IDÉE SCÉNARISTIQUE

Concarneau. 10 h du soir. Auberge.
Je note des choses mises de côté depuis quelques jours ( ← Voyage)
1/ Elven. Le cimetière. Haie. Crucifix derrière. Travelling qui le découvre, puis exploration : on pénètre à l’intérieur
2/ Pouliguen :
Amour naissant.
1/ Gars et fille allongés côte à côte (tête aux pieds)
2/ La fille lève la jambe
3/ Le gars lui attrape le pied
4/Têtes du gars et de la fille à l’envers

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 (Renversement de l’univers entier = découverte de l’amour)

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(Intéressant si inclus dans un ensemble. Pas valable tout seul (trop court).

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 22 décembre 2011 :

20 ou 25 plus tard, j’ai réalisé cette idée. L’ai-je mal réalisée ? C’était affreusement décevant.

– Commentaire écrit à 65 ans

VÉCU – IDHEC – 1ÈRE DES 4 FEMMES DE MA VIE : JOCELYNE

« Vous avez dit Einstein (il est fou !) »

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 23/12/2011 : Ceci a été écrit par Jocelyne dans mon carnet, se référant par connivence à une phrase de Jean Mitry, juré lors de l’oral du concours d’entrée à l’IDHEC, qui me félicitait d’avoir prononcé le nom d’Einstein en me disant : « Vous avez dit Einstein, c’est très bien ! » Après quoi j’allais souvent répétant cette phrase, par jubilation et dérision à la fois…

– Commentaire écrit à 65 ans

CINÉMA – RÉFLEXION

Notes pour l’étude sur le cinéma :
Les travellings latéraux (« La vie de château »)
1/ Pourquoi s’identifie-t-on à la caméra ? (sujet immobile → Mouvements de l’appareil) : parce qu’on ne suit pas le sujet qui passe. Par PARESSE (tendance naturelle ?)
Résultat = on ne détaille pas les éléments.
2/Refus de l’identification-spectateur immobile → Il faut pour cela suivre le sujet : EFFORT. Résultat = 1/ On détaille un élément il y a CHOIX. 2/ Discontinuité car : (suivant la durée du plan) lorsque l’élément choisi sort du champ on revient pour choisir un nouvel élément (entre-temps = vide visuel. Absence d’attention (temps très court).

Note écrite à 19 ans

LITTÉRATURE – CITATION – BACHELARD

Bachelard (« Psychanalyse du feu »)
« Balzac a noté dans Gobseck que les « froids intérieurs » des vieilles filles étaient parmi les plus luisants ».
« On n’aime pas autrement les pierres que les femmes… » (Cf.
1/ « Désert rouge » Rochers sur la plage dans la scène de la petite fille 2/ Le voyageur enfermé dans la pierre

(Commentaire : in ma nouvelle inaboutie « Elly autour de la pierre »).

Note écrite à 19 ans

LITTÉRATURE – BACHELARD

« Nous n’avons pas encore pu mettre au point une doctrine d’ensemble, mais il nous semble bien qu’il y a quelque rapport entre la doctrine des quatre éléments physiques et la doctrine des quatre tempéraments. »
« Dis-moi quel est ton fantôme ? Est-ce le gnome, la salamandre, l’ondine ou la sylphide ? » (Bachelard)

Note écrite à 19 ans

IDÉE – CINÉMA – PROJECTION

Idée (à travailler) :
Grand écran mural. Les images défilent en un travelling transversal continu. Les spectateurs s’approchent et suivent en marchant un élément de l’image qu’ils ont choisi.

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Ceci dans petite salle empêchant le recul + vision totale dans une autre salle (de l’autre côté ?)

