à 39 ans

VÉCU – AGNÈS

(11h50 café « Père tranquille »)

Bien. Faisons le point.
Hier : samedi matin. Mathilde se réveille de mauvaise humeur. Me fait un procès : elle n’est pas satisfaite de sa vie = ne fait plus rien. Je ne lui propose rien. On ne partage plus.
Elle menace de s’en aller le week-end. Veut m’empêcher de prendre la voiture pour aller chercher Agnès comme prévu (j’essaye de téléphoner pour dire à Marc d’aller la chercher, mais ça ne répond pas. Je suis obligé de me sauver pour y aller, car elle est en colère et veut me retenir.
J’y vais. M’arrange avec Jocelyne pour rendez-vous afin qu’elle récupère Agnès, car j’ai l’intention de passer la nuit à l’hôtel et ne veux pas imposer ça à Agnès.
(…)
Je rapporte voiture et télécommande parking à Mathilde. Je laisse Agnès en bas et monte. Elle gueule parce que je m’en vais et casse deux miroirs. Me dit qu’elle me demande quelque chose que je réponds par départ : égoïsme…
Après-midi avec Agnès (déjeuner dans pizza rue de la Harpe – « Au cœur de la nuit » – Achat dans librairie à côté du ciné : photos d’« Autant en emporte le vent » pour Agnès + bouquin de Michel Chion sur scénario pour moi (acheté aussi aux Puces livres sur Juifs pour Agnès et cartes postales rue des Écoles).
Métro → rendez-vous Porte de la Chapelle. On va dans un bistrot. Y entrent : Marc et le grand-père L. (grand-père d’Agnès côté maternel). Je les invite à boire un verre.
Ils partent.

– Note écrite à 39 ans

VÉCU – AGNÈS – 2ÈME DES 4 FEMMES DE MA VIE : COLETTE

À noter : conversation avec Agnès.
On parlait de ma culpabilité de l’épisode Colette.
– C’était une histoire condamnée d’avance, dis-je.
Agnès : « Quand on aime, on ne sait pas ! »
Quelle lucidité chez cette adolescente de 14 ans !

– Note écrite à 39 ans