VÉCU – AGNÈS

Fin de la neige. Réadaptation à Paris. En fin de compte, ce séjour se révèle bien être ce que j’avais prévu : 8 jours inutiles avec deux emmerdeuses. À peine quelque sensations sur les pentes, quelques lignes lues et quelques-unes écrites ici (+ quelque jours avec Agnès)

– Note écrite à 28 ans

VÉCU – AGNÈS

Agnès aujourd’hui : « C’est pas joli… » Est-ce nous qui lui avons transmis ça ? Je n’arrive pas à m’en souvenir. Plus des jurons… Là non plus, je ne sais pas
Hier et aujourd’hui, elle est allée au jardin public avec sa mère. Hier elle a demandé : « Pas seau, moi ? », car c’était impromptu. Aujourd’hui, Jocelyne lui a pris un seau. Il y a deux ans et demi, elle naissait, aujourd’hui elle fait des pâtés de sable !


J’ai failli partir, il y a quelques jours. Ça été un moment de crise intense. J’ai passé de longs moments à arranger ça, sur le plan matériel. Mais je ne peux pas les laisser. Je ne pense pas que ce soit ce qui m’attend après mon départ qui m’effraye (je sais pourtant que la solitude est la chose dont je m’accommode le moins. Et si je partais, ce serait pour vivre seul, l’histoire ne se répète pas, même la mienne. Chelles et Danièle, c’est une leçon).
C’est une chose terrible que de se rendre compte qu’on a fait dans sa vie des choses qui restent et vont vous suivre jusqu’à… Jusqu’où ?
Cette femme et cette enfant me sont chères, dans tous les sens du terme.

– Note écrite à 28 ans