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Note écrite à 19 ans

Commentaire du 28 décembre 2011 :

À cette époque, j’ai eu ainsi plusieurs idées sur divers systèmes de projection. Aujourd’hui, j’imagine une adaptation de celle-ci : créer un « spectacle-rando » en faisant marcher des visiteurs-spectateurs dans un long couloir (pouvant donc accueillir de nombreux visiteurs), sur un tapis roulant à contresens obligeant à marcher pour rester à peu près au même niveau (et à bon train pour recréer l’effort d’une randonnée) avec, de part et d’autre, en images HD de grande longueur obtenues à partir de plusieurs caméras filmant vers la gauche et de plusieurs autres vers la droite : la moitié gauche et droite d’un paysage qui changerait en cours de route, permettant de faire comme si on parcourait des centaines de kilomètres en une seule « randonnée »... J’aime beaucoup cette nouvelle idée issue d’une idée vieille de 45 ans !

– Commentaire écrit à 65 ans

VÉCU – ÉCRITURE

Impossible de terminer ma nouvelle de science-fiction. Ça fait trois semaines que j’essaye et je n’ai même pas écrit plus de 10 lignes. Impression décourageante d’être incapable de rien faire. Sans raison objective, je pense que, n’ayant pas réussi cela, je ne pourrai rien faire du tout. C’est peut-être pour ça que je m’accroche avec tant d’opiniâtreté. Mais si je fais fausse route ? Si c’est le texte lui-même qui est mauvais. C’est peut-être mieux que je m’aperçoive que je vais faire une erreur et que j’arrête, plutôt que d’écrire une saloperie en étant content de moi.

Note écrite à 19 ans

IDÉES SCÉNARISTIQUES – CINÉMA – PROJET « ALICE »

Hier : idée (Jo et moi) :
1/ Une fille, laide, couverte de boutons, s’assoit devant son miroir. Geste de dépit. Elle arrache une photo de visage de star et la place sous le cadre de la glace. Elle regarde et sourit… (Jo)
2/ À partir de l’importance de l’image dans la vie courante. Cadres de photos d’ancêtres : vides. Les ancêtres sont aux chiottes. À la place : jeunes premiers.
3/ Fille qui photographie un gars au télé et qui vit avec lui. Gars qui la photographie aussi et fait de même. Timides. Ils ne se rencontrent jamais.
4/ Strip-tease d’un tableau représentant une jeune fille. D’abord le cadre qui tombe, puis la vitre, puis les vêtements, etc. (court-métrage d’animation. A faire en s’amusant).
5/ Reprendre l’idée de la petite fille dans le sac à main → « Alice au pays des merveilles » moderne. LONG-MÉTRAGE
Une petite fille, soudain rapetissée, part à la découverte du monde moderne. On la voit dans un sac à main, se regardant dans un grand miroir rond, elle se met du rouge avec un tube long comme son bras. → Monde en évolution constante.
1/ Alice change de dimensions constamment
2/ Les objets aussi.
Suivant les dimensions des décors, les objets changent de dimensions eux aussi.
Exempt : le rouge à lèvres. Elle décide de l’emporter avec elle.

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Fait régner l’ambiguïté : que le spectateur se demande si ce sont les objets qui changent de dimensions ou bien Alice ? ← Il me semble qu’il est plus intéressant que ce soit Alice qui change de dimensions…
Variation par rapport aux autres films du même type : la dimension était fixe → Ici elle change (voir 2 pages plus loin) (suite Alice : la dimension variable : prolongement « philosophique » (pour faire plaisir à Siclier et Labarthe) : la petite fille peut rapetisser pour se procurer des objets, qu’elle convoite et qu’elle ne peut approcher lorsqu’elle a une taille normale. Mais cette diminution de sa taille lui joue des tours, car elle est alors aux prises avec des difficultés inattendues. C’est la séquence :
1/ du rêve
2/ du désir de possession
3/ de la société de consommation (le 2 et le 3 sont liés)
4/ de la difficulté (au sein même du rêve).

 Possibilité :
Une personne adulte désire rapetisser pour parvenir à s’emparer de certains objets. Elle rapetisse en régressant à l’adolescence et à l’enfance, avant de rapetisser de dimensions en réalité (?)

Note écrite à 19 ans

CINÉMA – PROJET « ALICE » -DIMENSIONS

Note pour « Alice » (ou autre film utilisant le mélange de dimensions) :
Montrer le personnage qui a rapetissé. Maintenant redevenu normal, il contemple les traces qu’il a laissées lorsqu’il était miniaturisé (écriture, par exemple) ou bien il refait son itinéraire, en retrouvant ses traces.

Note écrite à 19 ans

VÉCU

Rencontré le « Tonton Charlot ». Il cherche à se marier. Il est allé un jour chez une dame dont il avait entendu dire du bien pour lui demander de se marier. Elle n’a pas voulu, car elle avait des enfants. Intéressant, ces mariages de vieux. Il ne faut qu’une bonne entente, des qualités ménagères. Il s’agit d’échapper à la solitude. Je trouve passionnant ce Tonton Charlot qui ne fait ni plus ni moins qu’aller sonner à une porte inconnue pour ne plus être seul à vivre… Je trouve ça admirable et triste…

Note écrite à 19 ans

VÉCU

Relais « La peau de l’ours ». Exposition de gravures (J*) sur Tristan Corbière. Cadre agréable. Assez bien agencé


Nous sommes allés à Gavres. Nous avons vu « Pépé » et « Mémé », vieillards de 80 ans plus jeunes que nous peut-être, qui sommes des vieux précoces, des morts vivants, des Lazares non ressuscités…

Note écrite à 19 ans

CINÉMA – COURT MÉTRAGE « UNE SECONDE JEUNESSE »

Ce matin (en me lavant), j’ai eu l’idée de modifier le scénario fantastique (vieillards – oiseaux – résurrection) dans le sens d’une simplification et d’une « érotisation » plus poussée :
Remplacer le couple de vieux par un couple de jeunes gens nouvellement mariés (on retombe alors sur la scène de la nuit de noces).
– Les placer dans le milieu d’une noblesse plus ou moins dédorée (inaction – décadence -tares familiales), ce qui conduit à faire du mari un malade mental, carrément. Quant à la femme, il n’y aurait pas de rajeunissement du cadavre, mais simplement apparition du spectre semblable au cadavre.
– On pourrait même aller jusqu’à concevoir que le mariage (qui arrange financièrement les parents du mari, parce qu’ils sont nobles, mais sans argent, et les parents de la fille parce qu’ils sont riches, mais bourgeois), on peut concevoir que ce mariage est une machination du malade qui, paraissant faire le jeu de ses parents, mène l’affaire d’un bout à l’autre. En effet, sa passion serait l’empaillement et la collection des animaux et il ne désirerait avoir une femme que pour la joindre à sa collection… Jouer de l’ambiguïté de la situation d’une part : calcul des parents, d’autre part : machination du jeune homme. Mais il se peut qu’il profite de l’occasion et que l’idée ne lui vienne qu’après son mariage (les apparitions d’animaux ne seraient peut-être pas préparées – jouer sur cette ambiguïté) il découvre après le mariage qu’elle ne peut souffrir les animaux. Il en conçoit du dépit. Il ne l’avait pas su avant car il cachait sa passion et il avait peur d’éloigner la jeune fille. Si bien qu’il se servira des animaux pour la tuer, par haine, parce qu’elle ne les aime pas comme lui. Si elle les avait aimés, peut-être serait-ce différent, peut-être ne la tuerait-il pas. IMPORTANT : cinématographique – intercaler avant qu’elle apprenne sa passion, une scène où elle caresse un animal sans aucune crainte (animal très différent des siens – petit chat ? – Ce n’est qu’après une grande frayeur (apparition) qu’elle aura peur des bêtes.
(Voir les références psychanalytiques – refoulement – obsession)
Serait-il impossible pour préparer le tournage, d’écrire une nouvelle sur ce thème, en ayant présent à l’esprit la transposition au cinéma.

Note écrite à 19 ans

IDÉE SCÉNARISTIQUE

Il est tard. Nuit. J’ai eu une gueule de bois formidable. Normogastryl. Ça va mieux. Je suis allé boire un verre d’eau et pisser un coup. J’ai eu une idée de gag assez pas mal. Je note :
Un personnage frappe à la porte d’un appartement. À l’intérieur : un personnage entend, mais ne répond pas, refusant de se déranger, faisant comme s’il n’y avait personne. Coups répétés. Elle (admettons que c’est une femme) ne bouge pas. Le premier personnage passe un message sous la porte. La femme s’approche alors et prend le papier sur lequel elle lit : « Ouvrez la porte, j’attends derrière… » Avec un geste de dépit, elle ouvre la porte et le personnage entre…

Note écrite à 19 ans

CINÉMA – PROJET « ALICE »

Idée : changement de dimensions → Alice grandit → elle ne peut plus passer dans un trou par lequel elle voulait s’enfuir, car elle est poursuivie (par une araignée, par exemple), mais, en retour → Elle grandit assez pour écraser l’araignée (Ouf… !)

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 26 décembre 2011 :

La question que je me pose en relisant cette note, c’est : avais-je déjà vu alors « L’homme qui rétrécit » de Jack Arnold ? Mais je ne me souviens plus…

– Commentaire écrit à 65 ans

ÉCRITURE

Reprendre la nouvelle du facteur qui ouvre la lettre sans adresse. Il trouve un message adressé « À L’INTENTION DE L’ EMPLOYÉ DES POSTES ». C’est un souhait de bonne et heureuse année. Après avoir reçu la carte, il avait invité un miséreux et lui avait offert à manger pour la nuit du Nouvel an, quoique n’étant pas bien riche. Cette année-là, il devient riche. Le Nouvel an suivant : même carte. Il est content. Tout à sa joie et à sa richesse (présente et à venir), il en oublie la charité → Il en sera puni. Le miséreux le regarde passer. Il meurt dans l’année.
Mise en forme :
Le premier épisode (ouverture de l’enveloppe) est raconté par le facteur à sa femme alors qu’il rentre du travail. Le festin se prépare. C’est là que le miséreux se présente et est accueilli par le facteur, tout heureux qu’une chaleur humaine s’établisse. (Référence : le Juif errant). Lorsque le miséreux se présente, l’année suivante, c’est par un maître d’hôtel qu’il est reçu et mis à la porte… Dans l’ombre d’une porte cochère, il regardera passer l’ancien facteur devenu industriel, dans sa calèche, qui va dans un cabaret finir le réveillon…

Note écrite à 19 ans

IDÉE – SPECTACLE

Idée (en relisant les notes sur un possible spectacle sur l’Information) : pourquoi ne pas faire un spectacle qui serait une combinaison des figures préparées à l’avance (par exemple : plusieurs morceaux de musique sur chacun desquels une chorégraphie serait préparée), mais ces morceaux pourraient passer dans n’importe quel ordre. Pour chaque morceau, il y aurait un groupe de danseurs chargés de l’interpréter.

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Chaque soir, l’ordre de passage et la durée serait changés. Mais comment ? → IDÉE : Il y aurait une sorte de pupitre de commande permettant de choisir tel ou tel morceau, puis de passer à un autre, avant même qu’il soit terminé, si on le désire. Lorsqu’on entendrait un des morceaux, les danseurs du groupe correspondant danseraient sur cette partie de la musique, les autres attendant leur tour. Les danseurs ne sauraient donc pas quand ils seraient obligés de danser. En entendant leur morceau, ils se mettraient à danser. Il y aurait donc possibilité de faire danser le groupe 1 pendant 10 secondes, le 2 pendant 30, le 3 pendant 5, puis de revenir au 2 pendant 5 minutes, etc. Et la direction du pupitre serait confiée à un des spectateurs désigné par un tirage de loterie.

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 26 décembre 2011 :

Je vois dans cette note l’émergence de cette mythologie du « spectateur actif (voire acteur) intervenant dans le spectacle » qui devait se développer par la suite, notamment pendant les années 70. Aucun intérêt. Absolument antinomique du « spectacle ». A proscrire.

– Commentaire écrit à 65 ans

IDÉE SCÉNARISTIQUE

Idée (en relisant la séquence de « Scarface » qui repasse…) Au lieu de mettre de vrais gangsters, mettons-en des faux, des voyous tout jeunes, tout innocents…

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 27 décembre 2011 :

Encore une prémonition ! C’est exactement ce qui s’est passé (je veux dire en dehors du cinéma, dans la société) pour le « Scarface » de Brian de Palma, avec Al Pacino, film faisant l’objet d’un véritable culte de la part d’une masse énorme de jeunes voyous, « innocents » parce que crétins, dans leur cupidité meurtrière et mégalomane… !

– Commentaire écrit à 65 ans

 

IDÉE SCÉNARISTIQUE

1)  Un tableau accroché à un mur, avec un cadre : il représente une jolie fille. Un camion passe. Tout se met à vibrer. Le cadre tombe et, en même temps : la robe de la fille…

1)  Un camion passe. Le tableau tombe tout entier. En cognant le sol, la robe tombe.

2) Un camion passe. Le cadre tombe… Une voiture : la robe… Un autobus : la combinaison… Etc.…

3) Camion passe → Le tableau tombe et reste debout sur le sol contre le mur + autres objets autour du tableau. Voiture : c’est la robe qui tombe, etc.
Il peut y avoir en bas des « spectateurs » (jouets, par exemple)… (Sûrement quelque chose comme ça dans Pierre Etaix)

Note écrite à 19 ans

VÉCU – ÉCRITURE

– Vous la coiffez ?
– Si la sémantique ne venait pas s’en mêler, je dirais oui.

Note écrite à 19 ans

Commentaire du 29 décembre 2011 :

Ce dialogue imaginaire faisait suite à la question (réelle) que m’avait posée mon ancien professeur de lettres du Lycée Paul Langevin, à Suresnes, en 1962, que j’étais retourné voir, car je l’estimais, et avec qui je m’étais entretenu de mes relations amoureuses difficiles avec Jocelyne.

– Commentaire écrit à 65 ans

IDÉE SCÉNARISTIQUE

Idée (intérieur d’une séquence) :
Personnages :
Un vendeur
Un touriste
Lieu :
Une librairie
Situation :
Le vendeur discute. Il est énervé. Il en a marre. Le touriste entre :
– Vous avez un guide de la ville ?
– Écoutez, dans cette ville, il n’y a rien à voir. Je vous donne un conseil : quittez-la au plus vite…!
(Possible soit comique soit tragique) (tragique = Hitchcock) deux points de vue : vendeur → Comique – Touriste → Tragique (western – vampires) Si on sait ce qu’il y a avant → Comique. Si on ne sait pas → Tragique (suspense)

Note écrite à 19 ans

IDÉE SCÉNARISTIQUE

Idée : phénomène de foire = un type qui un sens extraordinaire du poids des choses. Il soupèse et marque un poids sur un cadran, comme une machine. La personne qui a essayé monte ensuite sur une vraie bascule → C’est le même poids et c’est le poids réel de l’essayeur…
Certains trichent (ils viennent avec une charge en supplément). Il les démasque (en disant leur poids réel).

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La triche démasquée. L’homme redevient homme = un type arrive, se fait peser par le phénomène → Tant de kilos. Puis il monte sur la bascule → Il pèse plus… Erreur ? Le phénomène se débarrasse de son attirail, arrive sur le gars, écarte sa veste : il avait ajouté des poids sur lui. Bien qu’il ait des poids sur lui, lorsqu’il passe sur le phénomène, celui ci donne le poids RÉEL. Il casse la gueule au tricheur, avec rage. Puis il reprend son boulot.
CORRECTIF :
Il ne « pèse » pas les gens. Il donne leur poids en les regardant, en les tâtant, puis il va indiquer un chiffre sur le cadran

Note écrite à 19 ans

VÉCU – CINÉMA

Aujourd’hui pas d’idée. Assisté à la troisième journée de tournage du film de G. et D. Un plan excellent : un échange de cigarettes et de feu. Mais ennuis de pellicule → Ils ont été obligés de recommencer. Sûrement moins bon la deuxième fois. D’autre part, Jocelyne est allée travailler le ballet pour le gars de Quiberon. Elle se bagarre dur. C’est bien. Je suis content. Excellente idée : elle voudrait faire un ballet moderne sur les Romans de la Table Ronde. J’entrevois des tas de possibilités très intéressantes, exaltantes. Pour le ballet nous retardons notre départ de cinq ou six jours.


Renoué avec Y.


Revu aujourd’hui L G*. Rien de spécial.


Envie de noter quelque chose mais : rien à dire.

Note écrite à 19 ans

IDÉE SCÉNARISTIQUE

Inclure in séquence (comique ou tout du moins farfelue) : réalisation (au sens propre) de métaphores (exemple :  » Je ronge mon frein  »  » Exécuter une ordonnance « )

Type assis, frein à main en main. Un autre arrive :

– Qu’est ce que tu fais ?

– Je ronge mon frein… Et il le ronge. (Il attend quelque chose)

Placer les objets réalisants dans les mains de personnes ou à leur portée soudainement, sans autre explication ni justification, simplement pour la métaphore. Nécessité du langage.

– Note écrite à 19 ans.

IDÉE SCÉNARISTIQUE

Inclure in séquence ( comique ou tout du moins farfelue ) : réalisation ( au sens propre ) de métaphores ( exemple :  » Je ronge mon frein  »  » Exécuter une ordonnance  » )
–> type assis, frein à main en main. Un autre arrive :
– Qu’est ce que tu fais ?
– Je ronge mon frein… Et il le ronge. ( Il attend quelque chose )
Placer les objets réalisants dans les mains de personnes ou à leur portée soudainement, sans autre explication ni justification, simplement pour la métaphore. Nécessité du langage.

Note écrite à 19 ans

IDÉE SCÉNARISTIQUE

Inclure in séquence ( comique ou tout du moins farfelue ) : réalisation ( au sens propre ) de métaphores ( exemple :  » Je ronge mon frein  »  » Exécuter une ordonnance  » )
–> type assis, frein à main en main. Un autre arrive :
– Qu’est ce que tu fais ?
– Je ronge mon frein… Et il le ronge. ( Il attend quelque chose )
Placer les objets réalisants dans les mains de personnes ou à leur portée soudainement, sans autre explication ni justification, simplement pour la métaphore. Nécessité du langage.

Note écrite à 19 ans

CINÉMA – PROJET « ALICE »

Balancement des situations  » extraordinaires  » (rouge à lèvres araignée) aux situations ordinaires (un objet minuscule a une fonction habituelle à la taille normale :
fil → corde.
Brins d’herbe → balai)
et dans un monde aux dimensions nouvelles : attitudes habituelles car la petite fille n’a pas conscience d’avoir changé de monde…
Il faut qu’elle rencontre des êtres → suivant la taille qu’elle a → rencontre avec tel ou tel animal

1966.08.19
– Note écrite à 19 ans.

VÉCU – CINÉMA

Hier : tournage (dernier jour) film de G. Scène d’accident : un gars renversé par une voiture. Je conduisais. Premier essai : rien (trop vite → peur). Deuxième choc. Je l’ai senti très fort. Le gars roule en gémissant. Je me précipite. Tout le monde a cru que c’était sérieux. La caméra a été arrêtée. Finalement ce n’était rien. Ce qu’il y a de formidable au cinéma, c’est que la vérité surgit à n’importe quel moment. On ne savait pas très bien si on jouait ou si « c’était vrai »… ← très intéressant comme expérience à faire. Cela m’a marqué et je suis sûr que ça me servira. Les êtres se trouvent amenés à participer en entier

– Note écrite à 19 ans.

VÉCU – VACANCES

Finies, mes « vacances » hors de Paris. Autant dire que je n’en ai pas prises. Mais je m’en fous. À quoi me sert de voir la mer sans pouvoir la sillonner ou m’y plonger vraiment ? J’aime mieux me passer carrément de vacances, rester à Paris où, au moins, je pourrais aller au cinéma, plutôt que de jouer les vacanciers sans moyens. J’aime mieux attendre. Un jour ou l’autre, j’aurai les vacances dont je rêve et peut-être sera-ce plus que des vacances… (un film… ?) Les vacances et tout ce qui les entoure seront intégrés à un ensemble qui les dépassera (j’utiliserai le bleu, le ciel, la vitesse, le vent, le blanc, le soleil, les bateaux, les avions, le rouge, les voitures, mais sans m’y arrêter. Purs moyens.)

– Note écrite à 19 ans.

SOCIÉTÉ – LABORIT

Émission télé Laborit :

Avant : société fondée sur le travail manuel → prédominance de l’homme ( ← supériorité musculaire # faiblesse musculaire de la femme) → domination de la femme par l’homme.

Maintenant : société automatisée → travail intellectuel → libération et promotion de la femme (← égalité intellectuelle).

– Note écrite à 19 ans.

CINÉMA – COURT MÉTRAGE « UNE SECONDE JEUNESSE »

(Scénario fantastique nouvelle manière) Bourgeoise riche avec noble fauché. Un jeune couple. Lui collectionne les animaux (notamment empaillés) → elle en conçoit une vive frayeur des animaux. Le couple, vieux. Un soir, le vieux découvre une chauve souris. Il l’enferme dans une pièce.  » Avant le lever du soleil « , le lendemain matin, la femme y pénètre. Elle est épouvantée. Elle meurt. On l’enterre. Le soir des funérailles, pris de remords, le vieux déterre le cercueil et le ramène au château où il la garde au milieu des animaux empaillés. Lorsque la nuit tombe, la chauve souris réapparaît, accompagnée d’une autre. Elles attaquent le vieil homme. Celui ci s’aperçoit qu’il a affaire à deux vampires. Il en détruit un mais l’autre s’enfuit, s’envolant dans la nuit. La nuit suivante, il se poste et surveille le cercueil. Sa femme en sort, rajeunie jusqu’à l’âge de leur mariage. Elle se transforme en chauve souris et s’envole par la fenêtre. Lorsque le jour revient, le vieil homme sait que le vampire doit être dans son cercueil. Muni d’un pieu, il s’apprête à l’enfoncer dans le cœur du cadavre mais il y renonce. Il laisse retomber le couvercle. Il attend. Lorsque vient la nuit, le couvercle se soulève, la jeune femme vampire sort. Un peu plus tard, dans la nuit, deux chauve souris s’envolent côte à côte.

– Note écrite à 19 ans

IDÉE – TECHNIQUE

On peut couper une bande magnétique :
on peut isoler certains mots d’un discours enregistré et les grouper
→ alliance de mots
→ signification nouvelle.
Couper ainsi le son et les images correspondantes.

1966.08.30
Mots ou groupes de mots montés pour signifier quelque chose, on prend des mots ça et là dans un discours et on les monte l’un après l’autre pour obtenir une phrase.
Exemple :  » Le vase était apporté par Jacques, qui ne voulait pas arriver les mains vides…  »
→ on monte →  » Le vase était vide  » + images correspondantes à chaque mot où groupe de mots montés dans le même ordre que les mots ou groupes de mots.
Résultat ?
(Possible et peut être meilleur avec des sons ou groupes de sons)

– Note écrite à 19 ans